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  • Inauguration du Tribunal Spécial pour le Liban à La Haye - Moyen-Orient
    allemand espagnol et italien Le Tribunal Spécial pour le Liban TSL instance internationale antiterroriste chargé notamment de juger les auteurs présumés de l assassinat de l ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri tué avec 22 personnes dans un attentat en février 2005 s est ouvert le dimanche 1er mars 2009 à La Haye Pays Bas Le procureur du TSL créé le 10 juin 2007 en vertu de la résolution 1757 du Conseil de sécurité des Nations unies sera le Québécois Daniel Bellemare Suite à la commission d enquête de l ONU qui avait conclu à l implication des renseignements syriens et libanais les premiers accusés présentés devant le tribunal devraient être quatre généraux libanais pro syriens Afin de ne pas produire de liens cassés les URL sont ôtés après 6 mois Nous vous remercions de votre compréhension Consultez l ensemble des revues de presse de l ISIT Voir Pourquoi et comment faire un don au Diploweb Mots clés Moyen orient Asie occidentale Liban Syrie Géopolitique 2005 ONU Médias 2009 Revue de presse internationale ISIT Tribunal spécial Justice internationale Rafic Hariri Assassinat Daniel Bellemare Procès Antiterrorisme Recommander cette page Votre adresse email Destinataire Texte de votre message Tweets de diploweb Direction

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  • "Les islamismes d’hier à aujourd’hui" - Moyen-Orient
    athéiste tout en se déchargeant un temps d individus en mal d engagement et de fait encombrants pour le pouvoir séoudien tant qu ils restaient sur le territoire C est dans ce contexte qu Oussama Ben Laden a bénéficié du soutien de la CIA et des finances du royaume d Arabie Cette même politique a valu dans toute la région Le plus souvent il s agissait de renforcer les mouvements d opposition aux pouvoirs en place quand ces derniers étaient proches de l URSS ou prenaient trop de libertés Il importait peu à cette époque que ces courants prônent les valeurs les plus rétrogrades quand ils n utilisaient pas les moyens les plus violents La situation était donc particulièrement paradoxale les islamistes dont l idéologie prônait le rejet de la culture dominante occidentale se trouvaient aidés par l Occident lui même dès lors que cela permettait d affaiblir un pouvoir dérangeant Ils s agissaient pour tous d alliance de circonstances au nom d intérêts bien compris Les résultats de cette stratégie sont aujourd hui visibles Notons qu en Iran cependant la situation était différente Après le renversement de Mossadegh par les puissances occidentales en 1953 ces dernières ont placé au pouvoir par l entremise de la CIA un régime allié L islamisme iranien s est alors construit contre ce pouvoir pro occidental autoritaire L Iran était le gendarme des Etats Unis dans le Golfe et bénéficiait de ce fait d un traitement de faveur peu regardant des exactions commises par le régime et sa police politique omnipotente la Savak à l encontre des Droits de l Homme Cette situation constitua le terreau de la révolution islamique 2 Effet boomerang l islamisme s attaque à ses soutiens d hier Après plusieurs décennies de soutien actif aux islamistes en vue de lutter contre le communisme et ou d affaiblir les pouvoirs en place Washington a à son tour été victime de leur activisme Deux attentats imputés aux islamistes frappent les intérêts américains sur le sol séoudien Le premier en novembre 1995 fait sept morts dans un centre d instructeurs de la Garde nationale de Riyad et le second en juin 1996 19 morts et 64 blessés sur la base d Al Khobar Ce ne sont que deux exemples parmi un ensemble d attaques à divers endroits du Globe visant les Etats Unis Ce retour de manivelle est relatif en premier lieu au fait qu à la suite de l effondrement de l URSS Etats Unis comme Arabie séoudite ont considéré que le soutien aux Afghans n avait plus de raison d être Ils les ont laissé à leur sort sans véritablement s intéresser à leur évolution Les combattants de la liberté n ont pas tardé à le faire savoir Rentrés dans leur pays d origine ils ont pu organiser des réseaux locaux en Occident comme dans le monde arabo musulman C est dans ce contexte que la guerre du Golfe est intervenue rappelant combien le pacte de Quincy avait marié Séoudiens et

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  • reconnu du Moyen Orient et de l islamisme Ses articles pour Diploweb com Les islamismes d hier à aujourd hui Géopolitique de l islamisme Comment s y retrouver dans la confusion entretenue par les islamistes eux mêmes entre l islam et les multiples courants Direction Directeur P Verluise Conseil scientifique Charte du site Faire un don Devenir membre Auteurs Proposer un article Synergies Présenter le site Conférences Partenaires Participer Proposer

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  • Bagdad réaffirme sa souveraineté, Washington "teste" des stratégies (...) - Moyen-Orient
    les résultats escomptés d une réforme de la loi de débaasification Cette dernière vise l exclusion des sunnites anciennement liés au parti Baas de Saddam Hussein des institutions politiques et sécuritaires L enjeu de cette réforme est majeur pour diminuer les violences et pour construire un Etat irakien qui puisse incarner un semblant d union nationale en réintégrant les sunnites Dans cette optique G W Bush n a cessé d exiger de la part de Maliki un assouplissement de cette politique alors même que cette dernière fut initialement décrétée par l administrateur américain Paul Bremer lui même en mai 2003 en même temps que la dissolution de l armée irakienne Afin de contourner le gouvernement irakien et ses multiples blocages qui entravent toute logique de réforme politique les commandants militaires américains ont directement recours à des tactiques de substitution sur le terrain aux niveaux provincial et local Celles ci visent principalement à dissocier au sein de l insurrection sunnite deux branches qui se sont alliées contre l occupant et le gouvernement irakien majoritairement chiite les loyalistes de Saddam Hussein et les militants islamistes appartenant au groupe d Al Qaida Ces derniers mois l armée américaine a ainsi décidé de fournir armes minutions argent équipement aux tribus sunnites qui font la promesse de combattre les forces d Al Qaida en Irak et de cesser leurs attaques contre les Américains et les chiites Il s agit là aussi d une reconnaissance tacite de la part des Etats Unis de l impossibilité de désarmer les milices chiites En effet les partis politiques au pouvoir auxquels elles sont rattachées souhaitent conserver leurs milices comme instruments de protection et d influence dans les régions qu elles dominent à l image de l Armée du Mahdi de Moktada Al Sadr et des Brigades Badr du Conseil suprême islamique en Irak CSII Ainsi l administration G W Bush mise sur la réintégration bottom up des sunnites dans les structures sécuritaires et politiques faisant le pari d un rééquilibrage des rapports de force en Irak entre chiites et sunnites pour faciliter le compromis entre ces communautés Toutefois la réconciliation bottom up est impossible sans un préalable accord politique au sommet top down reconciliation qui puisse encourager les initiatives intercommunautaires vers la réconciliation Les deux processus sont intrinsèquement complémentaires et l un ne peut se faire au détriment de l autre Or le gouvernement Maliki loin d incarner l union nationale représente au contraire le lieu d affrontement entre dirigeants sunnites chiites Kurdes et en particulier intra chiite opposant les deux familles politiques d Al Hakim et d Al Sadr Les partis chiites au pouvoir critiquent vivement les initiatives bottom up américaines et observent la montée en puissance de ces groupes armés sunnites avec beaucoup de méfiance exacerbée par la crainte d un retour de domination sunnite Symétriquement ces nouveaux alliés des Etats Unis sont eux mêmes très réticents à collaborer avec un gouvernement majoritairement chiite et perçu comme sectaire Le risque de les voir retourner leurs armes contre les chiites pourrait contribuer à davantage affaiblir l Etat central et morceler le pays L intégration de ces nouvelles forces aux institutions sécuritaires et politiques n est donc pas à l ordre du jour Or la construction d un Etat ne peut se réaliser sur la désunion 8 les dissensions mais au contraire doit se prévaloir de pouvoir faire la synthèse des contradictions politiques et sociétales existantes Deuxième contradiction de ces tactiques dites bottom up alors que l armée américaine annonce quotidiennement la mort et l arrestation de combattants islamistes le groupe Al Qaida poursuit sa campagne contre tous ceux soupçonnés de collaborer avec les Américains L assassinat du chef tribal sunnite Abdoul Sattar Abou Richa à la tête du Réveil d Al Anbar dans un attentat d Al Qaida du 13 septembre 2007 et celui du cheikh Muawiya Naji Jbara responsable du Conseil tribal pour l Eveil de Salahuddine le 4 octobre 2007 témoignent de cette campagne d élimination systématique des membres de la coalition anti Al Qaida en Irak A défaut d être complétées d un arrangement politique entre les communautés et d un programme plus large de réinsertion dans les institutions sécuritaires irakiennes ces initiatives appuyées par les militaires américains peuvent par effet boomerang créer une situation d insécurité et de méfiance encore plus exacerbée au sein de la société irakienne Cela se traduit chez les chiites par le sentiment d assister impuissants à l armement incontrôlé des deux côtés d une future guerre civile Cette crainte est d autant plus vive qu une réduction des effectifs militaires américains dans la province d Al Anbar a déjà commencé depuis la fin septembre 2007 Toute logique de réconciliation de pacification des rapports sociaux dépend étroitement du regain de confiance confidence building entre les communautés présentes en Irak Le spectre de la partition de l Irak refait surface solution top down ou processus déjà en marche En réaction aux revers des tactiques bottom up et aux blocages politiques au niveau central des responsables politiques des chercheurs et des journalistes américains ont relancé le débat autour du fédéralisme et de la partition en Irak Ces questions avaient été laissées en suspens au moment de la rédaction de la Constitution en raison des désaccords entre sunnites Kurdes et chiites Toute perspective de partition est vivement rejetée par le gouvernement irakien et la Maison Blanche qui a toujours soutenu un modèle fédéral conférant des pouvoirs importants à l appareil d État central plutôt qu aux provinces Il ne s agit pas d un nouveau débat Il remonte en effet au début de l intervention américaine en Irak en novembre 2003 lorsque Leslie Gelb ancien expert de l administration Carter et ancien directeur du Council on Foreign Relations préconisait la création de trois Etats en Irak Il proposait notamment aux chiites du centre du pays d émigrer en masse vers le sud sous la protection des forces américaines 9 Fervent partisan de ce plan quatre années plus tard le sénateur démocrate Joseph Biden

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  • Le changement de paradigme au Moyen-Orient - Moyen-Orient
    prêcher le culte de la patrie 2 Les succès du panarabisme Les décennies suivant le Congrès arabe de 1913 marquent le succès du panarabisme qui conduit aux indépendances ce sont effectivement celles de l émancipation arabe La domination ottomane est balayée puis la présence anglaise ou française doit s effacer tandis que s instaure l indépendance des peuples même si perdurent un temps quelques tutelles particulières par exemple en matière de politique étrangère ou de défense L indépendance de l Égypte est acquise en 1922 celle de la Jordanie en 1928 celle de l Irak en 1932 3 celles du Liban et de la Syrie en 1941 Tout est en place pour permettre l essor du Moyen Orient arabe dans le contexte d une arabité libérée de siècles d occupation Aux indépendances acquises s ajoute une initiative politique sans équivalent dans le monde à cette période et de grands espoirs de développement En effet le 22 mars 1945 un pacte créant une association volontaire d États souverains est signé entre sept pays arabes du Moyen Orient l Arabie Saoudite l Égypte l Irak la Syrie le Liban la Jordanie et le Yémen du Nord Il a pour but de resserrer les rapports entre les États en instaurant une coordination politique visant une collaboration étroite dans le cadre d une Ligue des pays arabes Celle ci est fondée sous le sceau de l unité et du progrès Elle se dote dès sa création en 1945 d un drapeau véritable fanion du paradigme panarabe en faisant apparaître le nom de l organisation au centre et donc le mot arabe avec une chaîne dorée symbole d unité elle même entourée d une couronne de laurier symbole de paix S y ajoutent les éléments traditionnels de la religion très fortement majoritaire de la région l Islam que sont la couleur verte et le croissant En cette année 1945 les pays de la Ligue arabe entrevoient un avenir très prometteur et pas seulement ceux qui peuvent bénéficier d une rente pétrolière En effet la suppression des contraintes coloniales laisse espérer la libération des capacités de développement En outre la volonté d unité des territoires appartenant à cette organisation régionale puis de ceux qui vont la rejoindre au fil des années laisse prévoir la possibilité d un vaste marché et donc d une multiplication des échanges profitable à la croissance économique La facilitation du commerce apparaît assurée d autant que au Moyen Orient mis à part l Égypte l Iran et la Turquie aucune des nouvelles entités territoriales n a auparavant connu de frontières au sens international du terme de tout temps les populations de ces régions se déplaçaient librement Lorsque l année 1945 se termine au Moyen Orient une organisation régionale portée par une langue une large homogénéité ethnique et une histoire en partie commune réunissant une part significative du territoire affirme donc son unité et une volonté de paix propice au développement Seulement trois années après un événement géopolitique majeur semble devoir ajouter de l unité au panarabisme même s il s agit d une unité renforcée par la reconnaissance internationale d un État dont la présence est rejetée L acceptation d Israël par l ONU est a priori un facteur de consolidation des liens entre États arabes du Moyen Orient en raison précisément de leur hostilité commune à l égard d Israël hostilité susceptible de les stimuler pour mieux faire face à l adversité incarnée par ce nouvel État Ainsi s accumule une multiplicité de facteurs favorables à l unité du Moyen Orient arabe qui peut se référer à un paradigme panarabe Ce potentiel d unité ne concerne certes pas l ensemble du Moyen Orient mais l on peut aussi se dire que l unité est contagieuse et donc que la Ligue des pays arabes peut diffuser autour d elle le souci d unité et de paix sur lequel elle se fonde Une unité moyen orientale portée par un paradigme panarabe se construit donc sous les meilleurs hospices l installation d un ennemi commun apportant un argument supplémentaire à la valorisation de l arabité Les pays arabes refusent d ailleurs le plan de l ONU de création d un État palestinien puisqu il paraît aberrant de morceler l arabité par la création d un nouvel État alors que l unité politique arabe est en marche Mais dans les décennies qui suivent les espoirs soulevés par le panarabisme se délitent au point de créer un vide au moins partiel qui laisse la place à la montée d un autre paradigme Déception politique Si la Ligue arabe est historiquement la première organisation politique régionale dans le monde d après guerre bien antérieure au traité de Rome de 1957 à l Asean ou au Mercosur ses avancées politiques sont quasi nulles Certes le nombre de ses membres s est accru avec les indépendances dues à la décolonisation jusques et y compris à la république des Comores mais son bilan politique apparaît largement négatif aucun début de supranationalité maintien de rivalités entre ses membres et incapacité non seulement à trouver une solution au conflit du Proche Orient mais même à définir une position commune L exclusion temporaire de l Égypte de la Ligue arabe et l installation également temporaire de son siège à Tunis ont illustré ces divergences considérables Plus récemment les soixante ans de la Ligue arabe fêtés à Alger en 2005 illustrent parfaitement une forte déception politique pour tous ceux qui ont placé leurs espoirs dans le panarabisme L échec de la Ligue est évident à la seule lecture des membres présents à ce sommet sur les 22 pays de la Ligue on ne compte que 13 chefs d État présents contre 9 absents dont ceux de pays fondateurs comme la Jordanie et l Arabie Saoudite De telles absences illustrent les insuffisances de la Ligue alors qu une telle réunion était prévue depuis un bon moment Ce genre d absence sauf crise gravissime serait impensable dans un sommet de l Union européenne Commentant ce désastreux sommet des journalistes arabes constatent que la Ligue n a jamais parlé d une seule voix qu elle n est jamais parvenue à mettre en œuvre son pacte de défense lors les différents conflits arabes et qu elle n a en rien favorisé l intégration des pays Elle apparaît au mieux comme un forum de concertation ou plutôt de marchandage entre les gouvernements d autant qu elle n a créé aucune instance au sein de laquelle les sociétés arabes ou la société civile pourraient s exprimer La presse égyptienne du printemps 2005 va même plus loin se demandant s il ne faut pas brûler la Ligue arabe Par ailleurs après six guerres la plus récente étant la guerre au Liban en juillet 2006 et deux Intifadas l existence d Israël n a pas débouché sur une solution politique acceptable et acceptée par le monde arabe ses dirigeants restant divisés sur la question À la déception politique s ajoute la déception économique Déception économique En dépit de la rente pétrolière dont profitent plusieurs pays on ne peut dire que le monde arabe ait réussi son développement qui est pourtant évident dans de nombreux pays dont le potentiel était jugé moindre Tous les instruments de mesure le confirment qu il s agisse de produits intérieurs bruts par habitant souvent médiocres ou en faible progression d une redistribution des richesses qui se trouve loin d être accomplie de taux de mortalité infantile 4 moins abaissés que dans des pays qui partaient en 1945 d une situation pire que celle du Moyen Orient La déception n est donc pas seulement politique mais économique comme le formule le PNUD programme des Nations Unies pour le développement Aussi selon son Rapport annuel 2004 sur le développement humain dans le monde arabe le troisième publié depuis 2002 la crise du développement arabe s est approfondie et a atteint un degré de complexité tel qu elle requiert le plein engagement de tous les citoyens arabes dans une réforme globale afin de provoquer une renaissance humaine dans la région Non seulement l insuffisance de réformes économiques obère un véritable développement mais peu est fait à l exception sans doute de la coopération entre les États arabes du Golfe pour que des synergies économiques favorisent une hausse des niveaux de vie C est plutôt la situation inverse qui prévaut Tel pays du Moyen Orient pense que son appétit de puissance l incite à vouloir empêcher l essor de son voisin alors que son propre développement ne peut se parfaire sans celui de son voisin Tel autre pays du Moyen Orient œuvre pour empêcher l essor économique de telle minorité nationale d un pays limitrophe pensant que ses bons résultats nuiraient à l intégration des mêmes minorités présentes sur son sol Alors que c est en permettant le développement des minorités qu on peut les encourager à demeurer citoyenne de la même communauté étatique Autre élément la présence d Israël pays non arabe mais à fort essor économique aurait pu profiter au moins à son environnement proche Or non seulement cela n a été que très modestement le cas mais cela ne l est plus du tout à compter de la première Intifada donc de l échec de la mise en place des accords d Oslo Certes il fut un temps où l économie israélienne même dans des proportions modestes était un atout pour des Palestiniens arabes qui trouvaient de l emploi en Israël Mais la perpétuation du conflit fait qu Israël s est sanctuarisé économiquement remplaçant sa main d œuvre arabe par des immigrants européens Dans les années 2000 la présence d Israël appauvrit même les pays arabes 5 proches en raison de la dureté du conflit Comme le précise un des dirigeants de la chambre de commerce de Gaza Les points de passage entre Gaza et les territoires environnants ne peuvent pas fonctionner sans sécurité Et sans point de passage les industriels délocalisent leurs activités à l étranger Ces délocalisations affectent 30 000 emplois 6 En outre la situation géopolitique n est pas favorable à un développement futur D une part les politiques poursuivies par les dirigeants facilitent rarement le développement et d autre part l instabilité politique est de nature à limiter les investissements nationaux comme ceux venus de l étranger En outre l importance des budgets consacrés aux canons donc aux armées ou aux forces de sécurité intérieure est telle que les moyens disponibles pour le beurre c est à dire pour des investissements dans les infrastructures économiques ou créatrices d emploi s en trouvent limités L insatisfaction politique au Moyen Orient peut donc difficilement être apaisée par des avancées économiques Le paradigme panarabe ne fait plus rêver il n a pas apporté le développement malgré les ressources et le potentiel du Moyen Orient il n est pas parvenu à résoudre la question de la Palestine géographique il n est pas parvenu à surmonter les attitudes nationalistes et autoritaires utilisées par des dirigeants pour conserver le pouvoir dans leur propre pays Dans ce contexte de déception face à un paradigme qui faisait rêver ce dernier ne peut que se démonétiser et laisser la place principale à un autre Chaque jour de non développement ou de développement limité chaque jour qui voit se prolonger le conflit du Proche Orient marque l échec du paradigme panarabe puisque ce sont ses représentants qui exercent réellement le pouvoir depuis un demi siècle ou plus alors que les propagandistes du paradigme religieux sont dans l opposition et ne peuvent être tenus responsables de la pauvreté relative des peuples de la région ni des échecs politiques La montée d une autre paradigme Un idéal qui ne porte pas de fruits peut finir par s émousser Puisque l arabité ne fait plus rêver la place s est trouvée vacante pour un autre paradigme porteur d espérance un paradigme religieux Celui ci s est d abord diffusé dans les populations en rendant des services quotidiens que les gouvernements n assuraient guère en matière sociale ou éducative Puis il s est organisé politiquement avant de connaître des victoires électorales et même militaires Par exemple en 1968 se crée en Palestine sous le nom de Al Majmaa une association caritative qui est à la base du futur Hamas Au Liban le Hezbollah créé au début des années 1980 donc après la révolution islamique de Khomeiny s affiche officiellement comme un organisme social refusant d ailleurs de reconnaître ses activités militaires comme les attentats de 1983 contre les Français et les Américains Parallèlement la dimension politique du paradigme religieux se développe Par exemple à la fin de années 1970 est fondé dans les Territoires palestiniens le Jihad islamique partisan du Jihad immédiat contre Israël En 1987 toujours dans les Territoires palestiniens naît le Hamas il adopte l année suivante une charte dont l article 11 précise Le Mouvement de la résistance islamique considère que la terre de la Palestine est une terre islamique confiée aux générations musulmanes jusqu au jour du Jugement dernier 7 La charte ajoute Personne n a le droit d y renoncer ne serait ce qu à une partie Ce texte fondateur revient non seulement à priver Israël de toute légitimité mais fonde la souveraineté territoriale non sur l arabité mais sur une religion certes très majoritaire mais qui omet l existence d arabes chrétiens représentant alors environ 15 de la population des Territoires palestiniens Comme le paradigme panarabe se trouve affaibli et que la nature a horreur du vide le terrain idéologique est donc progressivement occupé par un nouveau paradigme de nature religieuse Présent à l origine surtout sur le terrain social dans la société civile selon l expression consacrée en Europe ce paradigme monte en puissance après le 11 septembre 2001 avec sa diffusion médiatique sous la forme la plus manichéenne L arabité ayant perdu toute dimension prophétique la religion prend sa place En effet même si Ben Laden est loin d être approuvé par tout le Moyen Orient il a été et reste un fort propagandiste du paradigme religieux car le 11 septembre a été vécu par beaucoup d Arabes comme une victoire 8 ce qui a donné un essor considérable à la diffusion des idées du réseau Al Qaïda Depuis le 11 septembre les médias et les librairies arabes reprennent ou disposent de nombreux textes conformes à l idéologie de Ben Laden qui déclame par exemple que les chrétiens et les juifs sont des mulets 9 De son côté Al Zawahiri qui passe pour être le cerveau des attentats du 11 septembre affirme dans un ouvrage paru fin 2001 que le pouvoir revient à Dieu seul ou que l unique solution politique est l élimination des ennemis juifs et chrétiens de l oumma Autre symbole de la montée du paradigme religieux le port du voile qui avait considérablement reculé au XXe siècle au Moyen Orient comme au Maghreb a augmenté de manière spectaculaire en Turquie en Égypte ou en Irak 10 De même les mouvements nationalistes arabes se sont ils souvent écartés des conceptions laïques de leurs fondateurs dont beaucoup étaient chrétiens La prégnance du paradigme religieux s est trouvée à nouveau mise en évidence après la publication des caricatures de Mohamed le 30 septembre 2005 dans le journal danois Jyllands Posten D importantes manifestations se sont déroulées notamment dans le monde arabe Début février 2006 l ambassade danoise en Syrie et le consulat danois au Liban sont saccagés Les ressortissants doivent être rapatriés d urgence Quelques mois plus tard après la citation du discours de Ratisbonne du pape Benoît XVI du 12 septembre 2006 au Caire des centaines d Égyptiens organisent une manifestation dans l enceinte de la mosquée Al Azhar Des caricatures ou des citations semblables tenues dans le passé et Dieu sait qu elles ont été nombreuses n avaient jamais soulevé de telles émotions populaires au Moyen Orient Dans le même temps le paradigme religieux gagne des points électoralement militairement et démographiquement Les progrès électoraux du paradigme religieux Par exemple dans les élections qui se sont déroulées en 2005 2006 au Moyen Orient les partis politiques se référant à un paradigme religieux ont accru leur présence du Liban à l Égypte en passant par le Koweït ou les Territoires palestiniens Le 15 janvier 2006 le parti islamiste Hamas fondé en 1987 remporte 76 sièges sur 132 au Parlement palestinien Or dans son programme en dix neuf points présenté au cours de la campagne pour les élections législatives la référence au paradigme religieux est explicitement inscrite puisqu il est notamment précisé La charia loi islamique sera la référence principale du droit Au Koweït en avril 2006 ce sont les partis religieux qui l emportent La même année en Égypte les frères musulmans voient leur importance politique s accroître tandis que les coptes empêchés par des violences interreligieuses ne peuvent pratiquement plus être candidats et n ont plus la possibilité d exister électoralement Une victoire divine Aux succès électoraux s ajoute en juillet 2006 un succès militaire Le paradigme religieux s est trouvé en effet particulièrement mis en évidence lors de la guerre au Liban de juillet 2006 Puisque les Israéliens ne sont pas parvenus à récupérer leurs soldats enlevés et puisque le Hezbollah a montré qu il était capable de frapper militairement Israël avec les armes dont ils dispose le Hezbollah s est considéré et a souvent été considéré comme le vainqueur de cette guerre vainqueur sinon absolu au moins relatif par rapport aux autres guerres qui se sont déroulées entre Israël et les Arabes depuis 1947 11 Or le Hezbollah ce qui signifie parti de Dieu n a pas seulement déclaré qu il avait gagné une guerre mais que c était une victoire divine formulation typique du paradigme religieux Comme toute victoire galvanise quel que soit le paradigme sous lequel elle se place le Hezbollah se lance depuis dans une surenchère religieuse qui peut éventuellement réutiliser l arabité lorsque cela lui convient ainsi le 23 septembre 2006 Hassan Nasrallah le chef du Hezbollah a déclaré Les armées et

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  • "Hamlet en Irak", par Alexandra de Hoop Scheffer - Moyen-Orient
    équivaut à celui d Hamlet s entêtant à vouloir venger son père Toute ressemblance est hélas fortuite si on considère l obstination avec laquelle le fils a cherché à terminer la besogne péniblement menée par son père George Bush en 1991 mais stoppée à mi chemin de Bagdad L ouvrage égraine ainsi les erreurs stratégiques les contradictions idéologiques et les atermoiements politiques qui par messianisme démocratique d origine wilsonienne réinterprété par les milieux néoconservateurs ont mené les armées américaines sur les bords du Tigre et de l Euphrate To stay or not to stay To stay or not to stay en Irak Telle serait la tragédie shakespearienne qui se joue au quotidien depuis mai 2003 Jeu macabre qui n est ni la guerre ni la paix qui se déroule sur fond de 3 000 victimes américaines et de plus de 100 civils irakiens tués chaque jour en moyenne L auteur détaille l évolution parfois chaotique des concepts doctrinaux qui ont façonné la politique de défense américaine du containment hérité de la guerre froide au shaping et au regime change propres à anticiper voire conditionner l ennemi sur le champ de bataille Autant d expressions d une velléité hybride de puissance dans un monde faussement multipolaire Basculement intellectuel et sémantique aussi qui veut que la gestion post crise et le nation building les buts de la paix en premier lieu desquels la reconstruction élément de base de l Etat de droit soient devenus secondaires ou impossibles à réaliser tant que les forces armées seront aux commandes La terrible tragédie se joue sur fond de crise de légitimité de l actuelle stratégie militaire américaine Un plan qui se retrouve à l épreuve de l insurrection des influences extérieures et des jeux d acteurs locaux devenus les principaux écueils à la stabilisation et

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  • Histoire du nucléaire en Iran, livre de référence, F. Géré - Moyen-Orient
    l activité était déjà suspendue Ce sont les refus des industriels allemands de reprise de la construction après la guerre qui ont fait qu au début de 2006 Busher n a pas encore commencé à entrer en service puisqu il a fallu passer par le relais de l assistance russe On fait aussi état du départ d un grand nombre de scientifiques Mais aucun chiffre précis n a pu être avancé En outre nul n est en mesure de comptabiliser ceux qui sont revenus Enfin plusieurs centaines de jeunes scientifiques se trouvaient en formation dans des laboratoires étrangers dans divers domaines touchant de plus ou moins près aux activités nucléaires notamment la chimie liée à la conversion de l uranium Ils étaient d autant plus nombreux qu on les avait placés en formation dans la perspective du développement de l industrie électronucléaire de l Iran Or la plupart sont revenus une fois les troubles apaisés Le programme actuel apparaît donc comme la continuité de ce qui avait été envisagé dès 1974 La volonté d aller de l avant a été amplifiée par les perspectives de relance de l économie alors que les effets de la guerre contre l Irak ont pesé sur la mentalité des dirigeants Finalement ce ne sont pas tant les problèmes financiers ou les difficultés techniques qui dressent des obstacles mais bien plutôt la méfiance politique En reprenant la comparaison avec le Japon George Perkovich finit par lever le voile sur les véritables raisons Contrairement au Japon l Iran ne reconnaît pas l existence de l Etat d Israël remet en cause ses frontières avec ses voisins soutient des organisations qui mènent un combat de nature terroriste et a menti pendant près de vingt ans sur la nature de ses activités nucléaires i En raison de ses mobiles idéologiques et des orientations politiques qui en procèdent l Iran est donc toujours perçu de plus en plus comme un perturbateur régional dont la capacité de nuisance peut se hausser au niveau mondial L Iran apparaît comme le pays le plus intéressé et le plus compétent pour développer par des voies multiples une authentique stratégie indirecte au plan géopolitique Dès lors ni la confiance ni même la tolérance ne sont plus de mise Au sortir de la guerre contre l Irak en 1990 l Iran bien que membre du TNP fait l objet d un ostracisme tout particulier résultant largement de la stratégie du double endiguement élaborée par les États unis Bagdad et Téhéran soupçonnés de vouloir déstabiliser à leur profit le Moyen Orient et de se doter d armes de destruction massives doivent être soigneusement contenus dans leurs entreprises notamment à travers un contrôle aussi étroit que possible de leurs acquisitions technologiques Mis en difficulté le régime iranien va donc chercher des voies détournées Dans le domaine nucléaire la question des coopérations et des aides étrangères n est jamais simple Les enjeux industriels sont déjà considérables Lorsque s y ajoute la préoccupation d une éventuelle dérive vers le

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  • Remodeler l’Irak ? - Moyen-Orient
    inévitable chaos qui suivra la fin des combats Or la principale question débattue est de savoir par qui sera gouverné l Irak Sera ce par une commission militaire américaine avec un général américain à sa tête flanqué de conseillers indigènes sera ce une délégation internationale sous l autorité des Nations Unies sera ce un gouvernement provisoire issu de l émigration mais comptant des locaux en son sein Tout cela demeure d autant plus flou que les positions des uns et des autres se modifient au gré des circonstances du moment A Belfast le Président Bush a semblé accepter une certaine dose d ONU mais dans des proportions indéterminées Deux questions oubliées Ce qui est surprenant c est que personne ne semble se poser les deux questions essentielles sur quel territoire la nouvelle autorité quelle qu elle soit va t elle s exercer et surtout quelle structure politique interne doit être donnée à l Irak pour le rendre enfin viable A la première question il est aisé de répondre les frontières de l Irak resteront inchangées Certes la Turquie caresse toujours le rêve de récupérer le fameux vilayet de Mossoul mais toutes les chancelleries s accordent au moins sur un point la préservation de l intégrité territoriale de l Irak Tout au plus la Turquie pourrait elle tenter de s installer militairement au Kurdistan d Irak et occuper la région pétrolifère de Kirkouk mais elle subirait alors une pression internationale à laquelle il lui serait difficile à la longue de résister L intégrité territoriale de l Irak encore récemment recommandée par le Président de la République française exclue en outre l hypothèse d un État kurde indépendant que les chefs kurdes irakiens affirment d ailleurs ne pas vouloir instituer Dans ces conditions et en l absence de revendications territoriales iraniennes ou saoudiennes l Irak va donc rester géographiquement inchangé Westminster et le Capitole sont ils des produits d exportation Mais politiquement que peut il se passer Les Américains et les Britanniques ont proclamé leur volonté après avoir brisé la tyrannie de Saddam Hussein d installer la Démocratie en Irak Fort bien mais quelle démocratie dans une région qui n y est évidemment pas préparée Westminster et le Capitole ne sont pas des produits d exportation En outre les Américains au moins sont étonnamment ignorants des affaires de l Orient et notamment de l implantation territoriale des populations En témoigne l absurde 36ème parallèle de l opération provide comfort qui laissait près de la moitié de la population kurde hors de la protection aérienne des alliés alors qu il eut fallu pour protéger les Kurdes une ligne Nord Ouest Sud Est Le temps de la revanche Dans ces conditions une application brutale de la règle démocratique un homme une voix dans un État resté unitaire ne peut conduire qu à la domination d un des trois groupes de population sur les deux autres En effet les Arabes chiites représentent à eux seuls 52 de la population totale et pourraient donc normalement conquérir

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