archive-com.com » COM » D » DIPLOWEB.COM

Total: 1806

Choose link from "Titles, links and description words view":

Or switch to "Titles and links view".
  • Que nous apprend la crise de l'euro de la géopolitique de l'UE (...) - Institutions
    du travail comparativement plus rigides et exhibant des déficits budgétaires plus élevés 6 L intégration monétaire n a pas été accompagnée suffisamment tôt d une harmonisation de la régulation bancaire à l échelle de la zone limitant les fusions entre pays et préservant la position prééminente des banques sur leur marché domestique L intégration financière a surtout progressé grâce l augmentation de l endettement des agents résidents entreprises financières et non financières et surtout administrations publiques à la faveur de l écrasement général des écarts de taux d intérêt par rapport à l Allemagne La zone euro dans son ensemble présente une position internationale nette négative comparable en part de PIB à celles des Etats Unis La dette totale de la plupart des Etats a vivement progressé après l introduction de l euro pour atteindre avec la crise des niveaux insoutenables dans les pays en crise Grèce Portugal Irlande Reflet de l importance traditionnel de leur rôle mais aussi de la pression des Etats 7 les banques ont fourni la contrepartie principale de la progression de l endettement total et notamment de celui des Etats La zone euro n est certainement pas une zone monétaire optimale au sens de Robert Mundell 8 par exemple Mais les Etats Unis non plus Des économistes ont ainsi cherche à montrer que leurs 50 Etats constituaient non pas une mais au moins 3 zones monétaires optimales 9 J C Trichet a raison de souligner que la variance observée dans la zone euro s agissant des taux de croissance ou du chômage est comparable à celle des Etats Unis La crise a aussi exposé les profondes différences de perception et d intérêts des Etats membres Dés 2007 2008 des divergences se sont manifestées sur la gravité de la crise sur la nature et l ampleur des mesures de soutien requises La coordination des politiques anti crise au sein de la zone a surtout tenu à la politique monétaire tandis que les politiques budgétaires sont demeurées disparates dans leur contenu et leur intensité La crise des dettes souveraines a ouvert une longue série de désaccords initiaux suivis de rapprochements ambigus ponctués de remises en cause des accords cycle répété à chaque étape des développements de la crise Les négociations pour la recherche des compromis ont été émaillées de disputes rendues publiques entre les Etats d abord sur la nécessité d aider les pays en difficultés sur les moyens à mettre en œuvre sur le montant des aides sur les conditions sur les institutions à créer sur le recours au FMI entre les Etats et la BCE sur les responsabilités respectives des uns et de l autre entre les Etats et la Commission entre les Etats et leurs partenaires au sein du G7 ou le FMI Le spectacle de ces divisions affichées révélatrices d un béant déficit de confiance entre des Etats comme divisés au lieu d être uni par une monnaie commune a eu un effet désastreux sur la confiance des marchés qui investisseurs et spéculateurs confondus ont perçu un risque croissant à détenir les titres de souverains des Etats de la périphérie de la zone et par ricochet ceux des banques européennes exposées à ces dettes Le niveau de visibilité et de sonorité de ces divisions est amplifié par la méthode intergouvernementale qui régit pour l essentiel la gouvernance de la zone euro Cette méthode en principe gage de souplesse et d efficacité et préférée par la France et l Allemagne car plus favorable à la promotion de leurs intérêts a rencontré ses limites dans la crise de la zone euro Le fonds du problème c est que collectivement les participants à la zone euro ne savent pas pourquoi ils ont fait l UEM Un haut diplomate allemand le dit simplement Germans never had a love affair with the euro because they never really needed it 10 Dans la tradition de la construction européenne les fondateurs de l euro ont usé de l intégration économique pour réaliser des objectifs stratégiques dans un esprit d ambigüité constructive La nouveauté de l UEM c est que les avantages attendus de l intégration monétaire eux mêmes ne sont pas convergents Fondamentalement les Allemands ont fait le sacrifice de leur monnaie et attendent de l euro qu il procure la même stabilité économique et monétaire que le DM Les Français en attendent avant tout la stabilité des changes nominaux au sein de la zone et une influence sur la politique monétaire en ajoutant le désir de saper l imperium du dollar la bonne monnaie venant pour une fois chasser la mauvaise Les pays de la périphérie en attendent la facilitation du financement de leur économie et de leurs dépenses publiques III Les limites de la méthode intergouvernementale dans la gouvernance de la zone euro La nature même du compromis sans précédent réunification allemande 1990 contre sacrifice du DM qui a permis l UEM indiquait assez le regain de puissance et le changement de statut stature de l Allemagne 11 Ce changement se lisait également dans la méthode plus intergouvernementale que communautaire privilégiée pour la mise en œuvre de l UEM D une part instauration d un système européen des Banques centrales couronné par la BCE Son indépendance à l égard des gouvernements garantie par le TUE et l interdiction qui lui est faite de financer les dettes souveraines font de la BCE un partenaire souvent impérieux des Etats 12 comme le souligne la participation du Président de la BCE aux débats du Conseil européen D autre part mise en place d un pacte de stabilité et de croissance PSC ensemble de règles destinées à discipliner la politique budgétaires des Etats membres mais dénuées de mécanismes robustes de mise en œuvre notamment de la procédure de manquement cf article 126 du TUE et d ailleurs bientôt assoupli par un coup de force franco allemand en 2003 destiné à marginaliser le rôle de la Commission puis par une révision des critères en 2005 La crise de 2007 2008 a révélé les carences des institutions régissant la coopération des Etats membres de la zone euro Les EM se sont lancés dans un double processus de recherche de solutions techniques et de réforme ou création d institutions nouvelles Ce faisant ils sont demeurés dans le cadre de la méthode intergouvernentale qui a présidé à la création de l UEM Ce qui est légitime au regard des mécanismes mis en place FESF qui engage les finances des Etats garants mais comporte des limites rendues plus évidentes par le processus chaotique de décision et de mis en œuvre de l accord du 21 juillet 2011 Le pilier monétaire de l UEM a bien rempli son mandat comme J C Trichet l a souligné en indiquant que la BCE avait réalisé une performance meilleure que la Bundesbank en termes de hausse des prix même si certaines hausses de taux 2007 2011 paraissent a posteriori incongrues La BCE a su innover face d abord à la crise financière et bancaire de 2007 2008 en créant des dispositifs destinés à alimenter en liquidités illimitées les banques de la zone face ensuite à la crise des dettes souveraines des pays périphériques de la zone en se portant acheteuses de titres publics sur les marchés secondaires pour garantir le rôle de ceux ci dans la transmission de la politique de crédit de la BCE face enfin au tarissement des financements internationaux frappant la Grèce le Portugal ou l Irlande en autorisant les banques centrales de ces pays à accorder des facilités à leurs banques laissant s accumuler d importantes balances entre banques du système européen Le pilier budgétaire n a pas rempli sa mission En dépit du PSC les Etats de la zone n ont pas exercé la surveillance collective qui leur incombait même confrontés à des politiques insuffisamment rigoureuses en période de haute conjoncture même avertis de cas de fraude pure et simple L avènement de l euro a entraîné la convergence des taux d intérêts sur les taux allemands procurant aux pays de la périphérie un allègement du coût de l endettement largement dissipé en dépenses et en dettes publiques ou privées supplémentaires mais sans interrogations suffisantes sur la soutenabilité des dettes sans suffisamment prendre en compte les liens entre dettes privées et dettes publiques La carence de la surveillance budgétaire au sein de la zone a eu des conséquences graves pour les Etats et la zone euro voire l UE dans son ensemble Pour chacun des Etats membres chercher à s exonérer d une surveillance budgétaire rigoureuse revient à ignorer la contrepartie de la mutualisation de la souveraineté monétaire à savoir la remise en cause possible du statut de titres sans risques des titres souverains des Etats de la zone dés lors que ceux ci sont placés dans l impossibilité d honorer leur dette en toutes circonstances y compris en dernier ressort par émission de monnaie Autrement dit c est comme s ils émettaient leur dette dans une monnaie étrangère avec le risque de crédit associé S agissant de la zone euro dans son ensemble la carence de la surveillance budgétaire revient à méconnaître les risques de contagion de la dégradation de la situation de la dette d un Etat sur celles des autres Etats qui peuvent emprunter des canaux multiples commerciaux financiers bilantiel etc La méthode intergouvernementale privilégie l expression et la prise en compte des intérêts des Etats membres dans la définition des politiques définies en commun Elle vise à permettre à chaque Etat de maximiser son intérêt national dans le cadre des politiques communes ainsi définies et mises en œuvre Mais elle favorise une perception asymétrique des externalités c est à dire de l impact des politiques de ses partenaires sur les intérêts d un Etat membre Les externalités positives de la coopération ne sont pas perçues comme telles mais appréhendées comme bénéfices tirés au plan national chaque Etat se réjouit de l ouverture des marchés de ses partenaires mais ne voit dans l ouverture de son propre marché qu une mesure de réciprocité obligée alors qu il devrait inclure dans sa fonction de bien être l intérêt procuré à ses partenaires par la création du marché unique puisqu elle contribue aussi à accroître le niveau de ses échanges avec eux En revanche la perception des externalités négatives est immédiate et aiguë par simple introspection chaque Etat conçoit aisément les coûts que la conduite de ses partenaires pourrait lui infliger soit en trichant et en ne respectant pas leurs engagements soit en prenant des mesures prédatrices soit en adoptant des politiques non soutenables en comptant sur le soutien de leurs partenaires Confrontée à une situation de crise aigüe la méthode intergouvernementale perd ses vertus Parce qu elle repose sur la méfiance des Etats elle détruit plus de confiance qu elle n est capable d en créer elle allonge les délais de décision elle fragilise les compromis elle permet à des intérêts particuliers nationaux ou infranationaux de prendre en otage le processus Elle prive le couple franco allemand de l influence qui est naturellement la sienne dans le processus communautaire A la limite elle détruit le primat de la règle comme forme des relations entre Etat s qui est au cœur de la construction européenne Il faut le souligner la crise des dettes souveraines a amené les EM à sortir dans l urgence du cadre des traités pour soutenir leurs partenaires et se sauver eux mêmes des conséquences d un défaut désordonné Le traité exclut explicitement la mutualisation des dettes de même que leur monétisation par la BCE Les Etats ont fait un pas de côté et ont utilisé leur capacité d Etats souverains à passer des accords bilatéraux pour créer le FESF L initiative pleinement justifiée face à l urgence économique a fait voler en éclat le mythe du monde post souverainiste où serait entrée l UE Elle rappelle que les traités ne sont pas le fondement unique des relations entre les EM Mais elle a aussi mis en cause l acquis essentiel de la construction européenne depuis l origine enserrer les relations entre EM par des règles et crée désormais une zone grise où tous les coups sont permis Au final dés lors que la méthode intergouvernementale l emporte l intérêt européen c est à dire l intérêt collectif des EM est minoré et surtout rendu orphelin par la marginalisation des institutions communautaires qui en ont en principe la charge et sont garantes des procédures qui permettent de l exprimer et de le réaliser L attitude de la Finlande à la suite du sommet européen du 21 juillet 2011 devrait alerter sur les dérives qui menacent l Union européenne Voilà un Etat qui n hésite pas à négocier avec la Grèce dans le dos de ses partenaires des conditions particulières lui permettant d obtenir des garanties qui allègent considérablement sa participation au second plan d aide à Athènes en profitant du caractère bilatéral du FEFS 13 IV Refonder le pacte de l UEM Afin de consolider les acquis de l Union européenne les Etats membres de la zone euro font face à un défi celui de restaurer le crédit de la zone euro au plan financier comme au plan politique L enjeu est de sauver l euro pour sauver l UE Il n existe pas d alternative Les perspectives de refondation d une UE continentale voire carolingienne autour de l euro sont sans objet sauf à menacer les acquis du marché commun marché unique politique de la concurrence Comment imaginer que les acquis du marché unique résisteraient à une fragmentation de l UE Une petite Europe fondée sur la monnaie n aurait pas plus d avenir que le bloc or des années 1930 A la grande satisfaction des marchés les Etats membres de la zone euro se sont accordés au Conseil européen du 27 octobre 2011 sur l agenda qu ils se sont donnés à l issue de plusieurs mois de crise assumer un défaut grec permettant d alléger significativement le fardeau d Athènes recapitaliser les banques au niveau de l UE et mettre en place un mécanisme de stabilisation financière conditionnel pour les Etats solvables mais confrontés à des difficultés de financement sur les marchés Dans l immédiat les Etats membres doivent endiguer la contagion qui menace la stabilité financière de la zone en réglant le cas grec qu ils auraient été avisés de traiter très en amont et en recapitalisant leurs banques dont les difficultés sur les marchés avant qu elles ne s élargissent aux déposants doivent autant aux vulnérabilités systémique de leur business model qu à la toxicité de leur portefeuille de dette souveraine En recherchant les solutions pour régler le cas de la dette grecque et en recapitalisant les banques les Etats doivent parcourir un chemin étroit D une part admettre l insolvabilité d Athènes et alléger suffisamment le fardeau de sa dette sans déclencher une nouvelle vague de contagion d autre part recapitaliser les banques sans charger les dettes publiques dans l ensemble de la zone 14 ni étouffer la croissance en raréfiant plus encore les crédits bancaires à l économie Le FESF réformé joue un rôle crucial dans la navigation entre ces risques en raison de l élargissement de la gamme de ses interventions à l acquisition de titres publics sur les marchés secondaires et à la recapitalisation des banques La question se pose toutefois des ressources utilisables en cas de contagion atteignant la dette d un pays comme l Italie Les réflexions portent sur les moyens de jouer de l effet de levier pour démultiplier les ressources mobilisables par le fonds par un facteur 4 ou 5 avec l espoir de créer un effet de dissuasion qui suffirait à calmer les marchés 15 Mais il doivent en même temps dessiner des perspectives de long terme pour crédibiliser leurs initiatives de court terme en signalant à leurs pairs aux marchés et à l opinion leur engagement envers l euro et leur détermination à s imposer et à respecter les règles notamment budgétaires nécessaires à la stabilité de la zone euro sur le long terme La tentation est forte dans les pays fortement endettés ou soumis à des difficultés de financement de dette et aussi en France de recourir à des mécanismes de mutualisation des dettes des Etats de la zone euro Ces solutions qui contournent plutôt qu elles ne résolvent le problème du respect de la discipline budgétaire par les EM ont pour l heure la faveur des marchés Elles paraissent cependant irréalistes au regard des traités et de leur rejet par l opinion et une large partie de la classe politique en Allemagne et dans d autres pays de la zone euro Leur mise en œuvre suppose un niveau de contrôle collectif sur les procédures budgétaires des EM difficilement compatible avec la souveraineté de ces derniers hors l application d un programme d assistance Présenter la mutualisation des dettes comme une étape vers l Europe fédérale revient à renouveler le raisonnement propitiatoire qui a conduit ses fondateurs à méconnaitre les contraintes de l Union monétaire ce que certains reconnaissent aujourd hui avec désinvolture Le renouvellement de l engagement des Etats membres de la zone euro passe par la mise en place d institutions qui garantissent le respect des règles et la primauté de l intérêt collectif sur leurs seuls intérêts nationaux Dès le début de la crise grecque il était évident que les EM auraient à se doter d un double agenda pour sortir de la crise par le haut 16 procurer à la zone euro les moyens opérationnels et financiers de soutenir les Etats solvables mais exposés à des crises de liquidités donner à la zone euro des instituions robustes de surveillance et budgétaires Les deux volets de l agenda sont étroitement liés car l efficacité des mesures de soutien aux Etats en difficultés est conditionnée par l existence de garantie sur la soutenabilité des finances publiques des Etats aidés et du reste de la zone Ce qui implique l exécution scrupuleuse des engagements pris

    Original URL path: http://www.diploweb.com/La-crise-de-l-euro-un-revelateur.html (2016-02-08)
    Open archived version from archive


  • Politique européenne de cohésion - Institutions
    la politique de cohésion repose largement sur les grands principes qui l animent depuis plus de vingt ans tels qu exposés au chapitre 2 de la première partie du livre L approche stratégique couplée à une programmation pluriannuelle offre une stabilité favorable à la conception et à la mise en œuvre d une politique d investissement destinée à produire des effets structurels de moyen terme Le partenariat entre institutions gouvernementales de tous niveaux ainsi qu entre institutions publiques et partenaires économiques et sociaux favorise un large soutien aux stratégies poursuivies et à leur mise en œuvre notamment au travers de la règle du cofinancement des investissements Enfin la concentration des ressources tant géographique que thématique permet de cibler les régions les moins développées et les secteurs d intervention les plus à même de contribuer à créer de la croissance et des emplois Une politique qui a su s adapter et qui a joué un rôle catalyseur L auteur explique en détail comment la politique de cohésion a évolué au cours des différentes périodes de programmation 1989 1993 1994 1999 2000 2006 2007 2013 en cherchant à contribuer au mieux aux objectifs européens par exemple le système de fléchage des investissements soutenant la stratégie de Lisbonne dans la période actuelle chapitre 1 de la 3ème partie ou encore la facilitation de la gestion de projets transfrontaliers grâce au nouvel instrument appelé Groupement européen de coopération territoriale GECT encadré page 97 L analyse de Marjorie Jouen permet de comprendre les multiples interactions autour du développement régional Elle décrit par exemple encadré p 147 comment les différentes manifestations du processus de décentralisation politique et administrative sont liées à l affirmation de la politique régionale Elle souligne également l effet de levier de cette politique en termes financiers bien sûr mais aussi grâce à son impact sur la gestion financière l évaluation ou la programmation Quel futur pour la politique de cohésion Les propositions législatives pour la période 2014 2020 présentées par la Commission Européenne le 6 octobre 2011 intègrent largement les fruits du débat engagé dès 2009 tel que décrit dans la dernière partie du livre notamment autour du développement territorial et du lien entre cohésion et contribution à la stratégie Europe 2020 qui vise une croissance intelligente et durable pour tous Les propositions tirent également les leçons du passé afin d offrir un cadre général plus cohérent et plus performant en promouvant par exemple la généralisation d indicateurs pour mesurer les actions entreprises ou l utilisation plus large d instruments financiers autres que les subventions Marjorie Jouen écrit p 6 que l avenir de la politique régionale semble se jouer à chaque négociation du cadre financier pluriannuel de l Union Européenne Cette politique est en effet une politique qui doit se justifier tous les 7 ans alors même que peu de politiques publiques sont autant évaluées Elle est donc conduite à s adapter et à régulièrement rechercher le consensus politique qui lui permet d exister et de contribuer à une meilleure qualité

    Original URL path: http://www.diploweb.com/Politique-europeenne-de-cohesion,847.html (2016-02-08)
    Open archived version from archive


  • il est actuellement en charge de la communication et des relations internationales Ses articles pour Diploweb com Politique européenne de cohésion Quel est le rôle de la politique de cohésion européenne depuis 25 ans Il est intéressant de s interroger sur cette politique qui donne lieu à des Direction Directeur P Verluise Conseil scientifique Charte du site Faire un don Devenir membre Auteurs Proposer un article Synergies Présenter le site

    Original URL path: http://www.diploweb.com/_Raphael-GOULET_.html (2016-02-08)
    Open archived version from archive

  • Crise de l’euro, une mise en perspective - Institutions
    souveraineté comme le montre le rôle croissant du Conseil européen c est à dire la réunion des chefs d Etats et de gouvernement 3 Par ailleurs on observe des ambitions différentes pour l Europe elles vont de la simple constitution d un grand marché à la construction d un espace géopolitique unifié P V Depuis 2008 comment caractériser les réactions des grands acteurs de la zone euro M D La Banque Centrale Européenne BCE après quelques hésitations a joué un rôle actif qu il convient de saluer Elle a su mettre en place des mesures qualifiées subtilement de non conventionnelles La Commission européenne est restée systématiquement en retrait Le Parlement européen a observé L Eurogroupe et le Conseil des ministres se sont effacés devant l autorité du Conseil européen Celui ci après des volontés de relances concertées est revenu aux fondamentaux la rigueur budgétaire et des prêts accordés par les Etats membres aux Etats en difficulté sous des conditions qui éteignent l activité économique et qui touchent directement les populations les plus fragiles P V Que nous apprend cette crise au sujet des relations franco allemandes M D Cette crise nous rappelle d abord que la construction européenne ne peut progresser sans la volonté commune de ces deux Etats Toutefois cette centralité leur confère la responsabilité de se comporter comme un moteur de l intégration au regard de l ensemble de la zone Leurs rivalités affichées ou implicites pour le leadership de l Union européenne est contreproductive et le poids des égos nuit à l ambition collective De plus les déversements des problèmes de politiques internes de chacun de ces deux Etats sur les grands choix de l UE ne sont pas à la hauteur des enjeux européens J observe néanmoins que les responsables des deux pays ont pris conscience qu accepter l effritement de la zone euro reviendrait à porter la responsabilité historique d un recul d une construction qui a scellé la concorde sur le vieux continent Mais la voie choisie pour la convergence des points de vue entre l Allemagne et la France repose bien plus sur le culte de la rigueur budgétaire que sur la recherche d une plus grande solidarité entre les Etats membres P V A ce jour quels sont les scénarios envisageables et les options M D Les sorties de la zone euro paraissent irréalistes c est jouer avec le feu Ces sorties sont trop souvent présentées comme une forme de recours à une politique de dévaluation compétitive En réalité elles entraineraient des coûts économiques indirects massifs et surtout des coûts politiques qui toucheraient l ensemble de la zone Une formule de rééchelonnement des dettes est réaliste C est le plus probable dans le court terme Mais elle est sans ambition Les cures d austérité imposées actuellement provoquent une méfiance croissante vis à vis de l Union européenne mais elles risquent de continuer Elles sont dangereuses car menant à la déflation et à la rancœur des populations concernées L Union européenne devrait se

    Original URL path: http://www.diploweb.com/Crise-de-l-euro-une-mise-en.html (2016-02-08)
    Open archived version from archive


  • asiatique Afrique M O Afrique Moyen Orient Monde Livres géopolitiques Transversaux Compil Diploweb Audiovisuel Audio Photo Vidéo Accueil Michel DEVOLUY Biographie mise à jour en 2011 Professeur d économie à l Université de Strasbourg auteur de L Euro est il un échec Coll Débats réflexeeurope Paris Documentation française octobre 2011 M Dévoluy est également coresponsable de l Observatoire des politiques économiques en Europe Opee Il a notamment publié ou dirigé Les politiques économiques européennes enjeux et défis Seuil 2004 L Europe économique et sociale singularités doutes et perspectives avec G Koenig Presses universitaires de Strasbourg 2011 Ses articles pour Diploweb com Crise de l euro une mise en perspective Entretien avec Michel Dévoluy Professeur d économie à l Université de Strasbourg auteur de L Euro est il un échec Coll Débats réflexeeurope Direction Directeur P Verluise Conseil scientifique Charte du site Faire un don Devenir membre Auteurs Proposer un article Synergies Présenter le site Conférences Partenaires Participer Proposer une synergie Liens conseillés Archives Retrouvez la chaîne Diploweb sur Union européenne États membres Institutions Pays candidats Russie CEI Russie CEI Amérique Amérique du Nord Amérique centrale Amérique du Sud Asie Chine Inde Zone asiatique Afrique M O Afrique Moyen Orient Monde

    Original URL path: http://www.diploweb.com/_Michel-DEVOLUY_.html (2016-02-08)
    Open archived version from archive

  • Vers une Europe de plus en plus fragmentée ? - Institutions
    le national populisme centre européens République tchèque Hongrie réapparition d un parlement écossais après près de trois siècles d absence D ailleurs la mort de la Yougoslavie 1992 a été un signe fort du morcellement durable de l Europe L historien Jean Arnault Dérens a dit avec beaucoup de justesse que l autoproclamation de l indépendance du Kosovo 2008 peu après la scission négociée du Monténégro 2006 n était pas la dernière pièce du puzzle post yougoslave mais la première pièce d une nouvelle fragmentation 2 D ailleurs avec d excellentes raisons cinq pays de l Union européenne refusent bec et ongles de reconnaître le Kosovo ce qu à pourtant accepté la France avec légèreté Une grande Albanie pourrait un jour resurgir des décombres balkaniques la Bosnie Herzégovine ne tient jusqu à quand que par l artifice américano bosniaque des inextricables accords de Dayton 1995 la Catalogne ne pense qu à l indépendance le pays basque est un vieil abcès espagnol Édimbourg est déjà en grande partie indépendant de Londres et pourrait devenir souverain la Belgique s était fédéralisée en 1993 pour éviter la partition et sa fédéralisation n avait de sens que si la Flandre la Wallonie et la région de Bruxelles devenaient à terme des entités fédérées de l Union européenne unitaire Déjà Budapest propose avec une certaine morgue anti communautaire des passeports à ses Magyars de souche à l étranger la Hongrie avait perdu une grande partie de son territoire à la fin de la Grande Guerre de 1914 1918 Sans parler de Chypre non souveraine sur 38 de son territoire depuis 1974 un pays candidat Turquie occupant une partie d un pays membre Le Danemark lui avec une vertueuse désinvolture a programmé l indépendance du Groenland Or de quel droit offrir un État à 57 000 autochtones et le refuser à des communautés européennes considérablement plus nombreuses et riches de leur identité ancestrale Perspectives glissantes Simultanément l horizon fédéral est devenu singulièrement glissant Qui oserait poser dans une Europe à 27 et bientôt à 30 et quelque la nécessité d un État européen D ailleurs on s est vite aperçu que la crise américaine de 2007 aboutissant à une récession mondiale en 2008 2009 mettant à mal un certain nombre de pays européens Irlande pays baltes Grèce Portugal Espagne Italie a eu raison de l idéologie fédéraliste il n y a pas de plan B Sur un autre plan on pourrait même dire que le pacte fondant le traité de Maastricht aux lendemains des bouleversements internationaux et de l unification de l Allemagne nous fédéralisons l Europe pour contrôler l Allemagne en lui retirant sa monnaie ce défi est loin d être relevé vingt ans après L Allemagne a bien d autres fers au feu le prétendu axe franco allemand n est plus pertinent depuis la fin des rapports Est Ouest Berlin a recouvré sa sphère d influence en Europe centrale le pays a été le premier exportateur mondial de 2003 à 2008 etc L Allemagne

    Original URL path: http://www.diploweb.com/Vers-une-Europe-de-plus-en-plus.html (2016-02-08)
    Open archived version from archive

  • L'UE est-elle paralysée ? Pourquoi ? Comment ? - Institutions
    fruit des contradictions et des insuffisances du système de présidence tournante dans une Europe élargie le document Solana pour une stratégie européenne de sécurité fut avant tout le résultat des divisions irakiennes Pour autant entre ambitions déclarées et réalité vécue le fossé demeure extrêmement large Si durant les premières années de l entreprise de défense et de sécurité commune il était commode de valoriser les promesses plutôt que d examiner le bilan plus d une décennie après Saint Malo cette approche devient de moins en moins crédible À dire vrai observateurs analystes et même certains officiels émettent désormais de sérieux doutes sur les progrès réels accomplis Au delà du scepticisme britannique des particularismes danois ou néerlandais l enthousiasme qui avait prévalu après le Sommet de Cologne n est plus qu un distant souvenir Les objectifs capacitaires souffrent toujours autant de lacunes majeures notamment dans le domaine de la projection stratégique Les Groupes de combat qui constituaient un progrès qualitatif considérable par rapport à l objectif défini à Helsinki n ont à ce jour jamais été envoyés en opérations tant par peur des risques encourus que par crainte des coûts prohibitifs en l absence de financement commun Plus généralement c est toute la politique extérieure et l action diplomatique européenne qui cherche aujourd hui un second souffle Le retour des Balkans Un rapide état des lieux de la diplomatie et de la politique de sécurité européenne offre en effet une image peu flatteuse Si on commence par là où tout a commencé la Bosnie il faut bien constater que près de quinze ans après Dayton la situation y demeure préoccupante Certes le scénario d un renouveau conflit armé y est désormais peu vraisemblable certains analystes n écartent pas cependant cette possibilité mais les progrès accomplis pour y construire un État efficace et une gouvernance satisfaisante sont lents et coûteux Le corps politique bosniaque semble toujours autant divisé la corruption endémique les pratiques démocratiques fragiles et la situation économique sinistrée Les investissements massifs de l Union tant économiques financiers que politiques y ont produit peu de dividendes tangibles La frustration de Bruxelles et le désintéressement de l opinion publique européenne sont patents mais la marge de manœuvre demeure limitée Au sein de la Fédération de Bosnie les obstructions et blocages dépassent le seul cas de la République autonome de Serbie il s étend désormais aux relations entre Bosniaques et Croates Même si depuis les élections d octobre 2010 les partis extrêmes ont perdu de leur vigueur peu d acteurs politiques parviennent à transcender les différences communautaires à formuler des intérêts fédérateurs et à mettre en œuvre un programme commun de réformes nécessaires à une éventuelle adhésion à l Union En République autonome de Serbie la réélection de Milorad Dodik longtemps considéré comme un modéré fut perçue comme un sérieux pas en arrière ses déclarations sont devenues de plus en plus extrêmes dans un entretien à la veille des élections il estimait que la Fédération de Bosnie était en réalité une erreur Pour dépasser cette paralysie les prérogatives spéciales dites de Bonn ont longtemps permis au Haut Représentant d annuler certaines décisions des entités autonomes jugées contraires aux principes de Dayton ou aux prescriptions des accords d association et de stabilisation de 2008 Mais sa légitimité démocratique s en est trouvée profondément affectée Dès lors certains à Bruxelles ont exprimé la volonté de fermer le bureau du Haut Représentant mais cette initiative encore hésitante et mal acceptée au sein de l Union doit s accompagner d une présence diplomatique européenne renforcée sans laquelle la cohésion politique de la Fédération de Bosnie demeurera précaire l année 2011 est cruciale La politique européenne à l égard de la Bosnie a trop longtemps souffert d incohérence de minimalisme et d attentisme L objectif d une adhésion souscrit à Thessalonique dès 2003 doit se traduire dès maintenant par une présence européenne renouvelée et renforcée et par un agenda clair pour débuter un processus concret d accession La situation au Kosovo voisin est encore plus grave et la responsabilité européenne y est cette fois plus lourde Incapables de surmonter leurs désaccords à propos du statut du Kosovo les Européens ont agi en ordre dispersé au risque de compromettre l efficacité de la mission EULex Un regain de tensions en Bosnie ou au Kosovo serait catastrophique pour l ensemble des Balkans et fatal pour la crédibilité de l Union dans la région Même si les perspectives d élargissement demeurent éloignées tant pour des raisons spécifiques aux impétrants qu à une lassitude européenne l Europe ne peut pas ignorer les Balkans Telle était la leçon essentielle de la crise yougoslave ce qui se passe à Sarajevo est trop important pour être ignoré Un voisinage à repenser Au delà des Balkans c est toute la politique de voisinage de l Union qui a montré ses limites Deux cas de figure très différents se présentent à l Union le premier où un élargissement éventuel est dans l ordre du possible le second où une telle éventualité est impensable Par rapport au premier le levier européen est le plus important pour autant les pays membres semblent réticents à user de cette influence Dans le cas particulier de la Turquie et de son corollaire chypriote l incohérence du message européen a été soulignée à maintes reprises Le résultat est sans ambiguïté Ankara qui avait assujetti l essentiel de sa politique étrangère à cette perspective d élargissement s est désormais tournée vers une diplomatie bien plus autonome centrée sur ses voisins proches en réorientant de manière significative ses investissements économiques et diplomatiques dans la région notamment en Syrie au Liban en Égypte dans les Territoires occupés Cela ne signifie pas pour autant une hostilité nouvelle envers la famille occidentale mais cela se traduit à l égard de l Union par un scepticisme accru et un infléchissement sensible de rapports qui ont trop longtemps paru inégaux ADHÉSION DE LA TURQUIE Outre la répétition de messages négatifs sur une éventuelle adhésion de la Turquie Français et Allemands

    Original URL path: http://www.diploweb.com/UE-Comprendre-la-paralysie.html (2016-02-08)
    Open archived version from archive


  • Université de Toronto Canada Ses articles pour Diploweb com UE Comprendre la paralysie européenne Dans une émergente multipolarité qu elle avait pourtant appelée de ses vœux l Union européenne éprouve des difficultés à influencer un agenda Direction Directeur P Verluise Conseil scientifique Charte du site Faire un don Devenir membre Auteurs Proposer un article Synergies Présenter le site Conférences Partenaires Participer Proposer une synergie Liens conseillés Archives Retrouvez la chaîne

    Original URL path: http://www.diploweb.com/_Jean-Yves-HAINE_.html (2016-02-08)
    Open archived version from archive



  •