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  • Géopolitique des risques. Jean-François Fiorina s’entretient avec (...) - Transversaux
    situe à leurs portes et ils n en ont pas encore vraiment conscience Certains parlent à cet égard pour les Etats Unis d une troisième guerre sur la frontière mexicaine après l Irak et l Afghanistan Qu en pensez vous C est évident Et le plus étonnant c est que cette guerre là ils ne l ont pas vue venir Ce n est qu en 2009 que le Pentagone s est enfin posé la question de savoir s il fallait classer le Mexique parmi les failed states Etats défaillants En réalité la situation dans ce pays se dégrade depuis 20 ans Pour notre part dès 1998 à la demande de la DGA Direction générale de l armement nous avions réalisé un dictionnaire technique et critique des nouvelles menaces dans lequel nous exposions déjà la mainmise des cartels criminels au nord du Mexique Selon la cour des comptes américaine les cartels mexicains rapatrient dans leur pays chaque année entre 25 et 30 milliards de dollars Ils bénéficient donc de sommes colossales pour investir dans la corruption de la police de la justice de l armée ou encore acheter des armes De la même manière les Etats Unis n ont pas su anticiper le nombre de décès liés aux trafics qui se comptent chaque semaine par centaines En termes d économie et de finance j ajoute que le Mexique représente aujourd hui la 13ème économie mondiale Il est quand même proprement sidérant qu elle soit en train de s effondrer sous nos yeux sans que personne ne songe à prendre des mesures d exception pour endiguer ce processus L évolution des menaces est clairement perceptible et néanmoins les appareils d Etat ne semblent pas y être sensibles Résultat dans la plupart des cas ils sont frappés par surprise décontenancés abasourdis comme pour le 11 septembre ou l effondrement de Wall Street ou encore lors des affaires Madoff et Enron La présence de groupes criminels hybrides ne représente t elle pas un danger supplémentaire et difficile à combattre Certes mais cela induit aussi simultanément une fragilité supplémentaire Un des patrons de la sécurité algérienne me disait en riant Abou Zeid responsable de l enlèvement des otages au Niger c est Jihad le jour et Marlboro la nuit Cela signifie qu il exerce une activité tout à la fois terroriste et criminelle Un positionnement aussi complexe qu ambigüe qui l oblige en permanence à jouer entre deux mondes A nous de savoir exploiter avec pertinence ces fragilités Notre problème est que la plupart de nos dirigeants viennent d un monde où le péril était traditionnellement la vitrification du centre de l Europe via l arme nucléaire C était là la menace majeure Et nos politiques ont mis un certain temps à saisir la nature des mutations géopolitiques et criminelles en cours Par bonheur la nouvelle génération comprend mieux ces nouvelles menaces Reste cependant que la rigidité de l appareil d Etat la difficulté à cerner les ennemis non conventionnels les mutations permanentes au sein des services de sécurité et de renseignement constituent autant de freins à une réaction adaptée Néanmoins on arrive cependant aujourd hui dans une phase positive Pour preuve le Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique a été créé à la demande du Président de la République Cet organisme dirigé par mon collègue Alain Bauer a pour but d amener l appareil d Etat à sortir de sa posture défensive tournée vers le passé Car les nouveaux défis exigent de nouvelles grilles de lecture plus proactives que réactives L IHEDN Institut des hautes études de la défense nationale comme l INHESJ Institut national de hautes études de la sécurité et de la justice participent également à cet effort Lentement la France et la Grande Bretagne en coopération se mettent en ordre de bataille face à ces nouvelles menaces Démarche méritoire qui est malheureusement loin d être suivie par bien d autres pays européens désespérément coupés des réalités Reste une difficulté de taille sensibiliser le monde économique et financier à ces nouveaux enjeux Il y a là un effort pédagogique majeur à mener pour leur faire enfin comprendre que l on ne vit pas au pays des Mille et une nuits ou dans le Palais de Dame Tartine Il faut encourager au plus tôt une prise de conscience des vrais dangers qui sont liés à la mondialisation D où l intérêt de la démarche conduite par l ESC Grenoble en privilégiant l enseignement de la géopolitique auprès des jeunes générations qui fourniront les cadres de demain C est peut être facile intellectuellement mais plus délicat dans la pratique Le risque apparaît comme abstrait et dérangeant pour nos habitudes Il est donc souvent plus facile de se convaincre que ce sont là des dépenses investies en pure perte et que le pire n arrivera pas C est une erreur Platon disait le commencement est la moitié du tout A partir du moment où l on a bien fait son travail de sensibilisation aux nouveaux risques dès le commencement on est protégé à 90 La prise de conscience des dangers est capitale Aujourd hui il y a des entreprises françaises qui ont clairement assimilé les enjeux et qui sont actives dans des coins dangereux comme le nord du Mexique par exemple Elles agissent de manière très professionnelle et n ont pas de problème Avoir conscience du risque c est déjà se prémunir contre ce risque A cet égard vous avez misé juste en choisissant ce thème du risque pour votre Festival de géopolitique et géoéconomie de mars 2011 L enseignement de la géopolitique est d autant primordial aujourd hui que tout se joue désormais à l échelle planétaire Dans un bureau italien j ai vu un organigramme représentant une famille mafieuse d un village de Sicile La police italienne a relevé qu elle était implantée dans 14 pays du monde Aujourd hui on ne peut plus se contenter de voir les choses à l échelle européenne Il faut avoir une vision

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  • Understanding culture and managing culture awareness : a (...) - Transversaux
    the surface or inward As the students could see it is a useful metaphor for locating one s own culture most of it is hidden from us and those elements that are below the surface are those that are most difficult for us to access and verbalize We often find it easier to spot the foreign behaviours but even when noticing them we fail to get below the surface where the important cultural information lies We rarely look however even at the surface of our own culture there is so little need to as it is all so familiar and normal to us To further stress the notion of unconscious and hidden culture we turned our attention a second model taken from the work of Geert Hofstede This model is particularly useful for introducing the concept of convergence and divergence There was a good deal of discussion on the extent to which our behavioural patterns are learnt and unconscious despite the fact that the ability or capacity is biological As one would expect at ISIT an immediate example was speech and language When asked for stereotypes of how Americans speak on public transport in Paris both a stereotype and experience most of the students had had the response was loudly The students were then asked to formalize the rules for correct volume in conversation in France and the immediate response there aren t any which helped to reinforce the idea that our own rules are submerged within us out of our conscious awareness while an awareness of another culture is easily accessible Naturally once the participants began to reflect they began to generate lists of rules based on where one was and with whom one was speaking Hofstede s model is especially useful in allowing students to reflect on our perceptual patterns as a learnt product of our culture The following simple experiment was performed The participants were asked to quickly imagine a story where they were obliged to use the stairs A rapid survey of the stories revealed that an overwhelming majority climbed up the stairs in their story When told that the majority of people in Egypt or Morocco for example walk down the stairs in their imaginary story it became easy to grasp the idea that our learning experience has an impact on our perceptual patterns Different cultures have different learning experiences so understandably variations in perceptual patterns will occur the realization that someone sitting next to you may be focusing on an entirely different point was a useful experience for many in attendance The final part of the presentation concerned Hall s model of developing cultural competence By focusing on haptics we were able to come full circle in the ideas presented The final discussion question was rules for holding hands in France The where but especially with who allowed us to discuss society s norms for age and gender concerning holding hands By viewing photos taken from the internet it was possible to draw the

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  • received an MA in International Relations in 1983 from Ohio University and later pursued post graduate studies at the University of London School of Oriental and African Studies and Stockholm University Centre for Ethnic and Immigration Studies He has held teaching positions at Mohammed V University in Rabat Morocco Universidad de las Americas in Mexico City Mexico Stockholm School of Economics in Stockholm Sweden Université Marc Bloch Strasbourg France and presently teaches cross culture communications at the I S I T Paris France In addition Mr Matejovsky trains and consults with multinational companies in France and abroad He can be contacted at I S I T 12 rue Cassette 75006 Paris France stevenmatejovsky gmail com Ses articles pour Diploweb com Understanding culture and managing culture awareness a paradox The following is a summary of a presentation given at ISIT The talk was at the invitation of CRATIL Centre de Recherche Appliquée sur la Direction Directeur P Verluise Conseil scientifique Charte du site Faire un don Devenir membre Auteurs Proposer un article Synergies Présenter le site Conférences Partenaires Participer Proposer une synergie Liens conseillés Archives Retrouvez la chaîne Diploweb sur Union européenne États membres Institutions Pays candidats Russie CEI Russie CEI

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  • Wikileaks : silence, on tourne... la page - Transversaux
    ou sauvegarde des intérêts privés Cet équilibre Wikileaks l a volontairement rompu au nom d une sorte de droit naturel d insurrection légitime contre une politique jugée nocive et d abord mensongère De telles ruptures ne sont pas nouvelles Après tout les scandales révélés par les médias dans les démocraties occidentales ont pour la plupart été alimentés par des transgressions par la publication de documents qui n avaient pas vocation à l être La liste en serait trop longue et chacun a des exemples à l esprit Ce qui a frappé dans Wikileaks est à la fois l abondance des documents qui ne visent aucune affaire en particulier et leur diffusion universelle l informatique les mettant à la portée de tous S y ajoute l inégalité des cibles puisque les pays démocratiques semblent plus vulnérables les informations qui en émanent ou les concernent plus accessibles La Chine la Russie par exemple les régimes autoritaires de façon générale se protègent mieux Jean François Revel faisait justement observer que les scandales publics n éclatent guère que dans les démocraties et que c est là un élément de leur supériorité En l occurrence les données de Wikileaks comportent aussi des éclaircissements sur les positions de régimes variés puisque les dépêches publiées concernent les contacts que les diplomates américains ont développés avec eux C est ainsi non seulement la politique américaine qui se trouve portée sur la place publique mais encore celle d autres Etats également fondés à s inquiéter Il en résulte un risque de perte de confiance dans les diplomates américains à l étranger et pour eux une difficulté ultérieure à maintenir des contacts ouverts avec des interlocuteurs qui ne sont plus assurés de la confidentialité de leurs propos Cela est particulièrement inquiétant pour les collaborateurs des Américains dans les pays en guerre qui risquent de souffrir de relations trop proches Cela pourrait aussi affecter certains gouvernements voire souligner leur faible cohésion On est ainsi très surpris d apprendre que l actuel chef de l Etat français s est rendu à l ambassade américaine pour critiquer la position du gouvernement dont il alors était membre sur l Iraq Mais la presse française bien qu éclairée par Wikileaks a su garder à ce sujet une réserve prudente Trois éléments nouveaux Quant à ce que l on peut apprendre des positions et postures diplomatiques américaines trois éléments semblent se détacher que l on pouvait certes pressentir mais dont on ne mesurait pas nécessairement la profondeur D abord le caractère très intrusif des ambassades d outre atlantique qui ont tendance à s ingérer dans tous les aspects de la vie publique des Etats d accueil Ensuite la proximité voire la confusion qui existe entre diplomatie et renseignement Certes les ambassadeurs ont été traditionnellement considérés comme des espions légaux mais la distinction fonctionnelle entre les deux activités est importante parce qu aucun interlocuteur sérieux ne saurait accorder sa confiance à un diplomate étranger s il pense qu il appartient aux services Apparemment les Etats Unis n

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  • Les équivoques de la lutte contre la prolifération nucléaire - Transversaux
    nucléaire Le déséquilibre stratégique établi s entendra ici uniquement des relations entre Etats possédant l arme nucléaire et Etats ne possédant pas une telle arme distinction qui fonde le régime instauré par le TNP Dans le cadre de cette étude nous commencerons par démontrer en quoi la mise en place d une série de conventions cristallisant le déséquilibre stratégique entre Etats dotés et Etats non dotés d armes nucléaires I s est avérée nécessaire du point de vue des puissances nucléaires pour pallier les insuffisances du droit international coutumier II I La conventionnalisation de l interdiction de posséder ou d acquérir l arme nucléaire le renforcement d une situation stratégique factuelle Les seules puissances nucléaires considérées comme légitimes sont celles reconnues comme telles par le TNP Cela n est pas sans conséquences pour les Etats possédant de manière certaine un stock d armes nucléaires mais restés en dehors du TNP Les contraintes s expriment par différents biais embargo décrété unilatéralement par les Etats Unis pour le Pakistan accords de coopération contraignant sur le nucléaire civil entre l Inde et les Etats Unis mettant précisément fin à l embargo pesant sur l Inde Il faut toutefois noter que ces contraintes restent limitées et varient en intensité en fonction des intérêts stratégiques et géopolitiques en présence Israël et récemment donc l Inde le Pakistan a vu l embargo levé en 2005 A cette première distinction le TNP ajoute une autre séparation nette aux conséquences juridiques fondamentales alors qu un réseau de convention vient solidifier cette césure A notamment par la mise en place d institutions devant préserver ce régime discriminatoire B La mise en place d un régime discriminatoire la distinction entre Etats dotés et non dotés d armes nucléaires Le TNP en effet établit une distinction entre les Etats dotés d arme nucléaire et les Etats non dotés d armes nucléaires Celle ci fonde un régime discriminatoire L article I du TNP souligne que les Etats possédant l arme nucléaire doivent s engager à ne pas transférer d armes nucléaires ou tout autre dispositif nucléaire explosif à un autre Etat Ils doivent également s abstenir d aider d encourager ou d inciter un Etat non doté de telles armes à en fabriquer ou à en acquérir De son côté l article II impose aux Etats non dotés de ne pas chercher à acquérir l arme nucléaire A ce titre seuls ces derniers se voient imposer la conclusion d accords de garantie visant à permettre à l Agence Internationale pour l Energie Atomique AIEA de vérifier qu ils respectent effectivement leurs obligations conventionnelles La seule contrepartie susceptible d atténuer le déséquilibre consacré par le TNP réside dans les obligations prévues par l article VI du traité Ce dernier prévoit que chacune des Parties au Traité s engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace Obligation très atténuée comme on peut le constater puisqu il s agit uniquement de négocier sans qu aucune obligation de résultat ne soit véritablement imposée On relèvera qu il ne s agit en aucun cas de contraindre les Etats dotés à renoncer à la possession de l arme nucléaire Le Traité sur l Interdiction Complète des Essais Nucléaires TICEN du 10 septembre 1996 relève de la même logique que le TNP Il a été conclu à un moment où les Etats dotés ont considéré pouvoir définitivement se passer des essais nucléaires et procéder par la voie de la simulation ce qui techniquement reste possible pour un nombre restreint d Etats L interdiction des essais ne pénalise en fin de compte que les Etats non dotés susceptibles de vouloir acquérir l arme nucléaire mais ne disposant pas de la technologie suffisante pour effectuer des simulations Le TICEN est un élément d un ensemble normatif plus large permettant aux Etats dotés de l arme nucléaire de conserver leur avantage technologique Le deuxième niveau du réseau conventionnel est l établissement d un maillage normatif permettant en quelque sorte de geler les éventuelles avances technologiques des autres Etats tout en garantissant une certaine marge de manœuvre aux puissances nucléaires dans la mise en œuvre de leurs politiques de dissuasion C est le cas paradoxalement des traités établissant une zone exempte d armes nucléaires Ainsi le second protocole additionnel au Traité de Tlatelolco visant à l interdiction des armes nucléaires en Amérique latine 14 février 1967 impose aux puissances nucléaires de s engager à ne recourir ni à l emploi d armes nucléaires ni à la menace de leur emploi contre les Parties contractantes au Traité visant l interdiction des armes nucléaires en Amérique latine article 3 du second protocole Cette interdiction repose toutefois sur l engagement pris par les Etats d Amérique Latine d interdire et empêcher l essai l emploi la fabrication la production ou l acquisition par quelque moyen que ce soit de toute arme nucléaire pour leur propre compte directement ou indirectement pour le compte de tiers ou de toute autre manière article 1 Juridiquement il est intéressant de noter que de telles obligations ne rendent absolument pas caduques les politiques de dissuasion des Etats parties dotés de l arme nucléaire Chine Etats Unis France Russie et Royaume Uni Certes les obligations du traité de Tlatelolco semblent interdire a priori toute politique de dissuasion extrême Néanmoins elles préservent l avantage stratégique des Etats dotés de l arme nucléaire assurant une non prolifération qui bénéficie nécessairement à ceux ci puisqu elle interdit aux autres Etats d acquérir et plus important de chercher à acquérir une telle arme Notons d ailleurs que la faculté de dénonciation des Etats reste intacte dans des conditions particulièrement favorables pour les Etats dotés de l arme nucléaire En outre si toute réserve est exclue les puissances nucléaires ayant adhéré au traité de Tlatelolco ont systématiquement assorti leurs engagements de déclarations interprétatives 11 visant à préserver la cohérence et l effectivité de leurs politiques de dissuasion Le même raisonnement peut s appliquer aux traités de Rarotonga Pacifique Sud de Bangkok Asie du Sud Est et de Pendibala Afrique 12 malgré quelques variations sur le contenu des obligations les conditions de retrait du traité de Rarotonga sont par exemple plus restrictives que celles des autres traités On peut d autre part relever l échec des Etats non dotés d armes nucléaires à faire adopter en 2003 un protocole d accord sur l interdiction de l emploi d armes nucléaires contre les Etats non dotés d armes nucléaires parties au TNP L institutionnalisation des modalités de contrôle du respect des dispositions issues du TNP un partage des rôles entre l AIEA et le Conseil de sécurité L édifice normatif est complété par l institutionnalisation d un contrôle de l effectivité du respect des obligations conventionnelles à deux niveaux L Agence Internationale à l Energie Atomique AIEA qui constitue le premier niveau de contrôle a été créée pour assurer un double objectif L article II de son statut précise que l Agence s efforce de hâter et d accroître la contribution de l énergie atomique à la paix la santé et la prospérité dans le monde entier et qu elle s assure dans la mesure de ses moyens que l aide fournie par elle même ou à sa demande ou sous sa direction ou sous son contrôle n est pas utilisée de manière à servir à des fins militaires Elle bénéficie de pouvoirs de sanction réels Ces mesures contraignantes sont précisées par l article XII C dont l objet est d assurer la mise en œuvre des garanties par les Etats non dotés Néanmoins le même statut précise que si des questions qui sont de la compétence du Conseil de sécurité viennent à se poser dans le cadre des travaux de l Agence elle en saisit le Conseil de sécurité organe auquel incombe la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales Le Conseil de Sécurité apparaît donc comme l organe devant assurer l effectivité des exigences de l AIEA La compétence du Conseil est entendue largement selon les dispositions du statut de l Agence Celui ci semble en effet compétent pour les simples violations des obligations d un Etat vis à vis de l Agence selon l article XII C précité le Conseil des Gouverneurs informe l ensemble des membres de toute violation et en saisit le Conseil de sécurité Le Conseil de sécurité est également compétent pour les situations de crise particulièrement graves constituant une menace à la paix et à la sécurité internationales Le Conseil a d ailleurs rappelé dans une résolution 1887 du 24 septembre 2009 son large pouvoir d appréciation en la matière Il rappelle ainsi que toute situation de non respect des obligations en matière de non prolifération sera portée à l attention du Conseil qui appréciera si cette situation constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales et souligne la responsabilité principale du Conseil pour lutter contre ces menaces Ce réseau normatif et institutionnel est d autant plus nécessaire que les normes du droit international général ne constituent pas un véritable droit international des armes nucléaires II Les imprécisions des normes issues du droit international général l absence d interdiction absolue concernant l emploi ou l acquisition des armes nucléaires Il ne fait aucun doute que le club des Etats dotés de l arme nucléaire entend conserver l avantage que leur confère celle ci En ont ils la capacité Théoriquement c est pour pallier une éventuelle incapacité des puissances nucléaires à maintenir cette situation objective qu un tel réseau conventionnel est mis en place En l absence de règles du droit international général précises seul le volontarisme étatique permet de contraindre les Etats à renoncer à l arme nucléaire Cette absence justifie dans le même temps ces conventions il s agit alors de pallier un vide normatif A la lumière de la jurisprudence de la Cour Internationale de Justice CIJ il apparaît en effet que le droit international coutumier ne contient aucune règle n interdisant de manière absolue l emploi et surtout la menace de l emploi A et l acquisition B de l arme nucléaire L inexistence d une interdiction absolue quant à l emploi des armes nucléaires un régime juridique encore imprécis Les règles du droit international pertinentes ne permettent de tirer aucune conclusion définitive quant à la licéité de l emploi ou de la menace de l emploi de telles armes C est du moins ce qui ressort de l avis rendu par la Cour Internationale de Justice le 8 juillet 1996 relatif à la Licéité de la menace ou de l emploi d armes nucléaires Selon la Cour si la menace ou l emploi d armes nucléaires serait généralement contraire aux règles du droit international applicable dans les conflits armés et spécialement aux principes et règles du droit international humanitaire elle ne peut cependant vu l état actuel du droit international conclure de façon définitive que la menace ou l emploi d armes nucléaires serait licite ou illicite dans une circonstance extrême de légitime défense dans laquelle la survie même de l Etat serait en cause 13 Il convient de souligner la difficulté de l exercice auquel a du se livrer la CIJ Les politiques de dissuasion sont ici directement visées par la demande d avis émanant de l Assemblée Générale des Nations Unies La dissuasion est avant tout un concept empirique G Chaliand A Blin dont l application n a connu jusqu à début 2011 que des succès c est à dire que les agresseurs potentiels des puissances nucléaires ont renoncé à agir ils ont été dissuadés La légalité de la menace de l emploi de l arme nucléaire arme de non guerre de ce point de vue est donc particulièrement difficile à apprécier en ce qu elle apparaît comme un facteur de pacification et de non violence La dissuasion ne serait de ce point de vue pas contraire au droit de la force armée établi par la Charte des Nations Unies du moins si l on insiste sur sa vocation purement défensive Encore ce point de vue doit il être nuancé B Tertrais nous rappelle qu il s avère délicat d apprécier les effets positifs ou négatifs de l arme nucléaire sur la stabilité internationale D une part le risque d un affrontement nucléaire réel 14 demeure présent d autre part si la guerre conventionnelle à grande échelle est quasiment impossible les escarmouches incidents de frontières et guerres de faibles intensité sont d autant plus probables que le risque de dérapage vers l affrontement total apparaît limité 15 Par ailleurs la Cour restreint la portée de son avis dans la mesure où elle souligne que de par ses caractéristiques l arme nucléaire est potentiellement d une nature catastrophique Le pouvoir destructeur des armes nucléaires ne peut être endigué ni dans l espace ni dans le temps 16 En refusant de prendre en compte l usage potentiel d armes nucléaires tactiques ANT aux effets plus limités la Cour occulte une évolution ancienne et fondamentale de toute stratégie de dissuasion Elle laisse dans l ombre la question de la légalité de la menace ou de l emploi de telles armes cruciale en raison de la réduction du hiatus considérable entre armes nucléaires et armes classiques 17 impliquée par le développement de ces ANT En se contentant de souligner qu elle ne peut déterminer si l emploi des armes nucléaires en cas extrême de légitime défense est clairement légal ou illégal la Cour s abstient de se prononcer sur tous les degrés possibles de réponses impliqués par des stratégies de dissuasion par essence extrêmement souples dans leur application A partir de quand le seuil de nucléarisation est il légal autrement dit à partir de quand la survie de l Etat est elle en jeu Sur quels critères apprécier la proportionnalité de la riposte nucléaire au sens de l article 51 de la Charte Dans quelle mesure les règles du droit international humanitaire qui restreignent fortement par nature l emploi d armes nucléaires peuvent elles alors s appliquer Du fait de ces imprécisions l emploi de l arme nucléaire se trouve clairement limité mais en aucun cas interdit de manière absolue En tout état de cause la légalité des stratégies de dissuasion donc l emploi purement défensif sur le plan militaire de l arme nucléaire n est pas éclaircie L absence d interdiction générale quant à l acquisition des armes nucléaires Si l existence d une volonté étatique au niveau international d assurer la non prolifération des armes nucléaires ne saurait faire de doute cette volonté n est pas univoque Elle est en grande partie dictée par la poursuite d intérêts stratégiques conflictuels dont l expression est favorisée par le fait qu aucune règle de droit n interdit selon la CIJ l acquisition et la possession de telles armes 18 Or à l inverse des autres situations objectives jusque là créées l acquisition de l arme se traduit par l établissement d un déséquilibre stratégique immédiat et fondamental entre les Etats possédant et ceux ne possédant pas le feu nucléaire Ceux ci ne peuvent donc décemment se laisser imposer une telle situation sans réagir On constate à cet égard que plusieurs attitudes sont adoptées Certains Etats entretiennent un flou stratégique C est le cas d Israël D autres Etats encore possèdent la technologie et le savoir scientifique nécessaires pour fabriquer rapidement des armes nucléaires Ces Etats peuvent alors affirmer officiellement ne pas posséder une telle arme Les Etats n ayant pas la capacité et ou la volonté d acquérir de telles armes peuvent agir sur le plan diplomatique et juridique afin de compenser leur faiblesse Cela se traduit par un appel aux négociations pour des traités garantissant des zones dénucléarisées ou encore des traités donnant des garanties de non emploi de l arme nucléaire contre les Etats ne possédant pas de telles armes garanties négatives La saisine de juridictions internationales dans le but de faire constater l illégalité de l emploi de telles armes peut être interprétée de la même manière C est en partie le sens de la saisine de la Cour Internationale de Justice en 1996 pour connaître de la licéité de l emploi ou de la menace de l emploi d armes nucléaires vis à vis du droit international Une dernière catégorie d Etats enfin optent pour l acquisition de l arme nucléaire quelque fois avec l aide plus ou moins avouée de puissances nucléaires C est le cas de manière certaine pour l Inde et le Pakistan Cette pratique peut se développer en dehors du cadre du TNP l adhésion à ce dernier n étant nullement obligatoire ou à l intérieur du TNP Dans ce dernier cas il est intéressant de souligner que certaines dispositions permettent aux Etats de se soustraire dans une certaine mesure mais légalement aux contrôles de l AIEA Ainsi l article 76 du modèle d accord de garanties souligne au paragraphe 76 d que si l État estime qu en raison de circonstances exceptionnelles il faut apporter d importantes limitations au droit d accès accordé à l Agence l État et l Agence concluent sans tarder des arrangements en vue de permettre à l Agence de s acquitter de ses responsabilités en matière de garanties compte tenu des limitations ainsi apportées Le Directeur général rend compte de chacun de ces arrangements au Conseil On peut y voir précisément une des conséquences du caractère négocié ou conventionnel de la situation objectivée Certes le réseau de convention tend à renforcer la situation stratégiquement avantageuse des puissances nucléaires Mais le recours au processus volontariste implique nécessairement la mise en place d un réseau conventionnel par le biais de négociations diplomatiques précédant la signature et ou la ratification des traités au cours desquelles les Etats sont amenés à faire quelques concessions Autrement

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  • Territoires, lieux et identité en diaspora - Transversaux
    d une association logos toponymes et noms de rues ou places qui permet l ancrage d une société diasporique qui vit sur des territoires d accueil 2 La re territorialisation ou l ancrage d une population diasporée dans ses territoires d accueil La matérialisation sous diverses formes des iconographies communautaires monuments sanctuaires images ornant les murs du siège d une association logos toponymes et noms de rues ou places édifices divers sert d ancrage à une société diasporique vivant sur un territoire d accueil L exemple des Grecs pontiques montre comment une telle iconographie permet à un peuple privé de son territoire d origine de conserver une identité distincte 3 Les Grecs de la mer Noire 1914 Les Grecs pontiques Descendants des populations hellénophones du pourtour de la mer Noire le Pont Euxin de l Antiquité les Grecs pontiques étaient encore au début du XXe siècle quelques centaines de milliers à vivre dans les provinces ottomanes la quasi totalité d entre eux fut soit exterminée pendant et à l issue de la Première Guerre mondiale épisode qui donne lieu depuis les années 1980 à la revendication par leurs associations de la reconnaissance internationale d un génocide des Grecs pontiques soit expulsée vers la Grèce à la suite du traité de Lausanne de 1923 Les Grecs pontiques ont reconstruit en Macédoine grecque les monastères byzantins qui étaient leurs hauts lieux dans le Pont afin que la première génération des réfugiés qui les a connus lorsqu ils y étaient encore en état de fonctionnement puisse transmettre aux générations suivantes la mémoire du territoire d origine et l identité grâce à une iconographie Il s agit de divers objets sacrés provenant des monastères originels dont l icône miraculeuse de Panagia Soumela transférée en Grèce en 1930 de monuments commémoratifs du génocide construits récemment sur les lieux de ces nouveaux monastères de cérémonies annuelles commémoratives et de diverses manifestations culturelles concerts et spectacles de danse Les objets sacrés rapportés des monastères du Pont authentifient les nouveaux monastères et assurent le lien avec les lieux d origine 4 Ces monastères accueillent chaque année pendant un à trois jours à la date de la fête du saint éponyme Saint Jean Vazelon Saint Georges Peristereota Saint Théodore Gavras dans la Macédoine grecque des milliers de pèlerins transportés en cars depuis les grandes agglomérations ou les régions rurales les plus concernées certains venant même de pays lointains Ils sont ainsi environ une centaine de milliers à se rendre à Panagia Soumela chaque 15 août Ces hauts lieux que sont les monastères reconstruits abritent la plupart des symboles constitutifs de l iconographie pontique outre le sanctuaire principal et ses objets sacrés Des bâtiments appelés xenones ont été construits pour loger les pèlerins à l initiative et avec les moyens de telle ou telle association Ce phénomène est particulièrement remarquable à Panagia Soumela Dans les montagnes situées au sud de Trabzon chacune des petites régions Sanda villes Tripoli ou bourgades Kromni Imera Livera du Pont qui a créé en Grèce une association active tient à être présente en ayant ouvert sa propre maison pour héberger ses pèlerins sur le haut lieu de Panagia Soumela C est une sorte de modèle réduit du territoire d origine Doté d une forte valeur identitaire l aménagement de ces hauts lieux qui rappellent les monastères d origine du Pont tel qu il est pratiqué par exemple en Macédoine grecque se reproduit sur les lieux d un exil plus lointain en Amérique et en Australie Les Pontiques émigrés en Amérique ont ainsi œuvré à la création d un lieu de pèlerinage et d un sanctuaire dédié à Panagia Soumela dans l Etat du New Jersey West Milford Une copie de l icône de la Vierge de Soumela a également été envoyée en Australie en 1967 et un site est actuellement en cours d aménagement sur une colline rebaptisée Mont Mela à 80 kilomètres au nord de Melbourne Depuis 2003 un grand rassemblement sur le modèle de celui ayant lieu dans le sanctuaire grec de Panagia Soumela s y déroule chaque année M Bruneau 2008 p 36 Le sanctuaire du monastère de Panagia Soumela en Grèce Macédoine Michel Bruneau Le monastère de Panagia Soumela dans son site originel du Pont Turquie Michel Bruneau Les réfugiés grecs d Asie Mineure et de Thrace orientale ont aussi commencé à construire des monuments commémoratifs surtout à partir des années 1960 Ce mouvement a pris une grande ampleur une soixantaine de monuments recensés au cours des deux dernières décennies dans les espaces publics des villes grecques où est présente la population originaire d Asie Mineure 5 La fonction du monument au sens premier du terme édifié par une communauté ou un groupe social est d interpeller la mémoire d inviter les individus qui le voient à se remémorer ou à faire remémorer à d autres générations des personnes des événements des sacrifices des rites ou des croyances 6 Ces monuments peuvent être situés dans des lieux de mémoire ou être eux mêmes des lieux de mémoire Mais ce sont pour la plupart d entre eux des lieux du souvenir c est à dire érigés pour que les hommes se souviennent des victimes de tel ou tel massacre ou plus généralement du génocide dans un lieu ou une région déterminé ou de tel ou tel acteur de premier plan de ces événements De tels monuments sont d une taille et d une portée très variables allant de la plaque commémorative ou du buste de l un des principaux personnages à des ensembles monumentaux dédiés dans le cas présent à l Hellénisme d Asie Mineure au génocide ou aux réfugiés dans leur ensemble Ils peuvent occuper un espace public dans sa totalité au centre d une ville Leurs thématiques varient mais ont toutes un rapport fort à l identité liée à des territoires ou plus exactement à des patries au sens de la terre des ancêtres ainsi qu à l exil et au déracinement Il faut en fait voir ces monuments comme

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  • Ses articles pour Diploweb com Territoires lieux et identité en diaspora La mémoire collective est une composante essentielle de l identité en diaspora face au danger de dilution et d assimilation dans les sociétés Direction Directeur P Verluise Conseil scientifique Charte du site Faire un don Devenir membre Auteurs Proposer un article Synergies Présenter le site Conférences Partenaires Participer Proposer une synergie Liens conseillés Archives Retrouvez la chaîne Diploweb sur

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  • Pour une géopolitique des affaires. Jean-François Fiorina (...) - Transversaux
    laquelle nous évoluons fait que nous avons perdu notre sens du combat pour la vie Quand on naît au Baloutchistan ou sur les bords de l Amazone il faut très vite apprendre à identifier les vrais problèmes à les résoudre et à se faire respecter c est une question de vie ou de mort Cela change considérablement la donne Aujourd hui nous vivons à l instar des Carthaginois qui se laissèrent prendre au piège des délices de Capoue La seconde raison majeure à cette dangereuse naïveté vient de l impression de puissance que ressentent les jeunes avec les nouvelles technologies qui étendent leur emprise à travers la planète Bien sûr ces outils sont formidables ils sont d une utilité sans précédent pour l humanité Mais comme tout outil ils ont leur face noire qu il faut connaître pour mieux la maîtriser Le monde est comme un jeu dont ils ne mesurent absolument pas les risques Prenez l exemple de Facebook Il n y a pas de droit à l oubli sur Internet Les données que vous confiez sont utilisées sans que vous en soyez conscients Dans 50 ans certains éléments festifs ou anodins pourront ressortir dans un contexte que l on ne contrôlera pas et pour des buts que l on n aura pas choisis Là encore la naïveté conduit à des désastres La troisième raison réside bien sûr dans la formidable hypocrisie que recèle le discours convenu du politiquement culturellement correct À force de nier les faits qui nous dérangent au nom d une certaine bien pensance on en arrive à une occultation totale de la réalité On n emploie pas les bons mots on efface de son esprit ce qui peut déranger notre bonne conscience bref on fait la politique de l autruche au nom d idéaux que l on voudrait généreux On évolue alors dans un monde virtuel jusqu à ce que la réalité reprenne le dessus Car on le sait les faits sont têtus Et ils ressurgissent toujours avec toujours plus de force nous laissant désemparés impuissants voire victimes Il est de notre devoir de contribuer à ouvrir les yeux des futures élites sur la réalité du monde donc sur ses potentialités et aussi ses dangers C est là où la grille de décryptage qu offre la géopolitique s avère être remarquablement pertinente Car elle oblige à intégrer les réalités humaines et matérielles En prenant de la hauteur de vue elle développe une perception synoptique des situations elle conduit à intégrer une multitude facteurs dans le raisonnement contribuant à faire en sorte que celui ci ne soit plus monolithique ou manichéen Comment dès lors amener les jeunes à prendre en compte le réel Les familles ont abdiqué et n ont pas cette volonté d accompagner leurs enfants en leur ouvrant les yeux En outre bon nombre d enseignants de l éducation nationale sans mettre aucunement en cause leurs qualités pédagogiques évoluent dans une bulle qui n a pas grand chose à voir avec la réalité C

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