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  • Ribaux, Olivier | criminologie.com
    2011 06 20 17 25 Thèmes agression sexuelle analyse longitudinale carrière criminelle chiffre noir contrôle de la police contrôle social crimes contre l humanité crimes de guerre criminalité organisée criminalité transnationale droit droit international délinquance juvénile détention exécution des peines famille France immigration justice marchés police politique prison prévention surveillance sécurité technologie terrorisme violence État more tags Sous la direction de Benoît Dupont et Stéphane Leman Langlois Chaire de recherche

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  • forensique | criminologie.com
    se trouve elle est l effet d une activité en un endroit à un moment elle contient une information signe sur sa source et finalement sur l action qui l a produite Ces éléments ont comme conséquences line height 115 1 la valeur d existence que lui donne sa matérialité indépendamment de toute signification permet de la mesurer de déterminer des caractéristiques physiques chimiques biologiques et enfin de la comparer à d autres données line height 115 2 puisque la marche du temps est irréversible et que l action criminelle représente une activité unique le modèle que l on cherche à construire ne vise pas à généraliser mais bien à décrire le cas et uniquement celui ci line height 115 3 une donnée incomplète et ou imparfaite peut conduire à des raisonnements approximatifs ou incertains ces derniers doivent donc être révisables lorsque de nouvelles données apportent un éclairage nouveau et permettent de nouvelles inférences line height 115 4 le fait qu elle n appartienne pas naturellement ou habituellement à l endroit où elle est observée il s agit de distinguer la trace provenant d une activité courante dans l endroit sous investigation de ce qui pourrait provenir d une activité inhabituelle en particulier délictuelle line height 115 5 l information sur sa source doit permettre de déterminer quelle personne ou objet l a transférée line height 115 6 l information sur l action qui l a produite doit finalement aider à expliquer ce qui s est passé Une gradation va donc de l élément matériel la trace à l explication des circonstances de sa présence une gradation dont il est important de comprendre la progression La trace devient donc une information élémentaire qui indique ce qui s est passé Comprendre les mécanismes de l activité ne sert donc pas uniquement au processus judiciaire qui considérera cette information comme un indice mais a des conséquences qui vont bien au delà toute discipline qui s intéresse à ces formes de criminalités ou à des problèmes de sécurité qui génèrent des traces devraient s appuyer sur ce constat au risque de laisser s échapper une information centrale peut on parler de crime de violence sans envisager les échanges physiques de trafic de stupéfiant sans étudier les substances en cause et leurs effets d incendie sans envisager la combustion de contrefaçons et de falsifications sans comprendre les procédés de fabrication Ainsi la compréhension de phénomènes de criminalité le renseignement criminel dans ses formes opérationnelles et stratégiques l enquête judiciaire l identification et la localisation de l auteur la structuration des indices et leur appropriation par le juge en tant qu éléments de preuve s appuient sur la science forensique Cette perspective étend considérablement son rôle trop souvent perçu au travers du procès pénal et des décisions du tribunal uniquement De sa découverte sur la scène de crime à la présentation des indices et à leur utilisation en tant qu éléments de preuve la trace suit donc plusieurs processus qui appuient des décisions qui portent tant sur un plan stratégique ou de politique criminelle que sur le plan de la prévention e g diminution des risques d incendies de l enquête judiciaire de la structuration des indices ou du tribunal lui même Le mécanisme logique qui prévaut part donc de la trace vers son explication la plus plausible Il s agit de l abduction proposée par Peirce Peirce 1931 Eco et Sebeok 1983 Par exemple les relations entre des modes opératoires et les traces qu ils sont susceptibles de générer et les connaissances générales sur les affinités entre les matières études des échanges la divisibilité de la matière Inman et Rudin 2001 ainsi que sur l existence de caractéristiques spécifiques dans certaines populations d objets ou de personnes constituent les règles sur lesquelles s appuie l abduction À un niveau plus quantitatif afin de gérer les incertitudes les probabilités peuvent s inviter grâce au théorème sur la probabilité des causes du Révérend Bayes L analogie est une autre activité inférentielle élémentaire qui s applique lorsque des relations entre des événements sont recherchées la comparaison des caractéristiques de traces collectées sur plusieurs faits indique souvent l activité du même auteur l usage du même objet ou type d objet ou un mode de fabrication d un objet e g des bombes peu commun L identité les processus d identification et d individualisation Une vision duale au postulat de Locard est proposée par Paul Kirk Kirk 1963 Kwan 1977 Il recentre les réflexions autour de l identité les processus d identification et la capacité d exploiter l individualité d une trace et de sa source Sans entrer de manière trop avancée dans des considérations épistémologiques ce que la science forensique pratique peu par ailleurs on peut prétendre que cette idée de l identité et de la fonction d identification intervient de manière multiforme en science forensique Locard 1909 dont quelques variantes essentielles sont line height 115 1 L identité de la source d une trace e g le scripteur d un document la semelle à l origine d une trace de souliers le doigt à la source d une trace digitale Il s agit d une question élémentaire dont la résolution peut maintenant s appuyer sur des banques de données telles que les fichiers d empreintes et de traces digitales ou de profils d ADN On parle généralement d identification lorsque c est la catégorie à laquelle appartient la source de la trace qui est recherchée e g cette poudre blanche contient de la cocaïne ou d individualisation lorsqu on évalue la relation entre une trace et une personne ou un objet spécifique ou éventuellement entre deux traces dont on détermine une origine unique même si on ne la connaît pas Inman et Rudin 2001 Ces relations sont toujours entachées d incertitudes C est pourquoi les probabilités jouent un rôle central dans la démarche Kwan 1977 Cook et al 1998 Cook et al 1999 Evett et al 2000 Jackson et al 2006 line height 115 2 La

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  • police | criminologie.com
    à des changements radicaux de doctrine policière et à la surveillance renforcée de l action de la police en la matière De manière générale les réformes générées par les scandales provoqués par l abus de force policière tendent à l introduction de système de contrôle externe à la police comme les Police Complaints Authorities créés en Grande Bretagne à la suite des émeutes de Brixton provoquées par des comportements violents de la police dans ce quartier antillais de Londres ou la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité créée en 2000 en France dans un contexte d émeutes récurrentes et de condamnation des policiers français par la Cour européenne des droits de l homme pour torture en 1999 Pour autant et c est un autre paradoxe de la rareté de l emploi de la force les mécanismes de contrôle extérieurs ne peuvent à eux seuls maîtriser la force policière là encore en raison de ses caractéristiques structurelles Rare la force policière est concentrée sur une clientèle particulière celle qu au XVIIe siècle déjà des rapports de la maréchaussée l ancêtre de la gendarmerie en France désignaient comme le gibier de prévôt la population des marginaux migrants vagabonds rebelles que les policiers estiment relever de leur pleine et exclusive souveraineté A ces populations les policiers ont longtemps appliqué avec l assentiment des électeurs et contribuables ce que le langage commun désignait aux Etats Unis comme la sanction de la rue la street justice Aujourd hui ces clientèles policières bénéficient des ressources offertes par le droit la scolarisation massive laisse peu de gens à distance de la connaissance de leurs droits et du recours aux systèmes externes de contrôle Mais les recherches montrent que les sanctions prononcées contre les policiers sont inversement proportionnelles à la gravité des faits allégués Ainsi les policiers poursuivis ont un risque beaucoup plus fort d être sanctionnés pour par exemple perte de leur carte professionnelle ou de leur badge que pour violence illégitime Deux éléments jouent ici Le premier a trait au fait que la police est légitime à employer la force Il est alors difficile de prouver que telle atteinte telle blessure ou fracture est une violence illégitime c est à dire d un point de vue technique un surcroît non nécessaire de force les policiers peuvent par exemple se retrancher derrière la résistance opposée par l individu lors de son arrestation Le second élément a trait au caractère social particulier de la clientèle particulière la violence de la police s exerce en particulier sur des personnes qui sont dépourvues de ressources pour gagner en crédibilité devant la justice qui elle dépend d une coopération excellente avec la police pour plus généralement mener ses affaires pénales à bien Cette relation inverse entre la fréquence de la violence policière et les chances de la voir établie par les autorités judiciaires ajoutée à la difficile imputation causale des traces de violence dessinent un espace social dans lequel les policiers jouissent d une relative liberté d exercice de la force Toutefois ce caractère comme immanent à la police d abuser de la force qui rappelle l observation de Montesquieu selon laquelle tout homme qui exerce un pouvoir est amené à en abuser peut être contrôlé voire endigué Plus que la formation toujours très contestée et fragiles de commissions permanentes judiciaires ou citoyennes de surveillance de la police l un des changements récents les plus notables consiste en la tentative de limiter les dommages liés au nécessaire emploi de la force et ce de manière collective et individuelle En ce qui concerne le collectif les efforts se sont concentrés depuis les années 1960 et 1970 enseignements tirés des manifestations algériennes des années 60 en France des émeutes urbaines aux Etats Unis des protestations ouvrières en Angleterre sur un encadrement d airain de l usage de la force policière dans le cadre du contrôle des foules protestataires On peut décrire ce mouvement comme une évolution vers la professionnalisation des forces de police en fait leur militarisation en vue de limiter le plus possible d une part le pouvoir discrétionnaire du policier en exigeant une obéissance stricte aux ordres du supérieur et d autre part les capacités destructrices de la force en dotant les policiers d un équipement centré sur la protection des agents et la gradation de leurs outils offensifs Cette disposition a très vraisemblablement permis la raréfaction des violences policières dans les opérations de contrôle des manifestations Au niveau individuel le changement le plus médiatisé a été l introduction à partir des années 1990 d armements dits non létaux ou à létalité réduite comme le Taser qui administre des décharges électriques incapacitantes ou le Flash Ball fusil qui tire des balles en gomme aptes à sonner l adversaire et l empêcher de se mouvoir Les effets réels de ces armements n ont à ce jour pas emporté la conviction D abord sur un plan conceptuel la force policière devant être proportionnelle au danger encouru ou à la résistance constatée le fait qu une arme n entraîne pas la mort n est pas en soi satisfaisant car la mort n est que très rarement un horizon policier Par ailleurs toujours sur le plan conceptuel une arme à létalité réduite est en soi antinomique car la létalité ne supporte pas de gradient on meurt ou on est vivant D un point de vue empirique la mort de Robert Dziekanski suite à des décharges répétées de Taser à l aéroport de Vancouver en 2007 les lésions oculaires irréversibles de manifestants en France par des décharges de Flash Ball aux Mureaux en 2005 à Clichy sous Bois en 2006 à Nantes en 2007 à Toulouse Montreuil Neuilly sur Marne ou Villiers le Bel en 2009 ou les 334 cas de décès qu Amnesty International impute au Taser entre juin 2001 et septembre 2008 rapport décembre 2008 font écho aux travaux cliniques qui évoquent les risques de contusion de brûlure de lésion vasculaire crânienne cérébrale ou neurologique de crises épileptiques ou de troubles respiratoires qui rappellent la réalité brute selon laquelle une arme quel que soit son nom de baptême reste une arme à commencer par les mains nues de deux boxeurs les dommages qu elle provoque sont liés aux circonstances de son emploi distance partie du corps visé intensité du coup porté et à la condition physiologique de celui qui reçoit le coup En ce sens si la disciplinarisation des forces de police dans le cadre du contrôle des manifestations a sans doute entraîné un véritable changement la portée de l introduction d armes individuelles supposées nouvelles n a vraisemblablement pas entraîné de changement notable de la problématique Faut il alors pour agir sur l usage de la force par les policiers se concentrer sur les causes de mésusage La recherche peine à tirer au clair ce qui amène les policiers à abuser de la force même si des orientations commencent à se dessiner maintenant depuis 40 ans de recherche sur ce thème On a longtemps supposé que les changements démographiques des polices pèseraient sur l emploi de la force par exemple que la part des femmes et des minorités dans la police minorerait l usage abusif de la force Mais les recherches ont au contraire montré la force des habitudes policières et l emprise qu elles exercent sur ses nouveaux membres contraignant ces derniers à adopter les us existants Le climat administratif c est à dire sur l influence d une nouvelle direction ou de nouvelles doctrines semble déterminant Mais les éléments prédictifs les plus forts qui ressortent de ces recherches semblent bien être ceux liés au statut social et racial de la personne abordée par les policiers et aux circonstances de l interaction état calme ou agité de la personne présence de tiers sur les lieux etc Il est ainsi clair que les efforts visant à civiliser le rapport de la police à la force ne peuvent faire abstraction des circonstances dans lesquelles les policiers interviennent Si la structure des villes est telle que des quartiers restent des zones enclavées dans lesquelles les clientèles de la police sont rassemblées à l écart de tout regard tiers l abus de force a peu de chances d être domestiqué surtout lorsque l éloignement social ou territorial de ces quartiers se combine avec la faible participation électorale de leurs résidents Références Déviance et société 25 3 2001 p 279 345 dossier consacré à l apport d Egon Bittner à la théorie de la police contributions de Egon Bittner Jean Paul Brodeur Fabien Jobard René Lévy Bugnon G Le constat médical peut il mettre à l épreuve les frontières de la force policière légitime Déviance et société 30 1 2011 Gabbidon S L Higgins G E 2009 The Role of Race Ethnicity and Race Relations on Public Opinion Related to the Treatment of Blacks by the Police Police Quarterly 12 1 102 Garner J H Maxwell C D Heraux C G 2002 Characteristics associated with the prevalence and severity of force used by the police Justice Quarterly 19 4 705 Moreau de Bellaing C Violences illégitimes et publicité de l action policière Politix 22 3 2009 p 119 141 Policing A Journal of Policy and Practice 1 3 2007 p 249 372 dossier consacré à l usage de la force par la police contributions de PAJ Waddington Peter Neyroud Mike Waldren Itiel Dror Colin Burrows John Kleinig Deborah Glass Geoffrey Markham et Maurice Punch Oliver Sprague Thys P 2010 Les armes à létalité réduite Paris L Harmattan Mots clés police Mots clés État Mots clés force Mots clés redevabilité Mots clés droit Mots clés démocratie Mots clés contrôle de la police Version imprimable Send by email Gouvernance de la sécurité Publié par BD SLL Auteur Dupont Benoît Le concept de gouvernance de la sécurité reflète la prise de conscience par les criminologues les politologues et les sociologues que la production de sécurité dans les sociétés modernes ne relève pas de la responsabilité exclusive de l État mais qu elle résulte au contraire d une prolifération d acteurs publics privés et hybrides qui y contribuent de manière significative Les recherches menées à partir des années 1970 ont en effet démontré à quel point le rôle joué par la sécurité privée avait été jusque là négligé et dans quelle mesure la notion classique d un monopole étatique en matière de production de sécurité manifestait un fétichisme institutionnel qui ne reflétait plus une réalité complexe La gouvernance qui est définie par le Dictionnaire des politiques publiques comme un processus de coordination d acteurs de groupes sociaux et d institutions en vue d atteindre des objectifs définis et discutés collectivement Boussaguet et al 2004 243 ne concerne bien entendu pas seulement le domaine de la sécurité D autres secteurs traditionnels de l intervention étatique comme l éducation la santé le logement social les transports ou l accès à l emploi ont aussi été soumis à de profondes reconfigurations de leurs modes de gouvernance au cours des dernières décennies Gaudin 2002 La gouvernance de la sécurité est généralement abordée à travers deux cadres d analyse complémentaires D abord le concept de gouvernance offre aux chercheurs une boîte à outils leur permettant de décrire avec plus de nuances la multiplication d acteurs et d interactions qui contribuent à la production de sécurité dans toute sa complexité Cette approche empirique s accompagne souvent d une dimension normative qui se traduit par un jugement de valeur porté sur les bénéfices ou au contraire les périls inhérents à cette pluralisation des modes de production de la sécurité Les configurations empiriques de la gouvernance de la sécurité Loin de représenter un concept mythologique qui n existerait que dans les textes abstraits des chercheurs qui l étudient une sorte de licorne ou de sirène théorique la gouvernance de la sécurité se manifeste au quotidien par le biais de configurations institutionnelles caractérisées par leur diversité et leur capacité d adaptation adhocatrique Hassid 2005 Qu il s agisse de la présence d agents de sécurité dans les espaces publics ou privés recevant du public les propriétés privées de masse de la commercialisation de services policiers à des autorités parapubliques ou à des intérêts privés ou encore des échanges constants de données et de renseignements criminels entre acteurs publics et privés qui rythment notre vie quotidienne dans la société du risque Ericson et Haggerty 2001 la gouvernance de la sécurité nous est plus familière qu on ne l imagine de prime abord Trois grandes structures institutionnelles l État le marché et les réseaux sont généralement associées à des formes distinctes de gouvernance Ces idéaux types qui sont étroitement imbriqués dans la réalité reflètent des modalités de pilotage spécifiques Dans le modèle étatique la gouvernance de la sécurité prend ainsi la forme d un mode d organisation vertical où l autorité législative et administrative de l acteur public dominant la police s exerce sur les autres acteurs de la sécurité qu ils soient parapublics communautaires ou privés Dans le modèle de marché qui a connu une forte expansion depuis le début des années 1970 dans le monde occidental la gouvernance de la sécurité est structurée par la loi de l offre et de la demande Si le marché se caractérise par une logique de compétition qui permet d offrir des services variés à moindre coût il introduit également de profondes inégalités dans l accès au bien public qu est la sécurité en excluant les plus démunis Les réseaux constituent enfin la troisième structure institutionnelle de gouvernance Reposant sur des relations horizontales de réciprocité entre leurs membres et plus flexibles que les structures bureaucratiques traditionnelles les réseaux permettent la mise en place de mécanismes de gouvernance qui incluent aussi bien des acteurs publics que privés au niveau local national et international Concrètement la gouvernance de la sécurité s exprime à travers les interdépendances de ces trois grandes structures institutionnelles Par exemple dans les États fortement centralisés où les acteurs publics occupent une position dominante le rôle du marché dans la gouvernance de la sécurité sera souvent moins prononcé que dans les systèmes décentralisés où il constituera une alternative attractive à des acteurs publics fragmentés et par conséquent plus faibles De la même manière la capacité des réseaux à gouverner la sécurité ainsi que leur composition et leurs modes de fonctionnement seront influencés par la place respective qu occupent l État et le marché Des États forts favoriseront l émergence de réseaux publics tissant des liens entre les acteurs locaux et nationaux Ocqueteau 2004 alors que des États faibles se prêteront mieux à la constitution de réseaux mixtes ou majoritairement privés qui auront vocation à renforcer ou même à se substituer à une offre publique insuffisante Dupont Grabosky Shearing et Tanner 2007 Comme nous l avons déjà mentionné ces trois structures institutionnelles abritent une pluralité d acteurs organisationnels qui vont remplir les fonctions de mandants ou de prestataires de sécurité Alors que les mandants identifient les besoins en sécurité et les ressources disponibles pour y répondre les prestataires fournissent à ces derniers le large éventail des services requis On retrouve parmi les mandants des autorités politiques locales municipalités ou nationales ministères des entreprises des communautés résidentielles des communautés d intérêts politiques religieux ethniques culturels ou encore des individus La catégorie des prestataires comprend quant à elle les services de police les services publics d application de la loi douanes services de renseignement administrations fiscales sécurité routière etc par exemple l énumération de 79 catégories d agents administratifs dotés de pouvoirs de police faite par Lascoumes et Barberger 1986 p 288 pour la France les organismes gouvernementaux ou communautaires de prévention les services de sécurité internes des entreprises les agences de sécurité privée gardiennage consultants intelligence économique ainsi que les groupes d autodéfense et même dans certains cas des groupes criminels Si les fonctions de mandant et de prestataire sont généralement assumées par les mêmes acteurs dans le modèle étatique les structures du marché et des réseaux se caractérisent par une plus grande dispersion des responsabilités Une dernière dimension empirique de la gouvernance de la sécurité concerne la nature des liens qui unissent les divers acteurs mentionnés plus haut On distingue cinq modes relationnels qui vont permettre la coordination et la régulation des mandants et des prestataires de sécurité l obligation ou tierce police la délégation la vente l échange et le don L obligation se traduit par la contrainte qu une organisation fait peser sur des tierces parties afin d obtenir de leur part le comportement désiré comme la transmission d informations concernant des transactions financières suspectes la mise en œuvre de dispositifs spécifiques de prévention du crime ou encore le respect de certaines normes de sécurité lors de l organisation d événements culturels ou sportifs La délégation reflète le transfert de fonctions traditionnellement assumées par des acteurs étatiques à des acteurs hybrides ou privés moyennant le versement de redevances par l État ou l octroi d un privilège de prélèvement direct auprès des usagers du service délégué Ainsi dans les pays où la gestion et l entretien des radars automatisés de vitesse sont confiés à des entreprises ces dernières perçoivent un pourcentage des amendes perçues auprès des automobilistes en infraction Nous avons vu plus haut que la vente est le mode de relation privilégié dans la structure de marché entre acteurs privés Cependant les acteurs publics y ont également recours de plus en plus fréquemment aussi bien à titre d acquéreur sous traitance de certaines tâches comme la détention ou le transfert de prisonniers à des entreprises que de vendeur commercialisation de services de formation de patrouille ou d enquête à des intérêts parapublics ou privés Ce recours croissant des acteurs publics à la vente vise en partie à compenser les coupures budgétaires auxquelles ces derniers sont parfois confrontés Le don obéit à la même logique lorsqu il prend la forme d un parrainage d acteurs publics par des intérêts privés qu il s agisse de la mise à disposition de locaux d équipements ou de compétences professionnelles à titre gracieux Le

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  • Quirion, Bastien | criminologie.com
    critique 2010 08 23 14 09 Thèmes agression sexuelle analyse longitudinale carrière criminelle chiffre noir contrôle de la police contrôle social crimes contre l humanité crimes de guerre criminalité organisée criminalité transnationale droit droit international délinquance juvénile détention exécution des peines famille France immigration justice marchés police politique prison prévention surveillance sécurité technologie terrorisme violence État more tags Sous la direction de Benoît Dupont et Stéphane Leman Langlois Chaire de

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  • théories de la réaction sociale | criminologie.com
    importante encore la criminologie critique a permis de mettre en lumière le fait que le crime à titre de conduite spécifique n est pas tant un phénomène brut qu une construction juridique et sociale Ce qui caractérise toutes les conduites qualifiées de crime ce ne sont pas les caractéristiques inhérentes à ces conduites mais bien le fait qu elles transgressent un code de conduite qui a été instauré par des institutions politiques et juridiques Le crime est avant tout le produit d une incrimination qui est suivi d une transgression Robert 2005 Chez les néo marxistes par exemple on insiste sur la désignation politique de certaines conduites comme étant des crimes du fait qu elles menacent le maintien de l ordre social des groupes dominants Le système de justice pénale serait dès lors considéré comme un instrument de répression entre les mains de l élite économique permettant de mieux gérer la force de travail Rusche et Kirchheimer 1994 Chez Michel Foucault on porte encore plus loin cette analyse de la qualification institutionnelle qui s opère au sein de la pénalité Il souligne entre autres que la production d un savoir positiviste sur le criminel aurait permis de doubler le caractère juridique du crime d une nouvelle valeur scientifique ouvrant ainsi la porte à la mise en place de nouvelles technologies de contrôle des marginaux Foucault 1975 et 1999 Cette emphase mise sur le processus de désignation a ainsi permis l émergence en criminologie d une tradition de recherche portant sur les processus de mise en forme juridique et institutionnelle de certaines conduites jugées répréhensibles Cette attitude critique a conduit des chercheurs à dénoncer le recours à certaines notions ou concepts soi disant neutres et objectifs mais qui en fait étaient calqués sur le jargon et les catégories des institutions de prise en charge Dans cet esprit les tenants de la criminologie critique se sont toujours efforcés de proposer des façons alternatives d aborder et de définir l objet du crime qui est au cœur de leur discipline On peut penser en particulier à Louk Hulsman qui allait proposer l expression de situations problématiques pour désigner les situations de conflit qui seront prises en charge par le système pénal Cette redéfinition de l objet permettait dès lors tout en échappant au langage et à la logique propres au système de justice pénale de tracer des nouvelles frontières au sein de la discipline criminologique Le concept de situation problématique deviendra d ailleurs l un des principaux éléments théoriques de sa perspective abolitionniste Hulsman et Bernat de Celis 1982 Dans la même veine on peut aussi mentionner la criminologie clinique de Christian Debuyst dans laquelle on retrouve ce même regard critique par rapport aux catégories et aux notions cliniques héritées de la logique pénitentiaire Debuyst 2009 C est en privilégiant une perspective critique qu il propose de traiter des comportements problématiques plutôt que des conduites criminelles ce qui permet de recouvrir une réalité clinique plus large et moins empêtrée dans les impératifs correctionnels

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  • Sécurité privée | criminologie.com
    initiatives civiles et précise de manière étroite le caractère privé d un acteur ne pas assumer de responsabilités de fonctionnaire au service du gouvernement Bien qu intéressant l ensemble ainsi défini demeure très éclaté Brodeur 2003 regroupant une grande diversité de secteurs d activité agents de sécurité patrouille fixe et mobile enquêteurs ou détectives privés transporteurs de fonds industrie de l alarme de la serrurerie et de la vidéosurveillance développeurs de logiciels de protection des données compagnies militaires privées gardes du corps videurs bouncers entreprises privées d intelligence économique agences de recouvrement enquêteurs des assurances L énumération ou la liste d épicerie une technique souvent utilisée pour circonscrire l objet sécurité privée ne nous permet toutefois pas d identifier le s dénominateur s commun s applicable s à l ensemble des acteurs qui la constituent Affirmer que la sécurité privée est composée de tels ou tels acteurs bien qu étant un exercice utile notamment sur le plan juridique ne nous informe pas forcément sur la substance de l objet à définir Parmi les quelques auteurs à s être frottés à cet exercice périlleux soulignons la proposition de Shearing Stenning 1985 qui se décline en quatre caractéristiques 1 La sécurité privée poursuivrait une logique instrumentale et non normative 2 Elle serait de nature préventive 3 Elle serait dépendante de la technologie 4 Elle serait de nature non coercitive et fonctionnerait au consentement Si l on peut critiquer les trois derniers points en arguant notamment de leur possible application à la police la logique instrumentale de la sécurité privée permet de mieux comprendre et distinguer un secteur d activités dont les rationalités sont largement ancrées dans des velléités instrumentales satisfaction de la clientèle prévention des pertes etc et non à l application de la loi ni même au respect d une quelconque norme morale L obéissance aux lois du marché et une philosophie tournée vers la prévention des risques sont au cœur de l action de la sécurité privée Ocqueteau 1994 De quelques enjeux L accroissement de l industrie de la sécurité privée dans nos sociétés contemporaines soulève un certain nombre de questionnements Il existe en premier lieu une crainte légitime d assister à l émergence d une police privée La disponibilité de produits et de services de sécurité sur le marché permet à de potentiels consommateurs fortunés d obtenir une garde rapprochée personnelle des systèmes d alarmes de caméras de vidéosurveillance en bref une plus grande sécurité relativement aux sections moins bien nanties de la société Plus l industrie est présente plus la possibilité de voir apparaître des formes de polices privées augmente Cette peur doit toutefois être tempérée par l absence de pouvoirs spéciaux donnés à la sécurité privée qui interdit d établir une simple équivalence entre ce secteur et la police Généralement non armés à l exception notable de certains employés de compagnies de transports de valeurs les agents de sécurité privée ne jouissent à première vue d aucun droit particulier d arrestation de détention et d usage de

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  • Mulone, Massimiliano | criminologie.com
    jour Sécurité privée 2011 04 26 09 06 Thèmes agression sexuelle analyse longitudinale carrière criminelle chiffre noir contrôle de la police contrôle social crimes contre l humanité crimes de guerre criminalité organisée criminalité transnationale droit droit international délinquance juvénile détention exécution des peines famille France immigration justice marchés police politique prison prévention surveillance sécurité technologie terrorisme violence État more tags Sous la direction de Benoît Dupont et Stéphane Leman Langlois

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  • police privée | criminologie.com
    service du gouvernement Fourcaudot 1988 16 Cette définition exclut les initiatives civiles et précise de manière étroite le caractère privé d un acteur ne pas assumer de responsabilités de fonctionnaire au service du gouvernement Bien qu intéressant l ensemble ainsi défini demeure très éclaté Brodeur 2003 regroupant une grande diversité de secteurs d activité agents de sécurité patrouille fixe et mobile enquêteurs ou détectives privés transporteurs de fonds industrie de l alarme de la serrurerie et de la vidéosurveillance développeurs de logiciels de protection des données compagnies militaires privées gardes du corps videurs bouncers entreprises privées d intelligence économique agences de recouvrement enquêteurs des assurances L énumération ou la liste d épicerie une technique souvent utilisée pour circonscrire l objet sécurité privée ne nous permet toutefois pas d identifier le s dénominateur s commun s applicable s à l ensemble des acteurs qui la constituent Affirmer que la sécurité privée est composée de tels ou tels acteurs bien qu étant un exercice utile notamment sur le plan juridique ne nous informe pas forcément sur la substance de l objet à définir Parmi les quelques auteurs à s être frottés à cet exercice périlleux soulignons la proposition de Shearing Stenning 1985 qui se décline en quatre caractéristiques 1 La sécurité privée poursuivrait une logique instrumentale et non normative 2 Elle serait de nature préventive 3 Elle serait dépendante de la technologie 4 Elle serait de nature non coercitive et fonctionnerait au consentement Si l on peut critiquer les trois derniers points en arguant notamment de leur possible application à la police la logique instrumentale de la sécurité privée permet de mieux comprendre et distinguer un secteur d activités dont les rationalités sont largement ancrées dans des velléités instrumentales satisfaction de la clientèle prévention des pertes etc et non à l application de la loi ni même au respect d une quelconque norme morale L obéissance aux lois du marché et une philosophie tournée vers la prévention des risques sont au cœur de l action de la sécurité privée Ocqueteau 1994 De quelques enjeux L accroissement de l industrie de la sécurité privée dans nos sociétés contemporaines soulève un certain nombre de questionnements Il existe en premier lieu une crainte légitime d assister à l émergence d une police privée La disponibilité de produits et de services de sécurité sur le marché permet à de potentiels consommateurs fortunés d obtenir une garde rapprochée personnelle des systèmes d alarmes de caméras de vidéosurveillance en bref une plus grande sécurité relativement aux sections moins bien nanties de la société Plus l industrie est présente plus la possibilité de voir apparaître des formes de polices privées augmente Cette peur doit toutefois être tempérée par l absence de pouvoirs spéciaux donnés à la sécurité privée qui interdit d établir une simple équivalence entre ce secteur et la police Généralement non armés à l exception notable de certains employés de compagnies de transports de valeurs les agents de sécurité privée ne jouissent à première vue d aucun

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