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  • Send page by email | criminologie.com
    m aide à prévenir les soumissions de robots Spam What code is in the image Enter the characters shown in the image Thèmes agression sexuelle analyse longitudinale carrière criminelle chiffre noir contrôle de la police contrôle social crimes contre l humanité crimes de guerre criminalité organisée criminalité transnationale droit droit international délinquance juvénile détention exécution des peines famille France immigration justice marchés police politique prison prévention surveillance sécurité technologie terrorisme

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  • Terrorisme | criminologie.com
    cruciaux son évolution dans le temps À ce chapitre quelques aspects importants sont à noter Premièrement en termes du nombre d attaques c est la décennie 1980 qui est la plus prolifique entre 1950 et 2010 Au Canada c est par un facteur de 5 à 10 fois plus pour chaque année Ce phénomène est le même dans tous les pays occidentaux Deuxièmement il semble par contre qu en moyenne les attaques aient été plus meurtrières depuis les années 1990 Alors que les terroristes des années 1980 posaient des bombes souvent à portée symbolique à l occasion téléphonant à l avance pour faire évacuer les lieux ou encore procédaient à des détournements d avion ou à des attaques à l arme légère une série d attentats très meurtriers a débuté à la mi 1990 C est le nouveau terrorisme que certains auteurs ont cru identifier plus spectaculaire moins scrupuleux et plus souvent couronné de succès car souvent commis par des individus prêts à se sacrifier pour la cause Types de terrorisme La littérature fait souvent état de types de terrorisme mais les typologies peuvent être organisées sous différents critères Il est possible de distinguer entre terroristes selon la nature de leur but certains ont des objectifs très spécifiques comme la protection des animaux alors que d autres désirent réformer l ensemble de la structure politique et économique d une société D autres encore visent la sécession politique d un territoire associé à un groupe nationale On peut également distinguer les terroristes selon leur forme d organisation des individus aux groupes établis et centralisés en passant par les structures cellulaires et les réseaux décentralisés On peut choisir de différencier les niveaux de violence utilisés selon qu il s agisse de destruction de propriété d attentats dirigés ou de meurtres de masse Il est également possible de faire une typologie des méthodes utilisées qui tendent à une certaine uniformité pour un groupe donné l utilisation de bombes traditionnelles laissées sur place ou envoyées l utilisation de bombes livrées par des agents sacrifiés terrorisme suicide d armes légères de produits toxiques et d armes à dispersion large chimique ou bactériologique etc Enfin certains auteurs Leman Langlois et Brodeur 2010 ont également proposé une typologie matricielle fondée sur la chronologie de la justification explicite proposée par les terroristes pour leurs actions et sur l ampleur du changement qu ils désirent provoquer Succès et échecs Il est souvent question des résultats du terrorisme pour plusieurs raisons Premièrement d un point de vue rationnel il semble fondamental que le terrorisme fonctionne de temps à autre sinon son l adoption serait une stratégie perdante avec aucun exemple de succès auquel s accrocher D une manière ou d une autre si le terroriste décide d avoir recours à la violence pour entraîner un processus politique il doit avoir de bonnes raisons de croire que ses efforts porteront fruit Deuxièmement du point de vue de la sécurité du public et des États la probabilité que des terroristes réussissent à

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  • risque | criminologie.com
    Naturellement les propos tenus dans cet article n expriment que l opinion de l auteur Références Monnet B P Very et O Hassid 2010 Panorama 2008 2009 des crimes commis contre les entreprises Sécurité Stratégie n 3 pp 6 13 Hassid O et A Masraff 2010 La sécurité en entreprise prévenir et gérer les risques Paris Maxima ASIS International CSO Roundtable 2010 Enterprise Security Risk Management how great risks led to great deeds a benchmarking survey and white paper The CSO Roundtable of ASIS International Gill Martin 2007 Demonstrating the value of security Perpetuity Research and consultancy international PRCI Briggs Rachel et Charlie Edwards 2006 The Business of resilience London Demos Ministère de l Intérieur 2009 Délégation à la prospective et à la sécurité Dépenses de sécurité des entreprises charges ou investissements France Ericson Richard et Kevin Haggerty 1997 Policing the Risk Society Oxford Clarendon Press Laïdi Ali 2010 Les Etats en guerre économique Paris Seuil Mots clés sécurité privée Mots clés risque Mots clés entreprises Mots clés crimes économiques Mots clés fraude Mots clés gestion de crise Version imprimable Send by email Terrorisme Publié par BD SLL Auteur Leman Langlois Stéphane Définition Bien que le terme soit galvaudé il est tout de même possible de donner une définition du terrorisme qui bien qu elle ne soit pas utilisée exactement comme telle par tous les chercheurs ressemble suffisamment aux multiples définitions courantes pour être généralisée Il s agit d une définition restrictive qui porte sur les stratégies et les actes des terroristes et non sur l identité ou la personnalité des individus sur la nature de leurs revendications ou sur les lois applicables qui seront des aspects éternellement litigieux Elle comprend 4 éléments essentiels 1 Violence ou menace de violence Accepter comme terrorisme un acte purement intellectuel ou symbolique réduit notre capacité d analyser le terrorisme en diluant la définition outre mesure Une forme d action physique ou du moins une menace crédible d une telle action doit exister Bien sûr le seuil de gravité de cette violence reste subjectif 2 Présence d un motif politique Pour qu un acte soit un acte terroriste il faut absolument que son auteur l ait commis principalement pour déclencher favoriser empêcher ou punir une conduite institutionnelle gouvernementale communautaire ou industrielle Ceci exclut la vengeance individuelle l extorsion les attaques racistes toute la criminalité axée vers la production de profits matériels ou financiers et tout acte de violence commis pour assurer la continuité de ces activités 3 Asymétrie L acteur terroriste se trouve dans une position d extrême déséquilibre de pouvoir face à ses cibles principales Bien que des États sponsorisent plusieurs individus et groupes s adonnant à des activités terroristes le contexte de l action de chacun de ces groupes reste caractérisé par une asymétrie de pouvoir a Premier corollaire l expression terrorisme d État qui identifie un phénomène de première importance renvoie donc à une forme d activité ou un phénomène de nature différente du terrorisme proprement dit Il s agit généralement d oppression et de répression politique commise par des agents de l État pour le compte de l État et avec sa permission explicite ou tacite de le faire du point de vue de l agent cette permission n est généralement pas du domaine public On le voit cette catégorie a historiquement fait plusieurs milliers de fois plus de victimes que le terrorisme ordinaire Sa logique de fonctionnement est toutefois complètement différente b Second corollaire la notion d asymétrie exclue également les activités de groupes de guérilla ou insurgés Bien que leur puissance soit moindre que celle de l État dans lequel ils sévissent elle reste à peu près comparable surtout dans les territoires qu ils arrivent à contrôler Il n est pas rare que ces groupes commettent des actes de terrorisme mais il faut éviter d assimiler toutes leurs activités à du terrorisme 4 A pour cible immédiate des civils non engagés dans un combat armé Bien qu on identifie souvent des troupes irrégulières lancées dans une attaque suicide ou clandestine contre des forces armées militaires ou policières comme terroristes il s agit d une mauvaise utilisation du terme Le terrorisme a pour cible immédiate ou directe les victimes de violence et indirecte l auditoire qu on veut impressionner la population civile dans son ensemble ou du moins des sous groupes non individualisés a Premier corollaire tout acte de terrorisme a pour but entre autres la communication Il peut s agir de la communication d un message particulier il est mal de tester des produits sur des animaux d un programme politique le maoïsme est une organisation politique idéale de supériorité morale etc L acte terroriste vise surtout un auditoire et beaucoup moins ses victimes immédiates même dans le cas d actes particulièrement destructeurs comme celui du 9 11 b Second corollaire en général les assassinats politiques ne sont pas des actes terroristes à moins qu ils ne fassent partie d une campagne de violence politique Ces 4 éléments de définition restreignent un tant soi peu le champ du terrorisme mais restent très flous Au delà le chercheur doit se pencher sur un phénomène plus précis que le terrorisme en général et définir plus spécifiquement le groupe l époque le lieu et les activités qui l intéressent Ceci n est pas particulièrement déstabilisant pour le criminologue qui sait pertinemment que cette même difficulté de définition existe pour le mot crime ce qui ne l empêche pas de faire des recherche sur les homicides conjugaux ou le vol de voitures organisé Enfin un dernier aspect est à souligner malgré le fait qu il ne soit probablement pas souhaitable de l inclure dans les éléments de définition ci dessus parce qu il fait partie davantage du contexte que des actes à définir Il s agit du contexte socio politique dans lequel le terrorisme se déploie Nos conceptions ainsi que nos définitions du terrorisme pas seulement celle fournie ci dessus sont fortement influencées par le contexte dans lequel nous les avons formés

    Original URL path: http://criminologie.com/categorie/articles-mots-cl%C3%A9s/risque (2016-04-25)
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  • mégacrime | criminologie.com
    le replacer dans une chronologie historique afin de saisir un de ces aspects cruciaux son évolution dans le temps À ce chapitre quelques aspects importants sont à noter Premièrement en termes du nombre d attaques c est la décennie 1980 qui est la plus prolifique entre 1950 et 2010 Au Canada c est par un facteur de 5 à 10 fois plus pour chaque année Ce phénomène est le même dans tous les pays occidentaux Deuxièmement il semble par contre qu en moyenne les attaques aient été plus meurtrières depuis les années 1990 Alors que les terroristes des années 1980 posaient des bombes souvent à portée symbolique à l occasion téléphonant à l avance pour faire évacuer les lieux ou encore procédaient à des détournements d avion ou à des attaques à l arme légère une série d attentats très meurtriers a débuté à la mi 1990 C est le nouveau terrorisme que certains auteurs ont cru identifier plus spectaculaire moins scrupuleux et plus souvent couronné de succès car souvent commis par des individus prêts à se sacrifier pour la cause Types de terrorisme La littérature fait souvent état de types de terrorisme mais les typologies peuvent être organisées sous différents critères Il est possible de distinguer entre terroristes selon la nature de leur but certains ont des objectifs très spécifiques comme la protection des animaux alors que d autres désirent réformer l ensemble de la structure politique et économique d une société D autres encore visent la sécession politique d un territoire associé à un groupe nationale On peut également distinguer les terroristes selon leur forme d organisation des individus aux groupes établis et centralisés en passant par les structures cellulaires et les réseaux décentralisés On peut choisir de différencier les niveaux de violence utilisés selon qu il s agisse de destruction de propriété d attentats dirigés ou de meurtres de masse Il est également possible de faire une typologie des méthodes utilisées qui tendent à une certaine uniformité pour un groupe donné l utilisation de bombes traditionnelles laissées sur place ou envoyées l utilisation de bombes livrées par des agents sacrifiés terrorisme suicide d armes légères de produits toxiques et d armes à dispersion large chimique ou bactériologique etc Enfin certains auteurs Leman Langlois et Brodeur 2010 ont également proposé une typologie matricielle fondée sur la chronologie de la justification explicite proposée par les terroristes pour leurs actions et sur l ampleur du changement qu ils désirent provoquer Succès et échecs Il est souvent question des résultats du terrorisme pour plusieurs raisons Premièrement d un point de vue rationnel il semble fondamental que le terrorisme fonctionne de temps à autre sinon son l adoption serait une stratégie perdante avec aucun exemple de succès auquel s accrocher D une manière ou d une autre si le terroriste décide d avoir recours à la violence pour entraîner un processus politique il doit avoir de bonnes raisons de croire que ses efforts porteront fruit Deuxièmement du point de vue de la

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  • Send page by email | criminologie.com
    m aide à prévenir les soumissions de robots Spam What code is in the image Enter the characters shown in the image Thèmes agression sexuelle analyse longitudinale carrière criminelle chiffre noir contrôle de la police contrôle social crimes contre l humanité crimes de guerre criminalité organisée criminalité transnationale droit droit international délinquance juvénile détention exécution des peines famille France immigration justice marchés police politique prison prévention surveillance sécurité technologie terrorisme

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  • Pénologie | criminologie.com
    peines dans leur historicité sociale pour mieux comprendre les formes qu elles revêtent et les usages qui en sont faits Cette pénologie voit dans la pénalité un phénomène qu il serait inadéquat d interpréter à l aune de sa seule dimension philosophico juridique Sans nécessairement nier le fait que le droit criminel bénéficie d une certaine autonomie sélective et d une spécificité qui lui serait propre elle recadre les peines dans les mouvements et transformations économiques sociales et culturelles qui touchent leur environnement Autrement dit sa prémisse est que lorsque les modes d exercice du pouvoir le rapport à la norme les modes de légitimation du savoir ou encore les points de vue sur l individu changent dans l environnement du droit criminel ces modifications peuvent également se refléter sur la pénalité comprise ici comme l activité des différentes institutions pénales de la police aux établissements pénitentiaires Compte tenu de la variété de ses champs d étude cette pénologie sera davantage référencée Une première lignée de recherche montre comment la stratification sociale est re produite par le travail pénal l homme jeune d origine ethnique marginalisée et issu des couches socio économiquement défavorisées constitue le client type pour la prison Aubusson de Cavarlay Godefroy 1985 Steffensmeier Ulmet et Kramer 1998 une femme elle est plutôt orientée vers la psychiatrie et l aide Lloyd 1995 Suite à ces constats ce sont les processus sociaux de sélection de la clientèle pénale et d attribution des peines qui sont interrogés les prémisses cognitives les activités interprétatives les logiques organisationnelles des différentes agences impliquées dans la peine Garfinkel 1949 Hogarth 1971 Hutton 2006 D autres recherches ont montré que des enjeux économiques éclairent aussi le choix des peines la peine de prison ou de mort régresse quand le pays a besoin d une importante force de travail la population pénitentiaire augmente en période de récession les conditions de vie en pénitencier sont moins favorables que celles des pauvres dans la vie civile Rusche et Kirchheimer 1939 Sellin 1976 Box et Hale 1982 Christie 1993 Melossi 1998 Vanneste 2001 Ce dernier type d analyse selon laquelle la valeur humaine croît en même temps que son utilité s est trouvée fragilisée face à la généralisation progressive de la peine de prison À cet égard l institution carcérale a aussi été considérée comme un mur derrière lequel sont cloîtrées souffrance et violence de façon à les cacher à notre sensibilité croissante Elias 1973 1939 Mais la pénologie socio contextuelle met aussi l accent sur la façon dont les peines sont touchées par des changements liés aux modes d énonciation de la norme et aux modèles de contrôle social qui leur seraient corrélatifs À notre époque marquée par la modernité tardive la norme et ses objectifs apparaissent moins clairs les modalités de contrôle social ont elles mêmes profondément changé L origine de l autorité n est plus aussi visible et d autres dispositifs font du pouvoir contemporain un pouvoir plus ubiquitaire multiple et imprévisible que jamais Foucault 2004 De Munck 1997 Lianos 2003 Les attentes dans un tel mode de contrôle ne porteraient plus ou plus seulement sur des fautes à reconnaître des écarts de comportements à combler ou des sanctions normalisatrices à imposer L individu ne serait plus seulement sommé de se conformer il doit à tout instant se réinventer Dans cette logique la responsabilité du risque qu il court ou qu il fait courir ne revient qu à lui seul l on s attend à ce qu il participe activement à l exécution de sa propre peine ce qui instaure une nouvelle forme de contrainte Kaminski 2006 Enfin plusieurs auteurs mentionnent que les évaluations de l action publique porteraient maintenant davantage sur l effectivité des procédures que sur les résultats que ces dernières peuvent produire Certains évoquent aussi une nouvelle pénologie centrée sur l identification actuarielle et la gestion sécuritaire des groupes à risque de délinquance dans laquelle les individualités sont ignorées Feeley Simon 1992 Si l usage abondant de la notion de risque pourrait candidement laisser croire à la fin des idéologies au profit d un simple pragmatisme neutre et rationnel la montée des nouvelles technologies caméras de surveillance puces et bracelets électroniques tests ADN pourrait aussi donner lieu à de nouvelles configurations morales l apparence de simples agencements techniques Finalement ces nouvelles tendances de la pénalité renverraient d abord à une logique de protection sécuritaire de la stratification sociale contemporaine Garland 2001 Mary 2001 Une post pénologie éclairer indirectement les formes et usages mais aussi les limites les apories des réponses pénales en explorant l ailleurs des situations problèmes et de leur gestion Enfin une dernière définition de la pénologie renvoie peut être à une lecture post pénologique non pas au sens où la pénologie aurait vécu mais plutôt au sens où des lignes de force émergeantes seraient désormais difficiles à inscrire dans sa stricte filiation En effet bien que les questions traitées par les pénologies présentées jusqu ici soient distinctes elles se centrent toutes sur la peine et la pénalité Si la pénologie a été définie comme la science de la des peine s la post pénologie va plus loin puisque plutôt que s attarder à un environnement qui serait à même d éclairer les mesures et peines et leurs variantes infra pénales elle s intéresse à d autres manières de poser le problème de la déviance et de sa résolution Pensons notamment ici à tout ce qu on pourrait regrouper sous le vocable zémiologie Hillyard et al 2004 Les auteurs liés à ce courant zémiologique nous invitent à identifier les limites et conséquences des pénologies exposées supra elles focalisent l attention du public sur le système pénal et ce faisant légitiment le régime de vérité étatique elles proposent des réformes ou des altérations du système pénal ce qui revient finalement à le conforter en conséquence ces discours et analyses risquent de perpétuer la croyance que la criminalisation des situations problèmes et la punition étatique sont nécessaires Par ailleurs ces pénologies négligeraient trop

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  • Vanhamme, Françoise | criminologie.com
    2010 10 12 10 31 Thèmes agression sexuelle analyse longitudinale carrière criminelle chiffre noir contrôle de la police contrôle social crimes contre l humanité crimes de guerre criminalité organisée criminalité transnationale droit droit international délinquance juvénile détention exécution des peines famille France immigration justice marchés police politique prison prévention surveillance sécurité technologie terrorisme violence État more tags Sous la direction de Benoît Dupont et Stéphane Leman Langlois Chaire de recherche

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  • pénologie | criminologie.com
    pénales de la police aux établissements pénitentiaires Compte tenu de la variété de ses champs d étude cette pénologie sera davantage référencée Une première lignée de recherche montre comment la stratification sociale est re produite par le travail pénal l homme jeune d origine ethnique marginalisée et issu des couches socio économiquement défavorisées constitue le client type pour la prison Aubusson de Cavarlay Godefroy 1985 Steffensmeier Ulmet et Kramer 1998 une femme elle est plutôt orientée vers la psychiatrie et l aide Lloyd 1995 Suite à ces constats ce sont les processus sociaux de sélection de la clientèle pénale et d attribution des peines qui sont interrogés les prémisses cognitives les activités interprétatives les logiques organisationnelles des différentes agences impliquées dans la peine Garfinkel 1949 Hogarth 1971 Hutton 2006 D autres recherches ont montré que des enjeux économiques éclairent aussi le choix des peines la peine de prison ou de mort régresse quand le pays a besoin d une importante force de travail la population pénitentiaire augmente en période de récession les conditions de vie en pénitencier sont moins favorables que celles des pauvres dans la vie civile Rusche et Kirchheimer 1939 Sellin 1976 Box et Hale 1982 Christie 1993 Melossi 1998 Vanneste 2001 Ce dernier type d analyse selon laquelle la valeur humaine croît en même temps que son utilité s est trouvée fragilisée face à la généralisation progressive de la peine de prison À cet égard l institution carcérale a aussi été considérée comme un mur derrière lequel sont cloîtrées souffrance et violence de façon à les cacher à notre sensibilité croissante Elias 1973 1939 Mais la pénologie socio contextuelle met aussi l accent sur la façon dont les peines sont touchées par des changements liés aux modes d énonciation de la norme et aux modèles de contrôle social qui leur seraient corrélatifs À notre époque marquée par la modernité tardive la norme et ses objectifs apparaissent moins clairs les modalités de contrôle social ont elles mêmes profondément changé L origine de l autorité n est plus aussi visible et d autres dispositifs font du pouvoir contemporain un pouvoir plus ubiquitaire multiple et imprévisible que jamais Foucault 2004 De Munck 1997 Lianos 2003 Les attentes dans un tel mode de contrôle ne porteraient plus ou plus seulement sur des fautes à reconnaître des écarts de comportements à combler ou des sanctions normalisatrices à imposer L individu ne serait plus seulement sommé de se conformer il doit à tout instant se réinventer Dans cette logique la responsabilité du risque qu il court ou qu il fait courir ne revient qu à lui seul l on s attend à ce qu il participe activement à l exécution de sa propre peine ce qui instaure une nouvelle forme de contrainte Kaminski 2006 Enfin plusieurs auteurs mentionnent que les évaluations de l action publique porteraient maintenant davantage sur l effectivité des procédures que sur les résultats que ces dernières peuvent produire Certains évoquent aussi une nouvelle pénologie centrée sur l identification actuarielle et la gestion sécuritaire des groupes à risque de délinquance dans laquelle les individualités sont ignorées Feeley Simon 1992 Si l usage abondant de la notion de risque pourrait candidement laisser croire à la fin des idéologies au profit d un simple pragmatisme neutre et rationnel la montée des nouvelles technologies caméras de surveillance puces et bracelets électroniques tests ADN pourrait aussi donner lieu à de nouvelles configurations morales l apparence de simples agencements techniques Finalement ces nouvelles tendances de la pénalité renverraient d abord à une logique de protection sécuritaire de la stratification sociale contemporaine Garland 2001 Mary 2001 Une post pénologie éclairer indirectement les formes et usages mais aussi les limites les apories des réponses pénales en explorant l ailleurs des situations problèmes et de leur gestion Enfin une dernière définition de la pénologie renvoie peut être à une lecture post pénologique non pas au sens où la pénologie aurait vécu mais plutôt au sens où des lignes de force émergeantes seraient désormais difficiles à inscrire dans sa stricte filiation En effet bien que les questions traitées par les pénologies présentées jusqu ici soient distinctes elles se centrent toutes sur la peine et la pénalité Si la pénologie a été définie comme la science de la des peine s la post pénologie va plus loin puisque plutôt que s attarder à un environnement qui serait à même d éclairer les mesures et peines et leurs variantes infra pénales elle s intéresse à d autres manières de poser le problème de la déviance et de sa résolution Pensons notamment ici à tout ce qu on pourrait regrouper sous le vocable zémiologie Hillyard et al 2004 Les auteurs liés à ce courant zémiologique nous invitent à identifier les limites et conséquences des pénologies exposées supra elles focalisent l attention du public sur le système pénal et ce faisant légitiment le régime de vérité étatique elles proposent des réformes ou des altérations du système pénal ce qui revient finalement à le conforter en conséquence ces discours et analyses risquent de perpétuer la croyance que la criminalisation des situations problèmes et la punition étatique sont nécessaires Par ailleurs ces pénologies négligeraient trop souvent le fait que seul un nombre très restreint d actes criminalisables est réprimé pénalement que ces actes sont socialement discriminés et qu une grande majorité d entre eux n arrivent même pas aux instances judiciaires En outre d autres situations ne sont pas criminalisées alors qu elles attentent au bien être et à la sécurité de la population comme la pauvreté la pollution ou les accidents de travail Et enfin les attentes des victimes ne sont que peu rencontrées durant leur passage dans le système pénal celui ci tendant plutôt à produire une victimisation secondaire et une souffrance comme il le fait pour le condamné Pour ces raisons il apparaît fondé dans une perspective post pénologique de se décentrer du crime et de la peine en explorant la question plus large des torts sociaux et de leur régulation et ce de façon à sortir des œillères de la lunette pénale Un premier foyer d intérêt ne porte plus sur la justification les modalités ou les usages de la peine mais se recentre sur le vécu du justiciable l expérience pénale pouvant produire de la souffrance et de la résistance chez tous les protagonistes de la situation problème voir déjà en 1981 Landreville Blankevoort Pires Dans ce foyer concernant encore le pénal certains vont renverser la question de la privation de liberté en interrogeant la notion de liberté elle même Chantraine 2004 Une seconde voie part du principe que la société n a pas attendu l instauration de l État pour s organiser Dos Santos 2004 Elle se propose d explorer dans la vie quotidienne ce que les gens identifient et définissent comme tort social et quelles réponses ils y apportent Cette seconde voie ouvre la réflexion sur les caractéristiques d une grammaire de la socialité et ce faisant pourrait également contribuer à repenser la justice pénale sa relation avec les justiciables et son mode de sanction si prégnant la peine Références Aubusson de Cavarlay B Godefroy T 1985 Hommes peines et infractions la légalité de l inégalité Année sociologique 35 pp 275 309 Box S Hale Chr 1982 Economic Crisis and the Rising Prisoner Population in England and Wales Crime and Social Justice 17 pp 20 35 Chantraine G 2004 Prison et regard sociologique pour un décentrage de l analyse critique Champ pénal 1 http champpenal revues org document39 html Christie N 2003 1993 L industrie de la punition Prison et politique pénale en Occident Paris Autrement coll Frontières 2003 De Munck J 1997 Du souci de soi contemporain Déformalisation modèle régulatoire et subjectivité in G Bajoit E Belin dir Contributions à une sociologie du sujet Paris L Harmattan pp 133 164 Dos Santos D 2004 Por uma outra justiça direito penal estado e sociedade Revista de Sociologia e Politica 23 11 pp 127 139 Elias N 1973 1939 La civilisation des mœurs Paris Calmann Lévy Feeley M Simon J 1992 The New Penology Notes on the Emerging Strategy of Corrections and Its Implications Criminology 30 4 pp 449 474 Foucault M 2004 Sécurité territoire population Cours au Collège de France 1977 78 Paris Gallimard Seuil Collection Hautes études Garfinkel H 1949 Research Note on Inter and Intra Racial Homicides Social Forces 27 pp 379 384 Garland D 2001 The Culture of Control Crime and Social Order in Contemporary Society Oxford Oxford University Press Hillyard P Pantazis Ch Tombs S Gordon D Eds 2004 Beyond Criminology Taking Harm Seriously Londres Pluto Press Hogarth J 1971 Sentencing as a Human Process Toronto University of Toronto Press Hutton N 2006 Sentencing as a Social Practice in S Armstrong L Mcara Eds Perspectives on Punishment The Contours of Control Oxford Oxford University Press pp 155 174 Kaminski D 2006 Un nouveau sujet de droit pénal in F Digneffe Th Moreau dir La responsabilité et la responsabilisation dans la justice pénale Bruxelles De Boeck et Larcier Coll Perspectives criminologiques pp 323 342 Landreville P Blankevoort V Pires A P 1981 Les coûts sociaux du système pénal Montréal Ecole de criminologie Université de Montréal Lianos M 2003 Le contrôle social après Foucault Surveillance and Society 1 3 pp 431 448 Lloyd A 1995 Doubly Deviant Doubly Damned Penguin Sydney Mary Ph 2001 Pénalité et gestion des risques vers une justice actuarielle en Europe Déviance et Société 25 1 pp 33 51 Melossi D 1998 The Sociology of Punishment Socio Structural Perspectives Brookfield VT Ashgate Pires A P 1998 Aspects traces et parcours de la rationalité pénale moderne in C Debuyst Fr Digneffe A P Pires Histoire des savoirs sur le crime et la peine Vol 2 la rationalité pénale et la naissance de la criminologie Bruxelles Ottawa De Boeck Université pp 3 52 Rusche G Kircheimer O 1994 1939 Peine et structure sociale Histoire et théorie critique du régime pénal Paris Les éditions du Cerf Sellin T J 1976 Slavery and the penal system New York Elsevier Steffensmeier D Ulmet J Kramer J 1998 The Interaction of Race Gender and Age in Criminal Sentencing the Punishment Cost of Being Young Black and Male Criminology 36 4 pp 763 797 Vanneste C 2001 Les chiffres des prisons Des logiques économiques à leur traduction pénale Paris L Harmattan Mots clés pénologie Mots clés réinsertion sociale Mots clés peines alternatives Mots clés justice Mots clés prison Mots clés droit Mots clés peines Mots clés rétribution Mots clés neutralisation Mots clés réforme Mots clés réhabilitation Mots clés philosophie pénale Version imprimable Send by email Femmes et enfermement Publié par BD SLL Auteur Martel Joane L incarcération est le processus par lequel des individus sont institutionnalisés par un organisme carcéral tel qu un service correctionnel et ce dans une prison une institution de santé mentale un centre de détention pour juvéniles ou tout autre établissement carcéral visant à isoler les détenus de la société Quoique l avènement de la prison remonte à plusieurs siècles son utilisation en tant que peine judiciaire remonte uniquement à la seconde moitié du dix neuvième siècle À cette époque les femmes justiciables étaient incarcérées au sein des établissements qui étaient destinés à loger des hommes et qui étaient gérés par des hommes Condamnées pour délits mineurs la majorité des femmes étaient détenues dans des petites prisons locales de comté Lorsqu elles étaient condamnées pour des crimes plus sérieux les femmes étaient alors confinées dans des prisons de plus grande envergure plus spécifiquement dans des ailes temporaires non utilisées de la prison en fonction de ce qui était le moins dérangeant pour les hommes détenus Au sein de ces espaces le traitement carcéral des femmes était davantage caractérisé par la négligence le barbarisme ou le paternalisme que par la philanthropie ou la réhabilitation De manière générale les privations physiques la torture la brutalité étaient des caractéristiques endémiques de la vie en prison au dix neuvième siècle Les femmes semblaient être particulièrement soumises aux pires de ces privations telles que les infestations d insectes et de rongeurs la saleté la famine les maladies le travail insignifiant les punitions cruelles pour infractions disciplinaires et les abus sexuels de la main des gardiens Les enfants condamnés pour des crimes de même que les enfants nés en prison vivaient auprès des femmes détenues et étaient sujets à des conditions de vie similaires Le traitement carcéral des femmes ne fut au cœur des préoccupations correctionnelles que très tard à la fin du vingtième siècle Au dix neuvième siècle ainsi que durant une bonne part du siècle suivant les femmes ne constituaient pas une priorité correctionnelle Les raisons invoquées sont multiples mais les principales sont à l effet que les femmes étaient trop peu nombreuses en détention qu elles ne posaient aucun problème majeur en matière de gestion et de sécurité au sein de la prison ou encore que les autorités correctionnelles adoptaient à leur égard la perception alors dominante au dix neuvième siècle du rôle des femmes où l on tenait ces dernières à un niveau d estime morale plus élevé que les hommes De ce fait les femmes dont le comportement ou les attitudes étaient jugés non conformes aux dictats moraux de l époque étaient perçues comme étant mentalement anormales sexuellement déviantes ou perturbées sur le plan émotionnel Les femmes détenues quant à elles étaient considérées comme étant davantage dépravées que les hommes et fréquemment incapables de rédemption ou de réforme Depuis cette époque un certain nombre de disparités de genre ont été documentées dans le traitement carcéral réservé aux femmes Il y aurait d abord une distinction notable au niveau des trajectoires pénales des populations carcérales les femmes étant fréquemment condamnées à l enfermement pour des crimes de gravité moindre que les hommes Il y aurait ensuite une différence dans le nombre et l architecture des établissements de détention pour femmes Non seulement les femmes bénéficient elles d établissements moins nombreux entraînant ainsi une plus grande dislocation géographique que celle observée chez les hommes détenus mais elles seraient également enfermées dans des établissements dont le niveau de sécurité dépasse leur niveau de risque Il y aurait enfin une troisième disparité de genre notable soit celle observée au niveau de la quantité et de la qualité des programmes correctionnels et des services offerts aux femmes détenues Puisque les femmes sont périodiquement emprisonnées dans des établissements déjà surpeuplés dans des ailes non requises par les hommes détenus elles bénéficient généralement d un accès limité à des programmes éducatifs professionnels ou récréatifs puisque de manière générale la prison ne mêle pas les hommes et les femmes en son sein Quoique les hommes et les femmes puissent être enfermés dans le même établissement ils le sont cependant dans des quartiers séparés Mêmes les prisons dites mixtes ne permettent pas en règle générale les contacts entre les hommes et les femmes Dans ces circonstances l administration pénitentiaire privilégie généralement les programmes destinés aux hommes étant donné le petit nombre de femmes incarcérées dans ces établissements Ces principales disparités carcérales ont pour effet de produire des normes de soins inférieures chez les femmes incarcérées Dans une large mesure les caractéristiques sociales des femmes et des hommes incarcérés se chevauchent pauvreté niveau élevé de chômage ou emplois faiblement rémunérés faibles niveaux de scolarisation difficultés psychosociologiques des familles antécédents de toxicomanie suicides et dépressions Cependant certaines caractéristiques sont davantage propres aux femmes Les principales recherches dans ce domaine ont documenté qu avant leur incarcération les femmes vivaient dans un dénuement socio économique plus important que les hommes Jouissant d une éducation formelle et d habiletés professionnelles davantage précaires ces femmes bénéficient peu d emplois convenablement rémunérés et possèdent donc de manière générale des ressources économiques moins substantielles que les hommes Par ailleurs elles assument des responsabilités familiales plus lourdes ou plus nombreuses ex avoir la charge légale et morale des enfants et s insèrent des trajectoires de vie davantage parsemées de mauvais traitements d ordre physique psychologique et sexuel que les trajectoires des hommes condamnés à l enfermement Ainsi l idée générale entretenue dans la littérature féministe est à l effet que les femmes souffriraient différemment de l emprisonnement comparativement aux hommes et ce non seulement parce que leurs conditions de détention ont fréquemment été plus pénibles que celles des hommes au courant du vingtième siècle mais également parce que les femmes condamnées à la prison proviennent généralement de milieux davantage défavorisés Or le pourcentage de femmes admises en détention augmente depuis la fin des années 1970 dans plusieurs pays occidentaux D aucuns s entendent pour affirmer que les dernières décennies du vingtième siècle ont vu les femmes prendre la direction de la prison en nombre sans précédent La tendance internationale actuelle témoigne en réalité d une escalade de la punitivité de la justice pénale envers les femmes À l échelle mondiale la population carcérale subissant la plus forte expansion sont les femmes en particulier les jeunes femmes pauvres et racialisées de même que les femmes ayant des troubles de santé mentale L accroissement du nombre de femmes emprisonnées semble lié à l éviscération des soins de santé de l éducation et des services sociaux Ce sont les femmes d origine afro américaine et hispanique qui constituent disproportionnellement plus de la moitié des femmes incarcérées aux États Unis alors qu au Canada ce sont surtout les femmes d origine autochtone et afro canadienne qui peuplent les établissements de détention En Australie ainsi qu au Royaume Uni ce sont également des femmes d origine ethnoculturelle minoritaire qui occupent une place disproportionnelle parmi les populations carcérales féminines En tant que mode singulier d organisation sociale la prison incarne des relations qui conditionnent et reproduisent une structure de déshumanisation en ceci que le pouvoir étatique duquel est constituée la prison se traduit par des formes de domination et de propriété sur le corps humain comme mesure de la paix de la sécurité et de l ordre social Au sein de la prison l identité personnelle et sociale sera soumise

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