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  • Corée du Nord et Corée du Sud. Enjeux politiques - Zone asiatique
    reproché à Pyongyang Ses pouvoirs sont immenses puisqu il est à la fois présidium du Conseil de Sécurité nationale chef suprême des armées et président du parti des travailleurs le parti unique Seule l assemblée du peuple dont les pouvoirs sont limités lui échappe et seul le titre de président de la République démocratique de Corée octroyé à son grand père Kim Il sung pour l éternité ne figure pas sur la liste de ses fonctions Peu de dictateurs peuvent être qualifiés d aussi autocratiques Cette accumulation de titres ne traduit cependant pas la réalité de l exercice du pouvoir Quand il succéda à son père en 1994 Kim Jong il dût s imposer auprès de la vieille garde La situation est comparable et amplifiée par le jeune âge de Kim Jong un mais aussi par son inexpérience du pouvoir Son avènement tardif après la disgrâce de ses deux frères ainés ne lui a pas permis de s imposer naturellement comme le successeur de son père mais plutôt comme un choix indiscutable en raison du lien filial Or même en Corée du Nord et malgré le culte dont le clan Kim fait l objet rien n est vraiment indiscutable C est pourquoi Kim Jong il a jugé judicieux de rappeler son beau frère Jiang Song taek dans le cercle restreint du pouvoir et de le nommer comme instructeur du jeune dirigeant en d autres termes régent Problème Jiang ne fait pas l unanimité chez les militaires et les milieux les plus conservateurs où ses penchants d économiste sa spécialité ne séduisent pas Kim Jong un doit ainsi non seulement s assurer que son oncle se contentera d un rôle d homme de l ombre et dans le même temps que les militaires ne se détournent pas de lui Sa principale tâche dans les prochains mois consistera donc à assurer un équilibre entre les partisans d une ligne dure et les éléments plus ouverts à une ouverture progressive du régime Kim Jong un sait également que sa marge de manœuvre à l international déjà très limitée est conditionnée par le soutien de Pékin qu il ne saurait prendre pour acquis Compte tenu de l échéance politique en Chine avec le 18ème congrès du parti communiste en octobre prochain et l avènement d une cinquième génération de dirigeants le jeune Kim ne peut se permettre de prendre des décisions fortes que Pékin ne soutiendrait pas Il doit donc attendre octobre 2012 et la ligne politique que le futur gouvernement chinois définira à l égard de son pays Séoul dans l attente C est cependant sans grande surprise sur la Corée du Sud que les regards nord coréens se tournent en particulier en cette année électorale Les Sud coréens désigneront fin 2012 un nouveau président dans un pays où le mandat de quatre ans est non renouvelable Le président Lee Myung bak partisan d une ligne dure face à Pyongyang devra donc laisser sa place Difficile à ce stade de deviner quelles seront

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  • L’Asie orientale, nouveau champ de la rivalité sino-américaine (...) - Zone asiatique
    et des droits de l homme leur démarche ne fait guère recette chez certains de ces pays peu enclins à recevoir le message Les États Unis en ont donc été pénalisés dans la région Cela dit il n en est pas moins vrai que la promotion des droits de l homme constitue un instrument d influence qui sert moins aux États Unis à rallier des suffrages en Asie qu à mettre les Chinois en difficulté C est la raison pour laquelle les Américains n entendent pas se laisser dicter leur conduite lorsque le président Obama décide d accueillir le dalaï lama lors de la tournée que celui ci fait aux États Unis du 17 au 27 février 2010 Il en est de même après que le 12 janvier David Drummond vice président chargé du développement et des affaires juridiques de Google dénonce une attaque ciblée et très sophistiquée de l infrastructure de Google en provenance de la Chine Il dénonce un vol de propriété intellectuelle En réalité il s agit bel et bien d une censure appliquée par le gouvernement chinois à l encontre du métamoteur de recherche une sanction appliquée à la suite de la décision de Google de s affranchir des obligations d autocensure qui lui avaient été imposées par Pékin pour pouvoir s implanter sur le marché chinois Là le gouvernement américain prend position en faveur de Google et de la liberté d expression sur la Toile en Chine Si ces joutes sur la question des libertés individuelles en Asie peuvent servir les Américains face à la Chine elles ne contrent pas pour autant l ascendant que Pékin prend en Asie orientale Cette avancée connaît cependant davantage de succès en Asie du Sud Est qu en Asie du Nord Est où depuis la fin de la guerre de Corée les sphères d influence chinoise et américaine restent globalement les mêmes La Chine est influente en Corée du Nord les États Unis en Corée du Sud au Japon et à Taïwan Entre les deux rivaux la Mongolie autrefois sous influence soviétique constitue un enjeu Les zones d influence américaine dominante En Asie du Sud Est l influence américaine reste forte à Singapour et aux Philippines Les États Unis avaient perdu du terrain en Indonésie après les sanctions que à partir de septembre 1999 ils avaient prises à l encontre de Djakarta en raison de l incapacité du gouvernement indonésien à empêcher les violences perpétrées au Timor oriental par les milices opposées à l accession de cette province à l indépendance Depuis Washington a retrouvé quelque influence à la suite de sa décision de reprendre les programmes de coopération militaire suspendus Témoin de ce revirement en septembre 2010 Marty Natalegawa ministre des Affaires étrangères a condamné le fait que la Chine tente d écarter les États Unis d un quelconque processus de règlement des problèmes de souveraineté en mer de Chine du Sud En Malaisie l influence américaine est assez difficile à évaluer Mais elle y est réelle La coopération de défense et de sécurité entre les deux pays s est progressivement consolidée depuis le 11 septembre 2001 Washington a en effet bien perçu l importance que Kuala Lumpur pouvait prendre dans la lutte contre le terrorisme C est la raison pour laquelle en 2003 les deux gouvernements se sont accordés pour que la Malaisie accueille le Centre régional sud est asiatique pour la lutte contre le terrorisme South East Asia Regional Center for Counter Terrorism SEARCCT En outre dans le cadre des contestations territoriales qui opposent Pékin à Kuala Lumpur en mer de Chine du Sud la présence américaine est forcément ressentie comme un soutien rassurant par la Malaisie À la fin du mois de juillet 2010 à l occasion de la célébration du quinzième anniversaire du rétablissement des relations diplomatiques entre Hanoï et Washington les Américains ont été reçus à bras ouverts au Vietnam le pays qui de tous s oppose avec le plus de force aux revendications territoriales de Pékin en mer de Chine du Sud Certes le retour des États Unis est fort bien accueilli face à la montée en puissance d une Chine si proche Mais le Vietnam entend ne pas indisposer la Chine en donnant à celle ci l impression de trop vouloir s appuyer sur Washington C est l une des raisons pour lesquelles les Vietnamiens n ont en apparence pas sollicité un engagement américain en faveur de leur sécurité Du moins si une telle demande a été faite à l occasion du troisième dialogue annuel américano vietnamien de politique de sécurité et de défense inauguré en 2008 elle n a pas été divulguée Ou bien a t elle été exprimée au travers de messages implicites tels que toujours dans le cadre de la célébration du quinzième anniversaire évoqué ci dessus les exercices de démonstration effectués par le porte avions USS Washington le 8 août 2010 à 200 milles marins de Danang soit en zone économique exclusive vietnamienne et à proximité des îles Paracels Ont assisté à ces manoeuvres plusieurs hauts responsables politiques et militaires vietnamiens Un tel signal est loin d être innocent à l égard de la Chine Ont du reste suivi pendant une semaine des exercices navals bilatéraux entre la marine vietnamienne et trois bâtiments d accompagnement du porte avions reparti pour sa part vers la mer de Chine de l Est La préoccupation du Vietnam qui entend ne pas indisposer les Chinois en se rapprochant trop des États Unis conduit Hanoï à rechercher un contrepoids au retour des Américains Quasi naturellement la Russie constitue ce contrepoids parce qu elle est soucieuse de contrôler l émergence sur ses confins orientaux de ce géant stratégique en devenir qu est la Chine et dans le même temps de préserver les bonnes relations qui se sont établies avec Pékin depuis la fin de la confrontation idéologique des ères soviétique et maoïste De fait lors de ce même mois de juillet 2010 la Russie fut invitée par le Vietnam qui assurait la présidence de l Asean à participer aux côtés des États Unis au Forum régional élargi de l Asean 6 Moscou répondit favorablement à cette demande en envoyant son ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov Grâce à cette astuce les Vietnamiens affichaient leur volonté de préserver un équilibre entre toutes les puissances vis à vis de l Asean d abord et traçaient artificiellement autour d eux mêmes un périmètre virtuel de sécurité placé sous l égide protectrice des États Unis et de la Russie sans pour autant que cette attitude puisse être considérée comme agressive par la Chine Les zones d influence chinoise dominante En revanche les Américains apparaissent en perte de vitesse en Thaïlande pays soucieux de ne pas contrarier la Chine dont l influence s exerce à coups de relations économiques étoffées et de forts programmes d équipement militaire qui tendent à rivaliser avec ceux des Américains S ajoutent à cela les fortes pressions que la Chine exerce sur le gouvernement de Bangkok pour que se réalise un jour la percée du canal de Kra du nom de l isthme siamois qui s avance au sud de la Thaïlande et sépare océans Indien et Pacifique En effet la Chine est désireuse de trouver des itinéraires de rechange sûrs pour sécuriser son approvisionnement en pétrole L emprunt du canal de Kra lui permettrait d éviter le détroit de Malacca entièrement sécurisé par les forces navales indonésiennes malaisiennes et singapouriennes une situation que méfiants les Américains observent malgré tout en permanence et d un oeil vigilant La Chine a bien tenté comme les États Unis de proposer ses services aux trois États en matière de sécurité de la navigation dans ces eaux mais comme les États Unis elle a été éconduite Voisine de la Thaïlande la Birmanie reste pour l heure totalement ou presque inféodée à la Chine qui y exerce une influence dominante Il n est pas sûr en effet que l importante fourniture récente de matériels aériens russes 7 entraîne une bascule significative des influences sur la Birmanie qui se ferait au profit de la Russie et au détriment de la Chine Si une telle évolution devait se produire elle pourrait alors indirectement bénéficier à l Inde pays assez proche de la Russie depuis la décolonisation pour de multiples raisons puisque New Delhi cherche bel et bien à reprendre de l influence en Birmanie et à y contrer celle de la Chine Reste à savoir si cela faciliterait pour autant le jeu des Américains contre la Chine à l égard de la Birmanie Mais pour l heure c est l influence chinoise qui continue de dominer dans ce pays parce qu elle est avant tout politique et que toutes les opérations associées de coopération viennent en appui à cette influence C est dans cette optique que la Birmanie continue à recevoir de la Chine un soutien quasi inconditionnel et une aide militaire d envergure sur le plan maritime civil autant que naval notamment au travers d importants programmes de modernisation des ports et de coopération militaire Les généraux aux commandes ne sont pas sur le point d abandonner leur pouvoir sauf peut être s ils obtenaient des garanties irrévocables organisant leur immunité en échange de la restitution du gouvernement du pays à une autorité civile Si d aventure un régime démocratique s instaurait en Birmanie les alliances se renverseraient au profit des États Unis puisque ceux ci auront soutenu sans relâche l opposante Aung San Su Kyi dans sa lutte pour l instauration d un régime de liberté dans son pays Compte tenu de l intérêt stratégique que représente la Birmanie pour la Chine il est évident que Pékin continuera d appuyer le régime des généraux et par conséquent mettra tout en oeuvre pour y conserver sa prééminence Autre pays où la Chine se renforce de plus en plus au détriment du Vietnam le Laos petit pays devenu désormais un enjeu fondamental sur l échiquier des influences rivales en Indochine Le Laos est en effet largement intégré dans la stratégie chinoise visant à isoler le Vietnam Pékin ravit graduellement à Hanoï la prééminence à coups de subventions dédiées au développement économique et urbain à un rythme tel que en l état actuel de ses finances le Vietnam n a pas la capacité de suivre Ainsi la Chine se place en position de domination face au renforcement éventuel d une influence américaine sur Vientiane qui dit on serait encouragée par le Vietnam Enfin le Laos se situant au coeur du maillage routier ferroviaire et fluvial qui se tisse avec l aide de la Banque asiatique de développement la Chine oeuvre avec vigueur à l achèvement de ce réseau qui favorisant l expansion des communications de tous ordres vers le Sud va lui permettre d asseoir encore davantage son emprise sur ce petit pays enclavé 8 La démarche de Pékin est logique elle entre dans le schéma global d ancrage de l Asie du Sud Est aux provinces méridionales du Yunnan du Guizhou et du Guangxi et de sa concrétisation par la mise en place du concept de zone de coopération économique pan régionale du golfe du Tonkin cf infra Pas davantage qu au Laos les Américains n ont la main au Cambodge Ici aussi c est la Chine qui domine au travers d une imposante politique de coopération tant économique que militaire Il faut aussi souligner que les anciennes alliances favorisent les rapprochements puisque le Premier ministre Hun Sen est un ancien Khmer rouge au demeurant peu reconnaissant envers un Vietnam salvateur à qui il doit la vie à l époque où Pol Pot se livrait à la purge de son propre parti Hors Asean la Chine se rapproche résolument du Timor oriental À ce nouvel État Pékin a promis la livraison de deux patrouilleurs et a offert de participer à l édification d une base navale C est un pas important dès lors que le projet pourrait permettre à la Chine de prendre pied sur la périphérie extérieure des grands archipels qui bordent la mer de Chine du Sud et de poser un jalon face à une Indonésie dont le Timor oriental constituait de facto une province jusqu en 1999 Enfin il va sans dire que dans le cadre régional global de l Asie du Sud Est la forte influence chinoise sur la Birmanie la Thaïlande le Laos et le Cambodge compromet l unité de l Asean essentiellement à cause de la problématique de la mer de Chine du Sud En effet contrairement aux États riverains que sont le Vietnam la Malaisie Singapour l Indonésie Brunei et les Philippines ces quatre pays continentaux préfèrent adopter une attitude distante sur la question des contentieux territoriaux en mer de Chine du Sud De ce fait ils préfèrent soit souscrire aux points de vue chinois soit opter pour le mutisme Cela permet à la Chine d exploiter la situation et d adopter une conduite de plus en plus agressive pour tenter de faire valoir ce qu elle considère être ses droits souverains en mer de Chine du Sud Pékin pense en effet que le silence observé depuis 2001 par les États Unis sur cette question et celle de l Asie du Sud Est constitue une preuve de leur désintérêt Or ce faisant les Chinois commettent une erreur d évaluation ce qui les amène à s enhardir dans leurs prétentions L erreur chinoise d évaluation de l intérêt américain pour l Extrême Orient La Chine eut la surprise cinglante le 23 juillet 2010 d entendre Hillary Clinton prononcer un discours à Hanoï lors du Forum régional étendu de l Asean dans lequel la secrétaire d État signifiait en effet qu il est dans l intérêt national des États Unis que la liberté de navigation l accès libre à tous les espaces communs et le respect du droit soient préservés en mer de Chine du Sud H Clinton précisait toutefois que si les États Unis étaient prêts à apporter leur concours pour contribuer à la recherche de solutions aux différends territoriaux entre États riverains ils n entendaient pas être eux mêmes partie à ces contentieux Mais les Chinois avaient sans doute entrevu ce que pourrait être l attitude américaine après qu ils auraient décrété la mer de Chine du Sud au coeur de leurs intérêts vitaux core interest ce que Dai Bingguo conseiller d État chinois signifie le 4 mars 2010 à deux hauts fonctionnaires américains James Steinberg secrétaire adjoint du Département d État et Jeffrey Bader directeur des affaires asiatiques du Conseil national américain de sécurité en visite en Chine 9 En attendant c est la raison pour laquelle en 2010 Pékin montre patte blanche et revient soudain vers ses partenaires de l Asean pour leur proposer de transformer la Déclaration sur la conduite des États en mer de Chine méridionale texte non contraignant communément adopté le 4 novembre 2002 à Phnom Penh en un véritable code 10 Or c est ce que les pays de l Asean n avaient eu de cesse de demander pendant toutes les négociations qui avaient finalement conduit à la rédaction de ce texte proposition qu avait toujours refusée la Chine En changeant de position les Chinois essaient d éviter une éventuelle immixtion des États Unis puisque ainsi ils prouvent qu ils ont la capacité de régler en famille un problème épineux Or la réaction des États Unis montre que l attitude chinoise qui consiste à donner l illusion d une soudaine bonne volonté en proposant de renégocier les conditions de la conduite des États en mer de Chine du Sud est bien analysée comme constituant un leurre et est vouée à l échec L Asie du Sud Est redevient un authentique champ de rivalité stratégique entre la Chine et les États Unis Quant à l Asie du Nord Est elle voit les deux puissances continuer à s affronter bien que depuis 2010 les tensions s y exacerbent davantage que durant les décennies précédentes L ASIE ORIENTALE NOUVEAU CHAMP DE LA RIVALITÉ STRATÉGIQUE SINO AMÉRICAINE L enjeu du verrou taïwanais En 2010 le premier fait marquant des tensions entre la Chine et les États Unis se joue autour de Taïwan ce verrou qui au Nord boucle le feston d îles qui jalonnent la mer de Chine de l Est et qui au Sud ferme l ensemble des archipels bordant la mer de Chine du Sud Pour la Chine où se dessinent désormais de réelles ambitions de maîtrise de la haute mer l objectif est de faire sauter ce verrou de façon à contrôler les passages sécurisés dont le pays a besoin pour se lancer librement vers le Pacifique En effet dès lors que l île serait redevenue territoire chinois à part entière le transit des bâtiments de guerre de l Armée populaire de libération pourrait se faire dans des eaux incontestablement chinoises Les Américains ont bien perçu cette ambition Ils ont également perçu le fait qu une bascule de Taïwan du côté continental permettrait à la marine chinoise de venir menacer plus directement leur dispositif militaire dans le Pacifique et de se rapprocher des territoires des États Unis Maintenir l indépendance de fait de Taïwan par rapport à la Chine constitue donc un objectif primordial pour la sécurité des États Unis C est pourquoi ceux ci continuent de soutenir l île C est dans cet esprit que se fondant sur les engagements pris dans le cadre du Taïwan Relations Act adopté en 1979 le président Obama approuve le 6 janvier 2010 la vente de matériels militaires à Taipei soit un marché de 6 4 milliards de dollars Celui ci concerne 12 missiles Harpoon Block II 114 missiles antimissiles Patriot 3 2 chasseurs de mines Osprey 60 hélicoptères Black Hawk UH 60 et 60 terminaux de divers types pour les transmissions Une telle initiative ne peut que déplaire à Pékin qui en termes rituels dénonce cette décision affirmant qu elle viole sa souveraineté Autre réplique le 11 janvier la Chine détaille publiquement les résultats d un essai de ses capacités

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  • Géopolitique de l'Afghanistan et du Pakistan, QI n°50 - Zone asiatique
    de former son jugement 85 pages claires denses et judicieusement illustrées ainsi que d abondantes références L acronyme forgé en 2008 par Richard Holbrooke pour l administration Obama sert de titre au numéro 50 de la revue Questions internationales juillet août 2011 Cette revue est publiée par La Documentation Française Quotidiennement abreuvé d informations et d analyses sur le conflit afghan le public perd pied et les opinions qu il peut émettre ne reposent pas toujours sur des arguments étayés Or cela est très regrettable au moins pour trois raisons D abord les pertes militaires des États engagés sur le théâtre afghan augmentent ce qui suscite de légitimes interrogations auxquelles répondre suppose d être correctement informé Ensuite la France entre dans la mère des campagnes électorales celle en vue de l élection du président de la République Si la question afghane n est pas centrale elle semble toutefois devoir être invoquée par les principaux protagonistes du fait de l émotion suscitée par la hausse susmentionnée des pertes humaines Enfin les politiques extérieures et de défense demeurent en partie conditionnées par les intérêts en jeu dans le conflit afghan et par les enseignements opérationnels tirés des combats qui s y déroulent La dernière livraison de Questions internationales offre un tableau d ensemble de la situation particulièrement réussi et le lecteur plus ou moins averti du dossier y trouvera 85 pages claires denses et judicieusement illustrées ainsi que d abondantes références pour aller plus loin le cas échéant La variété des angles d étude comme la qualité des contributions permettent de comprendre et de former son jugement Copyright Août 2011 Gourdin Diploweb com Plus Une présentation des relations entre le Pakistan et les Etats Unis en 2013 par Ivan Sand Pourquoi et comment faire un don au Diploweb Mots clés Afghanistan Pakistan

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  • Pourquoi et comment le Japon intervient-il en Afghanistan (...) - Zone asiatique
    pour vocation de rompre Après la phase de DDR le gouvernement japonais a organisé une deuxième Conférence sur la Consolidation de la Paix à Tokyo en juillet 2006 pour annoncer son intention de prendre en charge le financement du programme de démantèlement des groupes armés illégaux DIAG en anglais qui rencontre des succès plus limités Au total entre 2002 et 2007 les autorités japonaises promettent une aide de 2 milliards de dollars pour soutenir la reconstruction et le nation building en Afghanistan dont 1 42 milliards de dollars auraient été effectivement déboursés en mars 2007 d après un rapport du Ministère des Affaires étrangères du Japon 2 Pour mettre en perspective ces statistiques notons que l écart entre aide promise et aide effectivement versée serait l un des plus faibles dans le cas du Japon selon un rapport paru en 2008 3 sur l aide internationale en Afghanistan et ses lacunes En novembre 2009 le gouvernement promet jusqu à 5 milliards de dollars supplémentaires sur une période de cinq ans à compter de cette date La période court donc jusqu en 2014 soit la date de fin du transfert de responsabilité aux forces afghanes Cette aide importante fait toutefois l objet d une distribution ciblée dont témoignent les manifestations de solidarité en Afghanistan au lendemain du séisme qui ont lieu dans des poches précises là où la présence japonaise a été particulièrement concentrée par exemple à Kaboul et dans la province de Bamiyan non loin de Kaboul Ces zones correspondent en effet aux aires prioritaires identifiées par le gouvernement japonais en novembre 2009 D après un rapport du gouvernement japonais cet engagement renouvelé aurait conduit au déboursement de 1 04 milliard de dollars en douze mois novembre 2009 novembre 2010 L utilisation de cette somme se décompose ainsi sécurité 350 millions de dollars soutien à la réintégration d anciens insurgés 150 millions de dollars aide au développement économique 530 millions de dollars En dépit du volume important de l aide fournie par Tokyo la décision de novembre 2009 possède avant tout une fonction de message dont témoigne le moment choisi pour la déclarer Elle est en effet annoncée par les autorités nippones quelques jours avant une visite du Président Obama au Japon D après un communiqué du gouvernement afghan il s agirait aussi de la première annonce d une contribution de grande ampleur depuis l élection présidentielle controversée du 20 août 2009 en Afghanistan et la contestation tant en Afghanistan que par un certain nombre de membres de la coalition internationale de la légitimité de Karzaï Si ce contexte amplifie peut être la signification du geste japonais aux yeux de Kaboul l Afghanistan ne figure pas pour autant en première place dans les considérations de Tokyo qui en novembre 2009 comme en avril 2011 regarde plutôt vers l est et sa relation avec Washington en plein réajustement 4 La place des États Unis dans le maintien post séisme d un engagement renouvelé en 2009 Les résultats électoraux au Japon ouvrent à partir de 2007 une période d incertitudes quant aux contours futurs de l assistance japonaise avec la conquête du pouvoir par le Parti Démocratique du Japon DPJ hostile à sa dimension militaire La réaffirmation du soutien japonais en novembre 2009 en redéfinit les modalités et vise à clore cette période mouvementée En ce sens il constitue avant tout un message adressé à l administration Obama Il convient donc d analyser ce renouvellement de la contribution japonaise à l aune de l alliance américano nipponne De fait le texte présentant le nouvel effort japonais en novembre 2009 est révélateur de l importance qu attache Tokyo à la réception du document à Washington La nouvelle stratégie pour contrer la menace terroriste 5 regroupe ainsi l aide japonaise pour l Afghanistan et le Pakistan dans une même enveloppe Elle s aligne ce faisant sur l approche promue par la nouvelle administration Obama désignée alors par l expression AfPak Par ailleurs les autorités nipponnes dégagent trois grandes catégories nouvelles pour l action japonaise à savoir l amélioration de la sécurité la réintégration par des formations professionnelles et un développement économique qui puisse être durable et s auto maintenir sans être sous perfusion financière sustainable and self sustainable development La mise en avant de ces trois piliers ne traduit pas tant une réorientation des activités japonaises que des perspectives dans lesquelles elles s inscrivent afin d établir une convergence plus grande avec les priorités américaines Insistant fortement sur les bénéfices des initiatives japonaises pour l amélioration de la sécurité ce texte affirme d emblée que l endiguement des insurrections est essentielle Cet accent nouveau dont est tributaire le titre même du document fait suite aux flottements entre 2007 et 2009 quant au sort de la mission navale japonaise autorisation pour l année 2008 non renouvelée en 2007 avant d être votée en force en janvier 2008 mais en 2009 le gouvernement du DPJ choisit de ne pas la renouveler de sorte que cette mission prend fin en janvier 2010 Ces incertitudes ont conduit les responsables américains à insister à plusieurs reprises sur leur volonté de voir le Japon offrir une aide qui réponde à des enjeux sécuritaires et non purement de développement après la fin de cette mission militaire En octobre 2009 le Secrétaire de la Défense Robert Gates a ainsi souligné lors de sa première visite au Japon suite à la victoire électorale du DPJ que le gouvernement du Japon disposait de nombreux moyens pour soutenir la coalition en Afghanistan même dans le cas où la mission navale prendrait fin Il a ainsi suggéré que le Japon pourrait aider à l expansion de l armée de la police afghanes afin d exprimer le vœu que les futures contributions du Japon soient conformes avec son rang comme l une des plus grandes puissances dans le monde Le Premier Ministre Naoto Kan succédant à Yukio Hatoyama semble s efforcer d accorder une attention accrue à l Afghanistan Ce dernier figure par exemple en bonne place dans le discours qu il a prononcé à l ONU le 23 septembre 2010 De même Kan a décidé de créer un groupe de conseillers pour l Afghanistan qui relèverait directement du Premier Ministre Pour autant l inscription des efforts japonais dans une optique sécuritaire reste souvent cosmétique Il paraît difficile de dire autrement quand le Japon cite comme cas de coopération avec l OTAN et les PRT Provincial Reconstruction Teams équipes civilo militaires chargées de mettre en œuvre des politiques de développement l envoi en 2009 2010 de quatre personnes auprès d une PRT et la désignation d un officier de liaison auprès du Représentant Civil de l OTAN à Kaboul Prétexter que le déploiement de cinq personnes supplémentaires constitue le signe d une participation nippone au renforcement des capacités civiles voulu par le Président Obama n est guère convaincant c est le moins qu on puisse dire Les relations avec l OTAN semblent connaitre elles aussi une phase tendue entre 2007 et 2011 Après une année 2007 particulièrement faste qui s ouvre avec une visite à l OTAN du Premier Ministre Shinzo Abe est rythmée par plusieurs accords et échanges accord de mars 2007 discussion avec le ministre de la Défense en mai 2007 et s achève avec la venue au Japon en décembre 2007 du Secrétaire général de l époque Jaap de Hoop Scheffer le partenariat ne semble plus à l honneur jusqu au 28 avril 2011 L OTAN publie à cette date le jour où est annoncé le renouvellement de l engagement japonais en Afghanistan un article élogieux sur les contributions du Japon qualifié de partenaire apprécié en Afghanistan 6 Il semblerait que les responsables américains et japonais s efforcent désormais de tourner la page sur cette phase En marge du sommet du G8 à Deauville en mai 2011 le Président Obama a apporté son soutien au Premier Ministre Kan qu il a remercié pour le rôle maintenu du Japon en Afghanistan le qualifiant de contributeur énorme aux efforts américains pour favoriser le développement 7 en Afghanistan Selon certains experts américains le Président Obama souhaiterait dépasser les tensions suscitées par les débats sur le sort de la base d Okinawa 8 Peter Ellis rédacteur du Dispatch Japan estime ainsi que le sommet de Deauville était l occasion pour Obama de mettre en avant la bonne coopération entre les deux alliés sur l Afghanistan par exemple afin de changer la tonalité d ensemble de la relation Cette volonté du Président américain convergerait avec celle des responsables nippons d éviter toute nouvelle bataille avec Washington en matière de politique étrangère et de renforcer au contraire l alliance soumise à des tensions récemment Les pressions qui se sont exercées sur le Japon se reflètent dans l accent que met Tokyo sur le soutien aux forces de police afghanes ANP Afghan National Police En 2010 l aide du Japon permet ainsi de payer les salaires des 80 000 policiers afghans pendant six mois Outre ce financement les autorités japonaises mettent également en place en 2010 un programme de formation en Turquie 9 finalisé lors d un accord signé en mars 2011 afin de contribuer au renforcement des compétences de l ANP tout en évitant le déploiement de formateurs japonais sur le territoire afghan Ce faisant les autorités japonaises cherchent à inscrire leurs efforts dans une perspective sécuritaire pour les présenter comme complémentaires aux efforts américains De même c est comme une réponse aux pressions de l OTAN et des États Unis qu il convient de lire le soutien affiché à la réintégration des soldats issus de l échelon le plus basique qui occupe une place centrale dans le texte de novembre 2009 Tokyo opte à ce sujet pour une implication particulièrement prononcée dans le programme APRP Afghan Programme for Peace and Reconciliation intervenant dès sa planification en amont au lieu de se contenter de le financer une fois ses contours décidés par les autorités afghanes Le texte de 2009 est explicite quant au rôle qu entend jouer le Japon Le Japon en mettant à profit ses expériences et son expertise issues des initiatives de DDR et DIAG s impliquera dès la phase de planification et fournira une aide financière à des programmes tels que la formation professionnelle L implication prononcée du Japon dans le dossier de la réintégration témoigne dans le même temps de sa volonté de faire du processus de DDR et plus généralement de la thématique de la réintégration d anciens combattants une niche pour les compétences japonaises Il s agit de revendiquer une expertise particulière dans ce domaine afin de s assurer par là un rôle qui soit reconnu dans les situations de conflit toute spécialisation ou aptitude militaire étant forcément à proscrire pour le Japon Les modalités retenues à partir de 2009 et réaffirmées en 2011 sont ainsi tributaires de considérations stratégiques propres à la politique extérieure du Japon et ses particularismes Il importe donc de les prendre en compte afin de mieux appréhender les modalités qu est susceptible de privilégier le gouvernement japonais pour sa contribution en Afghanistan au delà du séisme et à l approche de la période de transition en Afghanistan transfert progressif des responsabilités primaires en matière de sécurité aux forces afghanes Quelle aide après le séisme Et quel bilan provisoire de l assistance japonaise La politique d aide japonaise met l accent sur le renforcement des capacités afghanes notamment civiles Les projets agricoles et de formation professionnelle et plus généralement la part importante de l aide japonaise consacrée à la reconstruction et au développement économique de l Afghanistan qui représente plus de la moitié de son aide totale entre 2001 et novembre 2010 traduit tout à la fois une conviction idéologique et un calcul politico stratégique Le Japon considère en effet que la réponse la plus appropriée n est pas militaire mais civile face à une situation comme l Afghanistan ou l Iraq En 2009 alors premier Ministre Hatoyama déclare ainsi qu il sera extrêmement difficile de faire advenir la paix en Afghanistan en augmentant les moyens militaires estimant que ce qui est le plus désirable est d offrir davantage de soutien pacifique par exemple dans les domaines agricole ou de construction d infrastructure La prédilection du Japon pour les projets d infrastructure relève aussi d un effort délibéré pour faire de cette activité un vecteur central de l aide japonaise dans le monde Certains observateurs japonais suggèrent même que cette concentration sur la construction ou l amélioration d infrastructures notamment routières s inscrit dans la recherche par Tokyo d un niche qui lui permettrait de revendiquer une expertise particulière dans un domaine adapté à la situation du pays riche en technologies mais pauvre en ressources Comme le déclare le premier Ministre Naoto Kan dans un discours programme prononcé en janvier 2011 10 visant à définir une politique étrangère pour le XXIe siècle et où l Afghanistan n est mentionné qu en passant pour un nombre de pays émergents l infrastructure sera la clé principale pour une croissance continue et un développement qui se maintient à l avenir En même temps le Japon possède le savoir faire technologique requis pour le développement des infrastructures et dispose de capitaux L action japonaise en Afghanistan peut sembler dès lors une application de ces principes généraux du fait de la part importante dévolue à la réhabilitation des axes routiers dans l effort japonais À cet égard il convient de souligner que la gratitude du maire de la ville de Kandahar qui verse 250 000 dollars d aide au Japon après le séisme de mars 2011 tient notamment au rôle qu a joué le Japon dans la réhabilitation de la route reliant Kandahar aux autres grandes villes afghanes vers Herat à l ouest vers Kaboul au nord de Kandahar et vers Quetta de l autre côté de la frontière afghano pakistanaise Concernant l Afghanistan l effort consenti pour le développement des routes relève de surcroît de la volonté japonaise de relier l Afghanistan à l Asie centrale De même le Japon fait preuve d un certain activisme pour développer des initiatives transfrontalières avec le Tadjikistan et l Ouzbékistan par exemple et dans le sud ouest entre l Iran le Pakistan et l Afghanistan De fait tous les discours des responsables japonais incluent désormais de manière systématique l affirmation que l Afghanistan et l Asie centrale constituent un théâtre unique Cette vision pourrait traduire la volonté de Tokyo de d accroître son implantation en Asie centrale projet qui aurait été périodiquement mis en œuvre depuis les années 1990 mais qui manquerait de constance selon certains observateurs japonais comme Akio Kawato ancien ambassadeur en Ouzbékistan et au Tadjikistan Il estime qu en dépit du lancement de la diplomatie de la route de la soie en 1997 la politique japonaise dans cette région a été menée de manière discontinue on and off À partir de 2002 elle aurait de nouveau bénéficié d une attention plus soutenue au moins dans un premier temps dont pourrait témoigner la création en 2004 du dialogue Central Asia Plus Japan entre ministres des Affaires étrangères du Japon et de plusieurs pays d Asie Centrale Cette poussée pourrait avoir plusieurs finalités l accès aux ressources est évidemment un paramètre potentiel Dans un rapport publié en février 2011 11 Jae Hu Drew Thompson et Daniel Wertz suggèrent aussi qu il s agit peut être pour le Japon de renforcer sa position face à la Russie et à la Chine avec lesquels le Japon entretient des litiges frontaliers non réglés et qui voient d un mauvais œil l implantation de tout acteur extérieur en Asie Centrale Écrivant moins d un mois avant le séisme de mars 2011 ils soulignent toutefois qu en dernière analyse l avenir du Japon en Afghanistan dépendra en toute probabilité de la manière dont ses dirigeants choisissent de façonner leur relation avec les États Unis plutôt que d une évolution dans leur évaluation de la menace émanant de l Afghanistan Les catastrophes de mars 2011 ne nous paraissent pas affecter la validité de cette analyse On peut toutefois s interroger sur l efficacité réelle pour l Afghanistan d une aide conçue avant tout par rapport à un pays tiers la dimension politique dont elle est investie peut entraîner des effets contre productifs Examinant l approche japonaise en Afghanistan 12 Kuniko Ashizawa estime ainsi que l empressement du Japon à débourser un milliard de dollars en 2010 conduit des responsables japonais à s atteler davantage à trouver des projets à financer qu à veiller à l efficacité de l utilisation de ces fonds Le caractère éminemment politique de la décision intensifierait la tendance du Japon à simplement transférer les fonds à des agences onusiennes pour remplir les objectifs assignés par exemple un milliard de dollars en un an en l absence de tout effort délibéré pour élaborer un plan d action quant à la manière dont devraient être déboursés les fonds En outre la faible présence du Japon en Afghanistan constitue une entrave à la gestion directe des programmes financés par le gouvernement japonais Cette posture traduit certes la volonté affichée de Tokyo d afghaniser les programmes de développement c est à dire d en confier la planification et la réalisation aux Afghans eux mêmes afin d assurer la réussite durable des initiatives La nouvelle stratégie pour la lutte contre le terrorisme de novembre 2009 réaffirme avec force cette particularité de la méthode nippone qui appelle à lead from behind Cette approche présente toutefois des limites dans sa mise en œuvre Nobutaka Miyahara ministre conseiller de l ambassade du Japon en Afghanistan de 2002 à 2004 affirme en effet que la coordination locale constitue le niveau essentiel 13 de discussion et d interaction pour déterminer l efficacité des initiatives à mener La réticence du Japon à déployer du personnel civil pour assurer la gestion des projets agirait alors au détriment d une réalisation efficace et coordonnée des projets et partant de ses propres intérêts Dans ce contexte les répercussions du séisme pourraient ou

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  • Les relations Etats-Unis / Pakistan. Géopolitique - Zone asiatique
    de là le Pakistan sont devenus des données négligeables de la politique étrangère américaine Islamabad s est sentie trahie quand les critiques venant de Washington se sont faites plus virulentes entre autres sur les groupes terroristes agissant au Cachemire L insulte était considérée comme d autant plus rude qu un pays en plein chaos avait été abandonné à ses frontières Les conséquences de ce chaos trafic de drogues réfugiés etc devaient encore être gérés par ses voisins en premier lieu le Pakistan et l Iran Par ailleurs sous l administration Clinton un intérêt certain pour un rapprochement avec l Inde a commencé à naître Mais en cela les Etats Unis ne faisaient que suivre leur propre intérêt national l autre grande puissance avait été vaincue un nouvel ordre international était à construire et l Asie du Sud y semblait bien secondaire L Inde seule semblait digne d intérêt mais d abord comme rival potentiel de la Chine Dans ce schéma le Pakistan n était plus qu un pays rongé par des problèmes politiques et économiques divers et associé au dossier peu flatteur du terrorisme islamiste Pourtant les liens n ont jamais été totalement rompus jusqu au 11 septembre 2001 même si ils ont été très distendus En effet la position géostratégique du Pakistan les besoins économiques et militaires d Islamabad et la présence d Al Qaïda en Afghanistan ont rendu un divorce total difficile Mais la croyance en la duplicité de l autre s est clairement ancrée des deux côtés de la relation bilatérale dès les années 1990 Quel avenir pour le mariage de raison pakistano américain Pour comprendre les évolutions possibles de ce mariage de raison il faut se concentrer sur deux points liés à l actualité de 2010 et 2011 l impact des inondations d août 2010 dans les relations bilatérales et celui de la mort de Ben Laden en territoire pakistanais dans la nuit du 1er au 2 mai 2011 Curieusement il semblerait qu on ait déjà oublié les inondations d août 2010 Pourtant il s agit du plus important cataclysme que le Pakistan ait eu à souffrir En terme d impact on peut les comparer à la Partition Le pays était vulnérable avant 2010 il était déjà plongé dans une crise économique difficile pendant deux ans Les problèmes énergétiques s illustrant notamment par des coupures d électricité très régulières ralentissaient l industrie Quant à la Guerre contre le terrorisme elle avait déjà coûté 30 milliards de dollars aux Pakistanais Et la relation avec Washington ne semblait pas payer Pire encore elle pesait sur la vie politique économique et sécuritaire du pays du point de vue de ses habitants Mais tout a évolué pour le pire après le mois d août 2010 avec les inondations 400 hôpitaux ont été détruits ainsi que 5 000 kms de route et rails et 7000 écoles Les récoltes qui apportaient des devises au Pakistan tabac coton sucre de canne par exemple ont été dévastées La situation a été particulièrement difficile en zone tribale notamment par la destruction des stocks de grain des ponts des infrastructures du bétail Contrairement à un mythe largement répandu les islamistes n ont pas été les plus efficaces à distribuer de l aide C est bien l armée qui a été la plus efficace Par contre les djihadistes ont pu profiter de la situation 60 000 soldats affectés à la lutte contre le terrorisme ont été redirigés vers l aide humanitaire La campagne contre les militants a globalement perdu son rythme alors qu Islamabad commençait à obtenir des résultats et même les Américains ont dû arrêter leurs attaques de drones en zone tribale à cause des inondations 7 L impact de ce cataclysme sur les relations bilatérales est plutôt mitigé à l image de ce mariage de raison Washington s est montré actif pour apporter de l aide Mais une recherche de gain à court terme s est imposée dans l approche des Américains Ces derniers ont concentré leur aide d abord en zones tribales alors que le sud avait également souffert De même l administration Obama a voulu profiter de la situation pour critiquer la Chine bien moins présente dans l aide à Islamabad Les Pakistanais ont pu voir dans ce positionnement une logique intéressée de grande puissance veillant d abord à ses intérêts le sud était moins important pour l aide humanitaire car il ne nourrissait pas directement une révolte profitant également aux Taliban afghans et l attaque contre la Chine a été jugée déplacée et visant à créer des divisions entre le Pakistan et son meilleur allié en Asie 8 Il y a sans doute eu une conquête momentanée des cœurs et des esprits là où l aide américaine a fait la différence Mais elle s est vite dissipée L aide n est pas devenue une relation plus forte et sérieuse prenant en compte les besoins multiples du Pakistan Une occasion a été ratée par Washington Le Pakistan continue donc à voir dans la politique américaine une diplomatie intéressée de court terme qu il faut savoir exploiter mais dont il faut également se méfier Et avec le choc de l attaque surprise américaine en territoire pakistanais amenant à la mort de Ben Laden dans la nuit du 1er au 2 mai 2011 c est cette fois Washington qui voir confirmés ses pires préjugés sur son partenaire Il est encore bien trop tôt pour savoir véritablement ce qui s est passé et si Ben Laden a véritablement vécu plusieurs années à Abbottabad 9 Un accord entre Musharraf et Bush qui aurait été reconduit sous Obama permettant une attaque américaine en territoire pakistanais si Ben Laden se trouvait sur place a été évoqué 10 Il serait l illustration d un engagement peut être plus complexe de l ISI En général si on peut affirmer que Ben Laden a eu des soutiens au Pakistan l idée d une aide en sous main de l Etat en tant que tel n est pas véritablement concevable En revanche il

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  • Le Japon et l’Asie - Zone asiatique
    en 1945 ne parvint jamais à rejoindre l Occident il quitta en revanche l Asie laissant chez ses voisins un ressentiment encore très présent de nos jours et justifié par les exactions inqualifiables de l armée impériale L un des principaux défis du Japon au cours des dernières décennies en particulier depuis l entrée en stagnation au début des années 1990 consista à reconstruire sa relation avec ses voisins Cet effort est justifié par le risque de voir l archipel entrer dans une phase de déclin que la montée en puissance des autres pays de la région la Chine en tête ne fait que confirmer Mais il s agit d un chantier encore inachevé de nos jours et qui se heurte tant aux résistances des pays qui gardent du Japon un souvenir amer qu aux difficultés de Tokyo à se projeter en Asie orientale Le Japon peut il rejoindre l Asie Face à la crise profonde que traverse le pays qui ne fait que confirmer une tendance déjà forte les dirigeants japonais cherchent donc à affirmer leur ancrage asiatique La page de la tension avec la Chine et la Corée du Sud liée à la question du révisionnisme historique concernant les crimes de guerre japonais semble tournée même si la méfiance est de rigueur Un rapprochement s est par ailleurs opéré avec Séoul ainsi qu avec New Delhi afin de contrebalancer Pékin même si cette raison était officiellement démentie Les rapports sino japonais se sont normalisés même si la création d un pôle asiatique autour de la mer de Chine relève encore de l utopie Ces efforts nécessitent également côté japonais de revenir sur les sujets qui ont fâché au cours des dernières décennies à savoir la façon dont le Japon regarde l histoire de ses conquêtes impérialistes Malgré ces efforts qui restent à fournir le contexte est très favorable à un retour du Japon en Asie Tokyo ne peut le refuser compte tenu des difficultés économiques profondes auquel le pays fait désormais face Un isolement pourrait avoir des conséquences profondes et les dirigeants japonais ont compris la nécessité d un ancrage au dynamisme asiatique De l autre côté des pays comme la Chine ou la Corée du Sud sont sensibles à ces efforts et ont tout intérêt à les accompagner Séoul cherche en effet depuis quelques années à bâtir une architecture régionale au niveau économique et commercial dans un premier temps et le verrou japonais pourrait se libérer Pékin prend de son côté une petite revanche sur l histoire en venant à la rescousse de son voisin et rival traditionnel qu elle vient par ailleurs de devancer au classement des puissances économiques mondiales C est une Chine en position de force qui se présente face à un Japon affaibli et forcément demandeur et Pékin a toutes les raisons de se réjouir d une véritable reconnaissance de son statut de puissance régionale majeure Pour ces différentes raisons nous pouvons considérer que les éléments plaident en faveur d un vrai dialogue

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  • Après l'échec des Etats-Unis, le retour de la Russie en Afghanistan (...) - Zone asiatique
    les intérêts de Moscou en Afghanistan ni à respecter la primauté revendiquée par la Russie au sein de l espace de la CEI Pire du point de vue russe ils cherchent à l ébranler à travers les révolutions colorés l extension de l OTAN ou la possible constitution d un système de défense antimissile en Europe En réaction la Russie envisage une stratégie pour réaffirmer sa place au sein de l espace postsoviétique et reconfigurer ses relations avec les États indépendants de la zone Ayant dépassée sa faiblesse économique des années 1990 Moscou dispose aussi de davantage de moyens pour son ambition À l été 2008 la guerre russo géorgienne va constituer un nouvel évènement majeur alors que les relations sont désormais simultanément mauvaises avec les États Unis et l UE La nouvelle posture russe est théorisée dans le discours de Vladimir Poutine à Munich en février 2007 23 Plus intéressant pour nous elle passe également par un rééquilibrage des orientations occidentales et orientales de la diplomatie russe 24 Comme à de nombreuses reprises au cours de son Histoire cet intérêt de Moscou même relatif pour l Orient s inscrit aussi dans la déception russe par rapport à l Occident À notre sens le renouveau de l activisme russe en Afghanistan où les intérêts avec Washington divergent est aussi à percevoir sous ce prisme Entre Moscou et Kaboul vers une nouvelle donne à partir de 2008 Les années 2000 ont vu se développer à mesure que se désagrégeait l alliance antiterroriste avec les États Unis et qu était perçu le renouveau de la puissance russe de nouvelles prises de positions par les analystes russes sur l Afghanistan La volonté de voir une Russie plus active non pas seulement au sein de la CEI mais également dans des zones où elle possède des intérêts importants a émergé En l occurrence pour gérer les défis que posent le développement de l influence chinoise en Asie centrale et la présence américaine l idée est de constituer la Russie comme facteur d intégration en Eurasie et de l ouvrir finalement vers les mers du Sud 25 Le regain d intérêt russe pour l Afghanistan est aussi à insérer dans ce cadre À ce propos il faut par contre toujours se garder de percevoir la prise de décisions au niveau du Kremlin comme un processus monolithique En effet de nombreuses agences étatiques sont en concurrence pour définir les priorités de la politique étrangère russe Sur l Afghanistan la stratégie se définit largement au croisement des intérêts du Ministère des Affaires Étrangères MID de l administration présidentielle de l État major militaire et finalement des grandes compagnies d État qu elles soient énergétiques ou d armements Actuellement il semble que le MID pèse le plus dans les choix de politique étrangère en Afghanistan même si la relation est de plus en plus encadrée par les milieux d affaires 26 La décennie 2000 a vu la Russie renforcer considérablement ses relations politiques avec le nouveau pouvoir afghan d Hamid Karzaï En novembre décembre 2001 à la conférence de Bonn Moscou a facilité la formation d un gouvernement afghan autour du nouveau leader pashtoun Par la suite il a graduellement intensifié les contacts bilatéraux qui se sont progressivement intégrés au cadre de l OCS De manière intéressante cette nouvelle proximité politique a produit une abondance de déclarations d amitiés et de promesses de développer la coopération économique Du côté russe le projet politique s accompagne d une réactivation des références historiques pour accentuer les thèmes de la coopération pacifique d avant 1979 de l abondance des constructions réalisées par l URSS en Afghanistan le chiffre de 142 projets réalisés est repris de manière systématique ou encore de l ancienneté des relations Ces thèmes trouvent un écho favorable auprès du Kaboul officiel qui semble prêt à mettre de coté l épisode de la guerre soviétique pour désormais favoriser la coopération avec Moscou Le 20 21 janvier 2011 sur fond d instabilité politique en Afghanistan la visite d Hamid Karzaï dans la capitale russe a de nouveau montré l intérêt commun des deux États à accroître leurs contacts politiques 27 La perspective historique adoptée par les deux parties est aussi intéressante en ce qu elle questionne nécessairement la situation actuelle et constitue une critique voilée du manque d engagement perçu de la coalition internationale dans la reconstruction civile en Afghanistan Dans un certain sens Moscou tente de se poser en pendant économique de l engagement militaire de l OTAN Il s agit aussi d une manière de se présenter comme un acteur central pour la reconstruction du pays qui devrait largement passer par la restauration et la modernisation des installations construites au temps de la présence soviétique Un engagement dans ce secteur augmenterait sensiblement l influence russe Pourtant malgré ces belles perspectives la réalité est sensiblement différente et la relation économique peine à mettre en pratique les promesses de la nouvelle proximité politique Au delà d une aide humanitaire dont la fourniture se poursuit en 2011 les investissements russes en Afghanistan demeurent modestes D après le MID les compagnies russes n ont investi que 34 millions de dollars en Afghanistan entre 2006 et 2008 28 Cet état de fait est officiellement justifié par leur frilosité à s engager dans un pays sensible que ce soit pour des raisons sécuritaires ou politiques Par ailleurs l Asie centrale est plutôt privilégiée car elle demeure une zone mieux connue appartenant à la sphère d influence russe et où les ressources sont vues comme plus prometteuses Au niveau du commerce bilatéral la situation est également insatisfaisante avant 2007 les échanges ne décollent pas vraiment et la Russie n est pas un partenaire aussi important que l Iran la Chine le Pakistan ou l Inde pour Kaboul À l été 2007 la Russie va accepter de renoncer à 90 de la dette afghane de près de 11 milliards de dollars à l Union Soviétique supprimant le facteur central qui bloquait le développement des relations économiques Il s agit là finalement d un pré requis minimum d une nécessité politique que Moscou doit mettre en place pour interagir avec l Afghanistan dans le présent Dans le sillage de cette décision le commerce bilatéral va doubler sur deux ans passant de 94 à 190 millions de dollars entre 2006 et 2008 29 Lors de son passage récent à Moscou Hamid Karzaï a chiffré le commerce bilatéral à près de 500 millions de dollars par an 30 La visite a aussi été l occasion pour les deux parties de signer un accord cadre sur la coopération en matière de commerce et d économie L accent est désormais mis sur la nécessité de développer une coopération pratique privilégiant la relation économique Alors qu avant 2007 le seul engagement d importance de la part de Moscou portait sur la modernisation de la centrale hydroélectrique de Naglu l abolition de la dette a ouvert la voie à d autres projets En premier lieu il s agirait ici de la rénovation de l une des constructions emblématiques de la période soviétique le tunnel de Salang pour laquelle une proposition russe est en voie d être avalisée par le pouvoir afghan 31 Un rôle central dans la mise en place de ces nouveaux projets en Afghanistan est joué par le Conseil d Affaires russo afghan créé en février 2007 La récente visite d Hamid Karzaï a encore une fois donnée l occasion aux deux parties de dynamiser leurs contacts à ce niveau 32 À moyen terme cette coopération devrait continuer avec notamment la possibilité pour la Russie de participer à la reconstruction du combinat de construction d habitations de Kaboul 33 Cependant certaines limites persistent Ainsi Moscou malgré un intérêt prononcé pour le secteur se retrouve pour l instant tenu à l écart de l exploitation du sous sol afghan Il n est pas certain que la situation va évoluer rapidement même si une possible participation russe a été discutée lors de la récente visite d Hamid Karzaï 34 Parallèlement si le commerce bilatéral continue à être en très forte croissance en 2010 2011 il repose principalement sur la vente de matières premières et de produits intermédiaires par la Russie et non sur le transfert de technologies ou l exportation de produits manufacturés 35 Sur ce point lors de sa visite Hamid Karzaï a insisté sur l idée que l Afghanistan était intéressé à voir s accroître les approvisionnements en hydrocarbures depuis la Russie 36 Il n est pas certain que Moscou souscrive totalement à cette perspective Cependant il pourrait accepter si son rôle dans la reconstruction afghane augmente sensiblement En Afghanistan Moscou peut s appuyer actuellement sinon sur un lobby prorusse du moins sur des groupes russophiles pour relayer son influence Héritage des élites formées en Union Soviétique des anciens soutiens du gouvernement communiste de la République Démocratique d Afghanistan ou plus récemment des anciens membres de l alliance du Nord ces groupes apparaissent plutôt favorables à un engagement accru de la Russie dans le pays Pourtant encore une fois il ne s agit pas ici d un groupe de pression structuré mais de groupements disparates Au demeurant leur influence est aussi contrebalancée par ceux qui ne sont pas prêts à se départir du souvenir de l invasion soviétique et évoquent toujours la possibilité de réclamer à la Russie des réparations de guerre 37 Nombre de ses groupements sont liés à l armée afghane qui demeure un relais traditionnel de l influence russe dans le pays D ailleurs une part importante de l engagement économique et politique de la Russie est actuellement encadrée par des anciens des relations afghano soviétiques notamment des militaires par le biais par exemple de l organisation la fraternité de combat boevoe bratstvo qui regroupe les vétérans des conflits menés par Moscou 38 À un autre niveau la compagnie étatique d exportation d armes Rossoboronexport possède de nombreux intérêts en Afghanistan et espère sécuriser une place sur le marché local Sa réussite semble envisageable puisque le pouvoir afghan pour limiter sa dépendance par rapport aux États Unis et obtenir des armements plus sophistiqués témoigne d un intérêt certain pour l idée d un approvisionnement accru depuis la Russie 39 En avril 2011 les États Unis et la Russie ont finalement trouvé un accord qui n est pas encore officiellement signé au 1er mai 2011 pour la fourniture par Moscou de 21 hélicoptères militaires MI 17 à l Afghanistan En projet depuis l année précédente la commande qui devait à l origine être passée par l OTAN le sera directement par Washington pour une somme approchant les 367 millions de dollars 40 Il s agit là d un témoignage de la qualité de la nouvelle relation russo américaine qui prend forme à partir de 2009 Actuellement Moscou s apprête aussi à la demande de Washington à considérablement augmenter son implication dans la formation de la police afghane un accord en ce sens a été conclu lors de la visite d Hamid Karzaï à Moscou en janvier 2011 41 Par ailleurs la Russie qui a déjà fourni près de 200 millions de dollars en armements formation et assistance militaire à l Afghanistan entre 2002 et 2006 42 a de nouveau transféré une large quantité d armements à la police afghane début 2011 Ces transferts d armement un temps gelés ont repris au moment où les positions entre les États Unis et la Russie ont commencé à se rapprocher sur la question afghane Encore une fois ces deux points sont liés à l intérêt traditionnel de Moscou pour l armée afghane comme relais de son influence en Afghanistan Vers un nouveau partenariat russo américain en Afghanistan Les relations entre la Russie et les États Unis vont commencer à évoluer avec l arrivée à la maison blanche de l administration Obama et la reconfiguration de la politique américaine en Afghanistan Du coté russe le fait important est qu enfin sa position sur le besoin de placer la lutte contre le trafic de drogue au cœur de la guerre afghane va trouver un écho dans la nouvelle stratégie américaine Le 6 juillet 2009 une étape est franchie lors de la rencontre entre D Medvedev et B Obama qui acte la mise en place par les États Unis d une politique de réinitialisation dite de reset des relations avec Moscou Plus généralement le reset a permis de recentrer la relation bilatérale autour de trois idées clés 1 empêcher l Iran d acquérir la bombe nucléaire 2 réanimer les traités de contrôle des armements et 3 stabiliser l Afghanistan 43 Cette relance passe par une série de concessions faites à la Russie sur des questions internationales de première importance pour elle Elle ouvre ainsi la voie à la signature d un accord sur la limitation des armes stratégique entre les deux pays l année suivante Par ailleurs la Russie obtient l assurance de son inclusion dans les discussions sur le système de défense antimissile européen 44 L Afghanistan est aussi au cœur des débats car la Russie accepte de faire transiter des équipements militaires et du personnel par son espace aérien dans le cadre de la mise en place par Washington du Northern Distribution Network NDN sensé créer une redondance à la route d approvisionnement passant par le Pakistan et qui est affectée par d importants risques sécuritaires En avril 2011 l ISAF a effectué le 1000e vol d approvisionnement au dessus de la Russie ce qui représente le transport de plus de 150 000 membres du personnel en direction de l Afghanistan 45 Dans ce dernier cadre l accord sur la NDN confirme une avancé importante intervenue l année précédente Ainsi un accord sur le transit terrestre des produits non létaux par la Russie a été obtenu au sommet de l OTAN à Bucarest en avril 2008 Il s agit d un appui important pour l intervention de la coalition alors que d après les officiels américains entre le 27 février 2009 date du début officiel du transit terrestre et la fin avril 2011 plus de 25 000 containers ont été transportés par cette voie 46 En décembre 2009 Anders Fogh Rasmussen parle ouvertement d étendre le transit terrestre aux produits létaux lors de sa visite à Moscou Au cœur du rapprochement bilatéral entre Moscou et Washington se trouve donc Kaboul En avril 2010 un officiel américain annonce dans les médias afghans Russia has become a vital partner in defeating the Taliban and securing Afghanistan People often ask me what s new in the reset and my short answer is cooperation on Afghanistan 47 De manière plus pragmatique la Russie a de toute façon intérêt à s impliquer davantage dans la stratégie américaine ne serait ce que pour se positionner dans le cadre d un après conflit ou pour se ménager des moyens de pressions sur l action des États Unis dans la région en réduisant aussi par exemple l importance de la route d approvisionnement alternative par le Sud Southern Distribution Network Des intérêts économiques sont également en jeu pour les compagnies russes notamment la compagnie d État de chemins de fer et les compagnies de transport par cargos telles Vertical T UTAIR et la compagnie russo ukrainienne Volga Dniepr avec la mise en place de ces nouvelles lignes d approvisionnement vers l Afghanistan 48 Par ailleurs il faut garder en considération que ces accords qui interviennent en parallèle à l affaire de la base de Manas ne remettent pas en cause la volonté russe de renforcer son rôle en Asie centrale En ce sens la tentative avortée pour forcer les États Unis à quitter la République kirghize peut apparaître comme un autre moyen pour accroître la dépendance de Washington par rapport aux routes d approvisionnement passant par la Russie une manière d obtenir un monopole ou un droit d exclusivité en somme La nouvelle proximité s incarne cependant le plus nettement dans la coopération russo américaine dans la lutte contre le trafic de drogue en Afghanistan En 2009 2010 Moscou a clairement dynamisé son action en ce sens alors que Viktor Ivanov un ancien de l Afghanistan soviétique et un proche de Vladimir Poutine a pris la tête du Service Fédéral pour le Contrôle de la Drogue FSKN en mai 2008 En mars 2010 V Ivanov est en visite en Afghanistan pour signaler que la perspective russe a changé Moscou met pour la première fois l accent sur l idée que le pouvoir afghan fait des efforts pour lutter contre la production d opium l information est relayée par médias interposés 49 Au moment où le FSKN annonce l augmentation de son personnel présent en Afghanistan la visite s intègre également au cadre de la coopération avec les États Unis avec le partage de données opérationnelles sur la localisation des usines de productions d héroïne en Afghanistan 50 L apogée de la coopération est atteinte en octobre 2010 En préambule du sommet Russie OTAN de Lisbonne Washington et Moscou mènent une opération commune tripartite avec le pouvoir afghan qui se solde par la destruction de trois laboratoires de production d héroïne et de morphine en Afghanistan 51 À la fin 2010 la coopération entre la Russie et Washington a atteint un niveau inimaginable en 2001 Sur l Afghanistan les avancées sont particulièrement importantes puisque Moscou accepte une extension de l accord sur le transit des marchandises par son territoire terrestre en novembre 2010 En réengageant simultanément Kaboul et Washington la Russie a multiplié ses options stratégiques dans la région tout en raffermissant sa présence militaire en Asie centrale À notre sens l implication de la Russie dans la stratégie afghane des États Unis a aussi fini de constituer une dépendance réciproque entre les deux pays Washington a besoin du soutien russe pour donner un nouveau souffle à l opération afghane et la Russie craint un échec américain qui l obligerait à s occuper du problème avec le seul soutien des puissances régionales Pour jouer un rôle en Afghanistan Moscou tente souvent de

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  • l Asie centrale et de la politique étrangère russe En 2011 il travaille en République kirghize pour une ONG internationale Ses articles pour Diploweb com Russie Afghanistan États Unis un jeu à trois depuis 2001 Géopolitique de l Afghanistan Alors que les Etats Unis soutiennent la résistance anti soviétique en Afghanistan de 1979 à 1989 leur intervention de Direction Directeur P Verluise Conseil scientifique Charte du site Faire un don

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