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  • un DEA en relations internationales mention études stratégiques Domaine d expertise Prolifération nucléaire questions sécuritaires Golfe arabo persique recherche et analyse stratégiques prospective sécuritaire gestion de crises planification Expériences professionnelles Chargée de mission planification de sécurité nationale et gestion des crises au ministère de l Intérieur depuis septembre 2014 Chargée de mission lutte contre la prolifération des armes de destruction massive à la Délégation aux Affaires Stratégiques DAS du ministère de la Défense de 2009 à 2014 Travaux de recherche Ses travaux de recherche portent sur les évolutions de la sécurité dans le Golfe arabo persique depuis la révolution islamique iranienne Elle étudie en particulier les processus de construction de la menace sécuritisation et leurs impacts sur les politiques étrangères des Etats concernés Partant du constat que les travaux existants sur la construction d une architecture de sécurité dans le Golfe sont au point mort elle cherche à identifier les raisons pour lesquelles il est difficile aujourd hui d élaborer une architecture crédible de sécurité régionale Publications Le régime de non prolifération nucléaire mondial à l épreuve de la crise nucléaire iranienne Observatoire de la non prolifération n 87 Centre d Etudes de Sécurité Internationale et de Maîtrise des armements décembre 2013 Pourquoi l Iran n abandonnera jamais son programme nucléaire Revue Défense Nationale n 765 décembre 2013 L élection d Hassan Rouhani peut elle impacter les négociations sur le dossier nucléaire iranien Lettre IRSEM n 6 septembre 2013 Contact marjorie bordes laposte net Ses articles pour Diploweb com Comment l Iran négocie Téhéran a développé une méthode de négociation à la rhétorique et à la mise en scène redoutables Loin d être négligeable ce travail de construction du Direction Directeur P Verluise Conseil scientifique Charte du site Faire un don Devenir membre Auteurs Proposer un article Synergies Présenter le

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  • Gérard Chaliand La capacité d'action des djihadistes va devenir (...) - Moyen-Orient
    Italiens ou les Allemands sont eux aussi concernés Les bombardements commencent Je pense qu ils vont être extrêmement utiles pour priver l Etat islamique de ses moyens économiques Comme on le sait ceux ci proviennent de la revente de pétrole à des compagnies qui ont toutes débouché en Turquie avec d ailleurs l assentiment de cette dernière Par ailleurs cette intervention va totalement briser la mobilité qu ont eu les djihadistes au début du mois de juin 2014 Dans ces zones désertiques en Syrie et plates en Mésopotamie comme son nom l indique ce pays entre les deux fleuves est une plaine Hormis pour les villes tout déplacement sur un tel terrain s avère dès lors extraordinairement risqué Ainsi la capacité d action des djihadistes va devenir particulièrement limitée et leurs moyens économiques largement appauvris ce qui est un très bon début On peut nécessairement faire mieux en ayant davantage de participants Je ne vois pas pourquoi seuls les Français les Anglais et quelques autres participeraient militairement Les Hollandais les Danois les Italiens ou les Allemands sont eux aussi concernés Toute l Europe Peut on craindre comme l affirmait encore récemment Dominique de Villepin que cette intervention militaire alimente le terrorisme Gérard Chaliand Bien sûr Ce qu a déclaré M de Villepin ne me semble pas inexact mais il ne décrit qu un des aspects L autre étant qu on affaiblit sur le plan militaire un adversaire qui fin juin paraissait plus menaçant et qu il était nécessaire d agir Il faut quand même avoir un minimum de courage le terrorisme se joue essentiellement dans les esprits et dans les volontés et les médias se font souvent des vendeurs d angoisse au lieu d expliquer les phénomènes Il y a évidemment des effets collatéraux indiscutables nous avons déjà eu une forme de réponse avec la décapitation des deux Américains d un Britannique et d un Français Ce sont des conséquences mais toute politique implique des risques Je ne vois pas comment on peut frapper et imaginer qu on ne sera pas frappé à son tour Nous avons tellement perdu le sens des rapports de force que n importe quelle violence qui pourrait nous menacer nous rend tremblants Il faut quand même avoir un minimum de courage le terrorisme se joue essentiellement dans les esprits et dans les volontés et les médias se font souvent des vendeurs d angoisse au lieu d expliquer les phénomènes Sans compter ceux qui annoncent une troisième guerre mondiale Cependant les risques d actes terroristes sont limités que peut faire une poignée d individus contre un Etat organisé comme la France ou la Grande Bretagne Souvenons nous des lendemains du 11 septembre 2001 lorsqu Oussama Ben Laden prédisait une apocalypse Qu a t on vu depuis douze ans Les attentats de Madrid de Londres de Boston c est finalement très peu de choses Va t on être terrorisés par quelques menaces d attentats En France le dernier attentat sérieux a eu lieu en 1996 probablement perpétré

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  • Géopolitique du Moyen-Orient: intervenir ou pas ? P. Conesa - Moyen-Orient
    avait été refusé à propos de la Syrie en décembre 2013 une fois la question nucléaire réglée Les États Unis qui ont désormais des discussions bilatérales de très haut niveau avec l Iran semblent ne pas avoir entendu cette déclaration La Jordanie est un cas plus complexe Le Royaume déjà fragilisé par un afflux massif de réfugiés irakiens et syriens par une situation socio économique difficile et par l épineux dossier israélo palestinien est un objectif de choix pour les dirigeants de l Etat Islamique Le Roi est conscient du soutien d une partie de la population acquise aux thèses islamistes et qui abriterait même des cellules djihadistes dormantes Logiquement le monarque devrait être le premier à sonner l hallali contre les djihadistes de l Etat Islamique d autant qu il peut se prévaloir de son statut de gardien des lieux saints musulmans de Jérusalem Mais il est conscient du risque de voir la Jordanie basculer dans l insurrection Pour l instant il fait donc preuve de la plus extrême prudence se contentant de déployer d importants effectifs militaire face à la frontière irakienne désormais tenue par les jihadistes Le Premier ministre jordanien a déclaré que la Jordanie ne faisait pas partie des 10 pays participants à la coalition annoncée par Barak Obama Et les médias jordaniens sont allés dans le même sens la Jordanie ne participe pas à la guerre contre Daesh L opinion publique et le parlement aussi y sont opposés car ils considèrent dangereux de combattre l EIIL La société jordanienne sent le danger car certains milieux soutiennent Daesh et même des jeunes dans certaines villes portent facilement le drapeau de ce groupe 2 Autres alliés militaires possibles l Egypte et les pays d Afrique du Nord qui se satisfont plutôt bien de l appel au Jihad lointain qui attire leurs propres terroristes en mal de combat Ils ont déjà suffisamment à faire avec la situation libyenne Leur problème comme celui des Occidentaux consiste à faire pour que ceux ci ne puissent pas revenir semer le désordre chez eux scénario afghan bien connu Reste alors les principaux pays directement concernés par Daesh mais qui se gardent bien d avancer des propositions militaires sérieuses L Arabie saoudite maison mère du Salafisme Jihadiste a créé un Frankenstein dont elle redoute depuis quelques années l effet boomerang Aujourd hui les dirigeants du royaume semblent divisés sur la ligne à adopter conscients qu un certain nombre de fondations privées saoudiennes ont financé les djihadistes combattant en Irak et en Syrie et que la seule priorité stratégique de la famille régnante reste d assurer la pérennité de la monarchie inconciliable avec l idée de Califat et la stabilité de la péninsule arabique Craignant une contagion du Printemps arabe autre risque le royaume avait intensifié sa campagne contre les militants des droits de l Homme et les organisations internationales Riyad classe à parité les Frères musulmans Daech Al Nosra et le Hezbollah en Arabie saoudite comme organisations terroristes Le Hezbollah en Arabie saoudite est un groupuscule clandestin chiite Houtis qui s est manifesté quelque fois dans le passé et qui serait appuyé par l Iran la Syrie et le Hezbollah libanais Les Houthis sont les rebelles chiites zaïdites qui contrôlent des régions du nord du Yémen proches de la frontière saoudienne Comme les Jordaniens les Saoudiens ont déployé 30 000 hommes face à la longue frontière irakienne Mais accueilleront ils des réfugiés eux qui ont l argent et l espace 3 Enfin le Qatar continue sa guerre privée contre Riyad par Frères musulmans interposés et crise égyptienne Nouri Al Maliki ancien premier ministre avait déclaré Ces deux pays Arabie saoudite et Qatar sont les premiers responsables des violences entre communautés du terrorisme et de la crise de sécurité en Irak affirmant que Ryad et Doha fournissaient un soutien politique financier et médiatique aux insurgés et accusant les deux pays d acheter des armes au bénéfice des organisations terroristes formule exagérée probablement dictée par l amertume de quitter le pouvoir Quelle est la situation politique réelle de la région Les crises du Proche et du Moyen Orient font apparaitre que le monde arabo musulman est plongé dans la plus grande guerre de religion que l Islam ait jamais connue Neuf pays sont frappés par les violences entre Sunnites et Chiites l Afghanistan le Pakistan la Syrie l Irak le Yémen le Liban la Malaisie la Somalie et Bahrein 4 En découle une situation nouvelle et inquiétante pour Riyad écrit Peter Harling dans Le Monde diplomatique de septembre 2014 la majorité sunnite dans la région développe un complexe minoritaire sentiment confus mais puissant de marginalisation de dépossession d humiliation Ils se croient et se disent privés de leurs droits élémentaires et persécutés Les guerres de Syrie et d Irak sont instrumentalisées dans le conflit politique qui oppose les deux puissances régionales Iran et Arabie saoudite après le retrait des troupes des États Unis et de l Organisation du traité de l Atlantique Nord OTAN Cette période de guerre froide a échappé à tout contrôle L Iran s est discrédité en Syrie et les monarchies arabes ont été incapables de se faire entendre de leurs Frankenstein désormais largement indépendants L État islamique ne menace plus seulement l Irak mais aussi l Iran chiite et surtout l Arabie saoudite contrainte de revoir drastiquement sa politique et ses alliances Téhéran estime que la balle est dans le camp des monarchies arabes et espère que les Occidentaux useront de leurs relations avec les familles régnantes pour les inciter ou les contraindre à cesser leur soutien aux mouvements sunnites radicaux Riyad espère que les Occidentaux viendront seuls combattre EIIL pour ne pas avoir à s allier avec Téhéran Quelle va être l écho de cette nouvelle croisade principalement menée par les forces occidentales Le Salafisme pur produit des madrasas saoudiennes est une secte apocalyptique convaincue que la fin du monde est annoncée et que seule la rédemption par une pratique littéraliste de la religion permet au croyant d être sauvé

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  • Géopolitique des relations Iran - Syrie - Etat Islamique - Moyen-Orient
    Syrie a par la suite été confirmée à plusieurs reprises comme en février 2013 à l occasion de la mort du général de brigade iranien Hassan Shateri 35 ou en mai 2014 avec celle du général Abdollah Eskandari qui dirigeait la Fondation des Martyrs de la province du Fars jusqu en 2013 36 même si Téhéran a continuellement minimisé leur rôle Tout au plus peut on s interroger sur la taille des effectifs déployés qui semble avoir été relativement faible au départ mais se serait ensuite étoffée 37 et sur leur degré d implication directe aux côtés des forces pro Assad dans les opérations militaires contre les insurgés Sur le plan militaire selon les experts américains Téhéran a aidé Damas qui se méfie de ses propres forces armées composées de nombreux sunnites à former une milice pro Assad Jaysh al Sha bi National Defence Force composée de Syriens généralement chiites pour certains alaouites afin de combattre pour le compte du régime 38 Cette milice qui comprendrait jusqu à 50 000 membres selon certaines estimations serait entraînée par les Gardiens de la Révolution et le Hezbollah libanais Très active à Damas et Alep elle est organisée sur le modèle du basij iranien selon les déclarations de Mohammad Reza Naghdi qui commande cette formation paramilitaire en Iran 39 Par ailleurs les réseaux militants chiites ont commencé à se mobiliser en faveur du régime syrien à partir de l automne 2012 Le rôle exact de Téhéran dans cette mobilisation est difficile à évaluer Sans doute a t il facilité les contacts l organisation et le déploiement de ces militants en Syrie La mise en avant dans sa propagande du caractère anti chiite de certains groupes djihadistes sunnites opérant sur le territoire syrien et la dénonciation de leurs exactions ont en tout cas réussi à attirer des combattants La force pro assad Liwa Abu Fadl al Abbas LAFA ou Brigade al Abbas serait ainsi composée de chiites de diverses nationalités Irakiens Syriens Libanais voire Afghans et Pakistanais officiellement engagés dans la défense du mausolée chiite de Sayyida Zeynab au sud de Damas mais opérant aussi ailleurs dans le pays 40 Un certain nombre d organisations chiites irakiennes proches de Téhéran comme l organisation Badr assiste aussi le régime syrien 41 Mais le principal allié et relais de Téhéran en Syrie est la milice libanaise du Hezbollah dont il est proche depuis sa création 42 Cette dernière est un des maillons les plus importants de l axe de la résistance face à Israël et aux États Unis Cette organisation partage avec lui un intérêt vital à la survie d un régime ami à Damas Les membres de ce mouvement ont été très utiles à Téhéran en Syrie Outre la proximité géographique de leur base libanaise et leur expérience militaire arabophones il leur était plus facile d opérer sur le territoire syrien que les Gardiens de la Révolution Le Hezbollah qui soutient Damas dans sa rhétorique depuis le début de la crise a notamment eu pour responsabilité le contrôle de la frontière libano syrienne face aux infiltrations des groupes rebelles anti Assad Il aurait assisté Damas au Liban en coopérant avec les services syriens contre les opposants à Bachar al Assad réfugiés dans ce pays et leurs sympathisants libanais Fin avril 2013 dans le sillage de la bataille d al Qasayr Hassan Nasrallah a reconnu publiquement l engagement direct de forces du Hezbollah dans les opérations militaires en Syrie 43 Depuis cette reconnaissance a été réitérée à plusieurs occasions et les exemples de la présence des miliciens libanais se sont multipliés comme à Alep Homs Damas ou dans la région de Qalamoun à la frontière syro libanaise à l hiver 2013 printemps 2014 44 L importance des effectifs engagés sur le terrain syrien reste cependant délicate à mesurer avec précision Les chiffres de 3000 à 5000 combattants ont été évoqués 45 Comme pour Téhéran la perte de combattants est signalée régulièrement dans les médias 46 sans qu il soit possible de vérifier leur nombre exact le mouvement restant discret à ce propos Le chiffre d environ 500 miliciens tués en Syrie était ainsi rapporté en mars 2014 par le Daily Star 47 Des pertes supplémentaires ont été enregistrées dans les mois suivants Au final l assistance du Hezbollah a amélioré les capacités militaires du pouvoir syrien 48 face à ses opposants contribuant ainsi aux objectifs de Téhéran Mais à plus long terme le bilan de cette implication syrienne même s il faut rester prudent tant la situation syrienne reste incertaine pourrait être très négatif pour le mouvement libanais et donc pour Téhéran 49 Enfin l Iran a également livré d importantes quantités de matériels à son allié syrien comme l ont montré l interception en mars 2011 par les autorités israéliennes du navire Victoria et les saisies de cargaisons d armes en Turquie en mars et août 2011 et janvier 2012 50 L assistance militaire de l Iran à Damas a été fondamentale pour la survie du régime Le général des Marines James Mattis déclarait en avril 2013 que a bsent Iran s help I don t believe Assad would have been in power the last six months Téhéran aurait aussi fait transiter par voie aérienne de l équipement militaire vers Damas via l Irak en violation de l embargo sur les armes à destination de la Syrie décrété par l Onu 51 Washington a interpellé Bagdad à plusieurs reprises à ce sujet Sans succès malgré l organisation officielle par l Irak de contrôles aléatoires d avions cargos iraniens à destination de la Syrie à partir d octobre 2012 52 Le ministre irakien des Affaires étrangères a dû reconnaître en juillet 2013 que son pays n avait pas les moyens d empêcher Téhéran d envoyer des armes par le biais de son espace aérien 53 L assistance militaire de l Iran à Damas a été fondamentale pour la survie du régime Le général des Marines James Mattis déclarait en avril 2013 que a bsent Iran s help I don t believe Assad would have been in power the last six months 54 C Un soutien économique et financier considérable L Iran a assisté au mieux la Syrie pour lui permettre de résister aux sanctions qui lui ont été imposées Il a aidé Damas à écouler son pétrole via l Irak ou lui a fourni un navire pour exporter du pétrole en direction de la Chine 55 Téhéran serait aussi actif dans le secteur de l électricité et aiderait Damas à se fournir en grains pour alimenter les marchés locaux et limiter les pénuries Les deux pays ont par ailleurs finalisé un accord de libre échange qui permet aux produits syriens d entrer en Iran en étant très peu taxés Mais c est surtout en matière financière que la République islamique a été la plus active Les médias ont fait état de transferts vers la Syrie atteignant plusieurs milliards de dollars Selon le Times l Iran aurait dépensé pas moins de 10 milliards de dollars octobre 2012 en faveur de son allié syrien au point que ce fardeau financier aurait créé des tensions au sein même du pouvoir entre le Guide et les Gardiens dans un contexte économique difficile pour la République islamique 56 En janvier 2013 les deux pays ont signé deux protocoles d accord aux termes desquels Téhéran devait notamment ouvrir une ligne de crédit à Damas d environ 1 3 milliards de dollars 57 Il s agissait de la première annonce officielle d un octroi de ligne de crédit de l Iran à la Syrie En mai suivant les médias syriens ont annoncé l ouverture de deux lignes de crédit iraniennes supplémentaires d un montant total de 4 milliards de dollars Une troisième était envisagée par Téhéran pour aider le pays frappé par l embargo international 58 Grâce à cette assistance multiforme politique diplomatique militaire économique et financière mise en place dès le début des manifestations pacifiques et intensifiées alors que le pays a sombré dans la guerre civile la République islamique espère sauver et son allié et son alliance III L élection de Rohani une nouvelle donne Dans le sillage de son élection juin 2013 le président Rohani ne s est pas écarté de la rhétorique employée par la République islamique sous son prédécesseur concernant la Syrie Lors de sa première conférence de presse il a rappelé la légitimité du Président Assad s est prononcé contre toute intervention étrangère dans les affaires syriennes omettant au passage celle massive de son pays et a affirmé que la crise syrienne devait être réglée par le peuple syrien 59 Téhéran a poursuivi son assistance multiforme à Damas Les deux partenaires ont finalisé à la fin juillet 2013 l ouverture de la ligne de crédit qui avait été discutée en mai pour permettre au régime syrien d acheter des produits pétroliers 60 Le soutien iranien à Damas est resté constant même au plus fort des tensions de la fin de l été 2013 Ainsi face aux graves soupçons d utilisation d armes chimiques dans le quartier de la Ghouta août 2013 même si Hassan Rohani a reconnu que des agents chimiques avaient été utilisés il s est refusé à désigner un responsable Face à l indignation internationale partagée en Iran même il a toutefois ajouté que la République islamique d Iran qui a été victime d armes chimiques durant la guerre Iran Irak demande à la communauté internationale de tout faire pour empêcher l utilisation de telles armes partout dans le monde 61 Une posture déclaratoire qui a été accueillie positivement par les commentateurs internationaux même si cela n a en rien modifié le soutien de Téhéran à Damas Dans la foulée Hassan Rohani a d ailleurs repris des diatribes classiques de la République islamique 62 Son administration a désigné les rebelles comme responsables de cette attaque meurtrière et mis en garde Washington contre toute intervention en Syrie 63 Face à la possibilité d une opération militaire internationale contre le régime syrien dans le sillage de cette attaque Téhéran lui a réitéré son soutien politique Il a multiplié les avertissements et les menaces voilées pour dissuader les Occidentaux et leurs alliés arabes de frapper Damas et a dénoncé les prises de positions de la Ligue arabe appelant la communauté internationale et l Onu à prendre des mesures contre le gouvernement syrien 64 Téhéran s est empressé de soutenir la proposition russe appelant à mettre sous contrôle international les armes chimiques de la Syrie Il n a pu que s en féliciter car elle a fait retomber la pression internationale sur Damas rendu indispensable pour la communauté internationale le maintien du régime le temps au moins que le démantèlement de ces armes soit effectué et éloigné la perspective d une intervention militaire américaine contre Damas dont les conséquences auraient pu être incalculables pour l Iran L accent remis sur la seule voie diplomatique et le rôle de l Onu pour régler la question syrienne était également un développement très positif pour la République islamique car il lui laissait d importantes marges de manœuvre De même sur le terrain militaire le régime Assad a t il pu poursuivre ses opérations engrangeant des succès militaires lui permettant de mieux se positionner pour d éventuelles négociations avec une opposition très divisée 65 La décision américaine a enfin contribué à tendre les relations entre les États Unis et l Arabie saoudite 66 ce qui est un gain tactique collatéral non négligeable pour Téhéran dans la guerre froide qui l oppose à Riyad au Moyen Orient depuis le déclenchement des printemps arabes Dans le sillage de cette décision américaine et de la réduction de la tension internationale autour de la Syrie le président Rohani a lancé une véritable offensive de charme en direction des Occidentaux Dans une interview accordée à la télévision américaine en septembre 2013 il a affirmé que son pays ne cherchait pas à obtenir l arme nucléaire 67 Il a ensuite rencontré le président français et s est entretenu par téléphone avec Barack Obama une première pour un président iranien depuis 1979 Ces divers gestes ont modifié l image internationale de l Iran et lui ont permis d amorcer son retour sur la scène diplomatique Ils ont créé l espoir parmi les Occidentaux de voir les relations s améliorer avec ce pays et replacé l attention de la communauté internationale sur la question du nucléaire faisant au passage passer le soutien iranien à la Syrie au second plan Washington a de son côté laissé entendre début octobre 2013 qu il pourrait accepter une participation de l Iran à de potentiels pourparlers de paix sur la Syrie Genève II à condition que Téhéran soutienne le Communiqué de Genève I appelant à un gouvernement de transition dans le pays Une position rejetée immédiatement par la République islamique qui la considérait comme le reflet de la volonté des États Unis de se débarrasser de Bachar al Assad Téhéran a ainsi refusé toute condition préalable à son invitation aux pourparlers 68 Quelques jours plus tard le Commandant des Gardiens de la Révolution déclarait que son pays allait poursuivre son soutien matériel et spirituel à la nation syrienne et à son gouvernement 69 A l automne 2013 l Iran a tranquillement continué à coopérer avec le régime syrien et à consolider ses positions dans le pays notamment dans le secteur économique La possibilité de développer des liens ferroviaires entre leurs territoires via l Irak a été discutée avec Damas de même que la coopération en matière d électricité 70 La création d une chaîne de télévision conjointe en arabe pour contrer le wahhabisme a été annoncée 71 La présence des Gardiens en Syrie n a pas non plus été remise en cause 72 et le leader du Hezbollah a de son côté réaffirmé le soutien de son mouvement à Bachar al Assad 73 Sur le fond la réduction du soutien multiforme iranien à Damas ne semblait donc pas être au programme de la nouvelle administration Téhéran a continué à faire en sorte que le régime de Bachar al Assad soit le mieux placé possible sur le terrain et en cas de négociations Par son action il s est aussi positionné comme un acteur incontournable pour résoudre ce conflit Sur le front diplomatique le président Rohani a posé des gestes d ouverture en direction de son voisin turc et joué l apaisement avec Ankara Le ministre des Affaires étrangères iranien s est ainsi rendu dans la capitale turque pour aborder la question syrienne La présence croissante en Syrie de groupes radicaux menaçant la sécurité même de la Turquie les conséquences lourdes de la guerre civile syrienne pour Ankara sur les plans politiques économiques et sociétaux ainsi que le risque qu elle n attise encore davantage le conflit sectaire entre chiite et sunnite ont ouvert aux deux pays des perspectives de rapprochement même si d importantes divergences sur la Syrie continuaient de les séparer 74 Pour Téhéran ces ouvertures à la Turquie étaient aussi un moyen de diviser les soutiens à l opposition syrienne La signature de l accord intermédiaire de Genève sur le nucléaire le 24 novembre 2013 a ensuite contribué à créer un climat international nouveau marqué par une certaine détente et porteur de l espoir de voir l Iran jouer un rôle plus constructif en Syrie Cette détente relative permet d envisager l ouverture de nouveaux canaux diplomatiques et la possibilité d une prise de contact plus aisée entre l Iran et les puissances régionales qui ont pris fait et cause pour l opposition syrienne Outre Oman qui a servi de médiateur entre les États Unis et l Iran sur le dossier nucléaire les autres pétromonarchies arabes du Golfe y compris l Arabie saoudite du bout des lèvres ont accueilli positivement la signature de cet accord Certaines ont commencé à s interroger sur la possibilité d enclencher un processus d engagement prudent avec Téhéran alors que de son côté la diplomatie iranienne a saisi l occasion créée par le climat international positif autour de la signature de cet accord pour tenter de renouer avec ses voisins du golfe Persique Fin novembre début décembre 2013 le ministre iranien des Affaires étrangères s est ainsi rendu dans quatre des six monarchies du Golfe Qatar Koweït Émirats arabes unis Oman les exceptions significatives étant Bahreïn et l Arabie saoudite 75 Lors de sa conférence de presse à l issue de sa rencontre avec l émir du Koweït il a tenté de rassurer les pétromonarchies sur la question du nucléaire et a annoncé son intention de se rendre en Arabie saoudite 76 Mais signe des difficultés persistantes entre l Iran et le royaume saoudien cette annonce ne s était toujours pas concrétisée à l été 2014 malgré quelques signes d ouverture entre Riyad et Téhéran au cours des six premiers mois de l année 77 Des développements positifs en matière diplomatique et surtout économique ont néanmoins été enregistrés depuis l hiver 2013 avec d autres pétromonarchies notamment Oman le Koweït et dans une moindre mesure les Émirats arabes unis Le développement le plus spectaculaire a cependant été le rapprochement avec le Qatar Le ministre qatari des Affaires étrangères a ainsi déclaré en janvier 2014 dans le contexte du retrait de l invitation de l Onu à l Iran à la conférence de Genève II que ce pays pouvait jouer un rôle vital dans le règlement de la question syrienne 78 L expression de cette volonté qatarie de ne pas exclure Téhéran des discussions autour de la Syrie contrairement aux positions de Riyad a été accueillie très positivement par le régime iranien qui très pragmatiquement s est hâté de saisir cette ouverture pour relancer ses relations avec Doha Le président Rohani qui a vu dans cette ouverture à la fois la possibilité d améliorer ses rapports avec son voisin mais aussi de marginaliser quelque peu l Arabie saoudite dans le Golfe et de diviser les soutiens à l opposition syrienne a appelé en février 2014 à l essor des

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  • n 1 2007 pp 27 39 Asie centrale Un terrain de rivalités Courrier des pays de l Est n 1057 septembre octobre 2006 pp 4 16 avec Thierry Kellner L émergence d un arc chiite Questions internationales no 21 septembre octobre 2006 pp 19 21 Intégration régionale en Asie centrale CEMOTI n 39 40 2005 octobre 2006 pp 53 69 La politique étrangère de l Iran à l épreuve d Ahmadinejad Caucaz Europenews 24 avril 2006 http www iran resist org IMG pdf Djalili Caucaznews pdf Le golfe Persique au cœur de la géopolitique pétrolière mondiale Outre Terre Revue française de Géopolitique n 14 hiver 2006 pp 341 376 avec Thierry Kellner La Chine l Iran et la crise du nucléaire The Middle East Review of International Affairs MERIA Revue des Affaires Internationales du Moyen Orient French edition vol 1 n 1 Spring 2006 pp 1 33 http meria idc ac il journal fr 2006 MERIA fr v1n1 DjaliliKellner pdf avec Thierry Kellner Paradoxe iranien Enjeux diplomatiques et stratégiques 2005 Paris Ecomonica pp 150 164 Regímenes políticos de Asia Central crisis de legitimidad violencia política y perspectivas inciertas Revista d Afers Internacionals nº 70 71 Octubre 2005 pp 35 68 avec Thierry Kellner L Iran entre échec du réformisme et reconfiguration géopolitique Géopolitique n 88 octobre décembre 2004 pp 12 20 Les États Unis et l Asie centrale de l après 11 septembre à la guerre d Irak Revue française de géopolitique n 3 2005 pp 333 347 avec Thierry Kellner La problématique de la souveraineté vue des pays du Sud Swiss Political Science Review 10 1 2004 pp 109 114 Le laboratoire iranien in Les nouveaux penseurs de l islam Le Nouvel Observateur Hors Série avril mai 2004 pp 84 86 Une porte à peine entrouverte l Iran et l Asie centrale 1991 2002 Cahiers d études sur la Méditerranée orientale et le monde turco iranien CEMOTI n 35 2003 pp 109 121 L après Saddam espérances et incertitudes iraniennes Politique étrangère n 3 4 2003 4 pp 567 582 Géo économie des hydrocarbures de la Caspienne Risques Management International n 2 2003 pp 61 94 avec Thierry Kellner Les régimes politiques d Asie centrale illusion ou réalité des réformes Les cahiers de Mars n 177 2e trimestre 2003 pp 20 29 Les États Unis et l Asie centrale après le 11 septembre 2001 Revue Française de Géopolitique n 1 2003 pp 242 269 avec Thierry Kellner Images de l Amérique vues du monde de l islam Quaderni 50 51 printemps 2003 pp 265 278 Géopolitique de l Iran au seuil du XXIe siècle La Revue Nouvelle n 11 tome 151 novembre 2002 pp 38 50 Iran and Caucasus Maintaining Some Pragmatism Connections The Quarterly Journal vol 1 n 3 July 2002 pp 49 58 Asie centrale ex soviétique 1991 2002 la Grande transformation Géopolitique juillet septembre 2002 pp 54 61 l Asie centrale un an après le 11 septembre Le courrier des pays de l Est no 1027 août 2002 pp 4 13 en coll avec Thierry Kellner Un monde iranien aux multiples identités Boèce Revue romande des sciences humaines n 3 juin 2002 pp 33 46 Conseguenze regionali della prima guerra del secolo il Mulino n 401 mai juin 2002 pp 538 545 L Afghanistan et ses voisins après le 11 septembre Afghanistan Info n 50 mars 2002 pp 9 13 Canaux et canalisations La Caspienne dans la nouvelle configuration géopolitique de l après 11 septembre Outre Terre Revue française de géopolitique n 2 mai 2002 pp 115 148 avec Thierry Kellner L Asie centrale après le 11 septembre Incidences géopolitiques de la crise afghane et facteur islamique UNHCR Centre for Documentation and Research WriteNet paper n 07 2001 Janvier 2002 67p avec Thierry Kellner Républiques méridionales de l ex URSS nouveaux Etats du Sud Nouveaux Cahiers de l IUED octobre 2001 pp 71 84 La République islamique d Iran exacerbation des contradictions et émergence de la société civile Civilisations vol XlVIII n 1 2 août 2001 dir F Nahavandi et P Claeys pp 51 68 Asie centrale nature et évolution des régimes politiques Défense nationale n 7 juillet 2001 pp 101 113 La Russie et la nouvelle Asie centrale Géostratégiques n 1 janvier 2001 http www strategicsinternational com en coll avec Thierry Kellner L Asie centrale dix ans après l indépendance étude de géopolitique Sécurité et stratégie Institut Royal Supérieur de Défense Bruxelles juin 2000 84p www mil be rdc viewdoc asp LAN nl FILE doc ID 153 avec Thierry Kellner Moyen Orient Caucase et Asie centrale des concepts géopolitiques à construire et à reconstruire Central Asian Survey vol 19 n 1 March 2000 pp 117 140 en coll avec Thierry Kellner L armée et la politique le cas de L Iran Cahiers d études sur la Méditerranée orientale et le monde turco iranien CEMOTI n 27 1999 pp 95 113 La mondialisation de la corruption et de la criminalité dans Monnayer les pouvoirs Espaces mécanismes et représentations de la corruption Nouveaux cahiers de l IUED n 9 janvier 2000 pp 87 98 Le rapprochement entre la Turquie et Israël conséquences pour les relations turco iraniennes Cahiers d études sur la Méditerranée orientale et le monde turco iranien CEMOTI n 28 1999 pp 163 169 Nouvelle géopolitique du Caucase entre turbulences et périls Bulletin de la SSMOCI Société Suisse Moyen Orient et civilisation islamique n 11 octobre 2000 pp 4 10 Iran une approche géopolitique Géopolitique n 64 janvier 1999 pp 57 64 Aux origines des conflits du Moyen Orient Actes du Symposium international Tome I Guerre civile guérilla terrorisme Centre d histoire et de prospective militaire Pully 1999 pp 75 82 Pétrole et gaz de la Caspienne entre mythe et réalité Transitions Ex revue des pays de l Est 1998 2 paru en 1999 pp 121 158 avec Thierry Kellner The Persian Gulf an Iranian Perception World Affairs vol 3 n 2 April June 1999 pp 36 42 La redécouverte de l Asie centrale par

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  • Lutte contre l’Etat Islamique. Stratégie et géopolitique. P. (...) - Moyen-Orient
    et syrien avec lesquels le gouvernement turc entretient des relations difficiles La progression spectaculaire des djihadistes en direction de Bagdad en juillet 2014 n a t elle pas permis de mettre à l écart Nouri al Maliki l ancien Premier ministre irakien qui concentrait sur sa personne l hostilité des communautés sunnites et kurdes irakiennes mais aussi celle des Occidentaux et de l ensemble des voisins de l Irak Même Téhéran qui avait jusque là soutenu Nouri al Maliki l a lâché comprenant qu il était devenu beaucoup plus un handicap qu un atout pour la stratégie d influence iranienne dans la région Cette présence limitrophe de l Etat Islamique permet également à de nombreux réseaux informels turcs de prospérer grâce à l importante contrebande qui s est développée des deux côtés de la frontière L Etat Islamique est géographiquement enclavé sans débouchés naturels autres que l Anatolie turque Il est en même temps riche contrôle des puits de pétrole syriens rançons rackets financements étrangers et peut ainsi aisément trafiquer avec de nombreux intermédiaires Rappelons que pendant la guerre Iran Irak la Turquie s était considérablement enrichie en fermant les yeux sur les trafics de tous acabits y compris d armes et de pétrole à destination de l Irak et de l Iran Dernier point le gouvernement islamo conservateur d Ahmet Davutoğlu est gêné par la présence de djihadistes turcs dans les rangs de l Etat Islamique qui trouble son message et rend plus délicate une éventuelle intervention militaire De son côté le régime syrien aurait de bonnes raisons de vouloir se débarrasser de l Etat Islamique qui occupe une part conséquente de son territoire notamment la ville de Raqqa dont il a fait sa capitale Mais la présence même de ce corps hostile lui permet de diviser et d affaiblir ses adversaires et de justifier sa lutte sans merci contre l opposition en mettant tous les djihadistes et les opposants dans le même sac Force est de constater que la stratégie de Bachar el Assad qui consiste à véhiculer l idée que la révolution syrienne s est transformée en une lutte de survie d un pouvoir séculier face à un terrorisme islamiste radical menaçant l ensemble du Levant semble recueillir un écho grandissant Le président syrien n est donc pas pressé d éradiquer l Etat Islamique tant que celui ci ne s en prend ni à Bagdad ni à la partie utile de la Syrie L idéal serait pour lui que d autres se chargent de l affaiblir pour qu il puisse ensuite porter l estocade et réintégrer par ce fait même la communauté internationale La Jordanie est un cas plus complexe Le roi Abdallah II sait pertinemment que son royaume déjà fragilisé par un afflux massif de réfugiés arabes notamment irakiens et syriens par une situation socio économique difficile et par l épineux dossier israélo palestinien constitue une cible de choix pour les dirigeants de l Etat Islamique Ces derniers sont conscients du soutien d une partie de la population qui conteste les choix du monarque qui est acquise aux thèses islamistes et qui abriterait même des cellules djihadistes dormantes Ils savent surtout que le territoire jordanien présente de nombreux atouts un axe routier stratégique vers le port d Aqaba qui leur permettrait de se désenclaver et de se ravitailler plus aisément une connexion routière directe avec l Arabie saoudite une tête de pont permettant d attaquer Israël un réservoir potentiellement important de combattants Logiquement le monarque jordanien devrait donc être le premier à sonner l hallali contre les djihadistes de l Etat Islamique d autant qu il peut se prévaloir de son statut de gardien des lieux saints musulmans de Jérusalem Mais il est conscient de n être pas assez fort en son royaume et d être soumis aux fortes pressions des Saoudiens des Américains et des Israéliens qui se satisfont pour l instant du statu quo et qui ne veulent pas risquer de voir la Jordanie basculer dans l insurrection Pour l instant il fait donc preuve de la plus extrême prudence se contentant de déployer d importants effectifs militaire face à la frontière irakienne désormais tenue par les djihadistes De leur côté l Egypte et les pays d Afrique du Nord se satisfont plutôt bien de ce pôle de fixation qui attire leurs propres terroristes en mal de djihad Leur problème consiste en fait à tout faire pour que ceux ci ne puissent pas revenir semer le désordre chez eux Aujourd hui les dirigeants d Arabie saoudite semblent divisés sur la ligne à adopter bien conscients qu un certain nombre de fondations privées saoudiennes ont financé les djihadistes combattant en Irak et en Syrie C est également ce qui préoccupe les monarchies du Golfe et tout particulièrement l Arabie Saoudite qui redoute l effet boomerang que pourrait entraîner le retour massif de djihadistes dans le royaume même si les autorités saoudiennes ont pu voir initialement quelque avantage à l irruption de l Etat Islamique Celle ci contribuait en effet à affaiblir leur ennemi iranien leurs adversaires irakiens et syriens et leur rival turc Il est indéniable que l expansion spectaculaire de l Etat Islamique au moment même où Washington reconnaissait négocier directement et bilatéralement avec Téhéran a servi dans un premier temps les intérêts de Riyad en montrant aux Américains et à tous ceux qui auraient pu être tentés d écarter les Saoudiens des discussions en cours avec le pouvoir iranien qu ils n étaient pas à l abri d une surprise stratégique susceptible de torpiller leurs projets Aujourd hui les dirigeants du royaume semblent divisés sur la ligne à adopter bien conscients qu un certain nombre de fondations privées saoudiennes ont financé les djihadistes combattant en Irak et en Syrie que ces fondations restent très influentes dans le royaume et que la priorité stratégique de la famille régnante reste d assurer la pérennité de la monarchie inconciliable avec l idée de Califat et la stabilité de la péninsule arabique Tout comme les Jordaniens ils

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  • Perrin Haut fonctionnaire habilité à diriger des recherches Pierre RAZOUX dirige le pôle Sécurités régionales comparées à l Institut de Recherche Stratégique de l École Militaire IRSEM après avoir dirigé le programme Afrique du Nord Moyen Orient au Collège de Défense de l OTAN à Rome Auparavant il a été chargé de mission à la Délégation aux Affaires Stratégiques du Ministère de la Défense et a servi trois ans au sein du Ministère de la Défense britannique à Londres dans le cadre d un échange entre la France et le Royaume Uni Praticien des relations internationales et expert des questions de défense il a accompli de très nombreuses missions à l étranger notamment en Afrique du Nord au Moyen Orient et dans le Caucase Ses articles pour Diploweb com Lutte contre l Etat Islamique ambiguïtés faux semblants et opportunités Pour lutter contre l Etat islamique des pays rivaux seront ils capables de coopérer Pierre Razoux présente ici une grille de lecture et une Géopolitique de l Iran et de l Irak L Iran n accepte un compromis que dans trois cas s il est convaincu que c est son intérêt si les caisses de l Etat sont vides et s

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  • PO. Réserves de gaz réelles et potentielles. Carte AI - Moyen-Orient
    souhaitaient dédier une grande partie du gaz au marché intérieur pour des raisons sécuritaires et économiques et les investisseurs du secteur tournés vers l exportation La compagnie australienne Woodside a jugé le cadre fiscal trop risqué et renoncé à un investissement pour le développement du champ de Léviathan qui aurait permis l exportation du gaz sous forme liquéfiée sur les marchés mondiaux Enfin à Chypre malgré un cadre contractuel favorable aux investisseurs et sans limite d exportation les volumes de gaz ne sont pas encore suffisants pour justifier de développements à grande échelle et pour exporter du gaz à l horizon 2019 objectif du gouvernement Aujourd hui seul Israël produit du gaz depuis 2013 et sera à même de l exporter cette année 2014 Le deuxième défi de taille est la gestion et l absorption de la manne gazière Tous les gouvernements de la région se posent la même question comment faire profiter au mieux leurs économies de ces ressources et réduire leurs factures énergétiques qui se chiffrent à 11 en Israël et pas moins de 7 du PIB à Chypre et 15 au Liban contre 3 4 en France en 2012 contribuant à leur lourd endettement Certains sont partisans d une gazéification de l économie qui consiste à remplacer par du gaz les hydrocarbures aujourd hui utilisés dans le secteur électrique et les transports et à soutenir la croissance économique en fléchant le gaz pour un usage interne Israël a prévu de passer 75 de son parc électrique au gaz Chypre pourrait facilement en faire autant pour ses centrales électriques au gaz d ici à 2015 Quant au Liban il a des besoins importants pour son marché intérieur avec une croissance de la demande électrique de 5 par an Mais il faudra trouver les financements nécessaires à la construction de telles centrales De même l utilisation du gaz dans le secteur des transports sera problématique pour des raisons de sécurité en Israël Et convertir une flotte de voitures est coûteux Enfin la mise en place de subvention et de tarifs d achat de gaz subventionnés s est avérée redoutablement peu viable dans d autres pays producteurs car ils encouragent la consommation pour ne pas dire le gaspillage L Égypte qui était exportatrice de gaz est ainsi devenue importatrice en quelques années Manque d expérience Les gouvernements voient aussi l occasion de créer des emplois À Chypre l économie principalement tournée vers les services est très peu consommatrice d énergie Le pays ne bénéficierait donc pas pleinement de l avantage compétitif d une ressource bon marché Le gouvernement soutient la construction du terminal de GNL qui serait une source d emploi non négligeable et susciterait des investissements importants le secteur bancaire chypriote étant largement approvisionné par des fonds russes entre autres Mais le gaz ne sortira pas pour autant le pays de la grave crise économique et financière qu il traverse car les contraintes imposées par le FMI devront être mises en place avant le début des exportations Autre danger

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