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  • Un monde en miettes - Institutions
    l on a signé le traité de Rome quelques années plus tard Depuis la relance de Maastricht et la mise en œuvre de l euro on patine On a pratiqué une fuite en avant avec les élargissements récents L Europe communautaire aurait bien besoin d un rebond qui lui redonne sens et cohérence aux yeux de ses populations et par rapport aux problèmes internationaux La crise de l euro peut avoir sur ce plan des effets salutaires Elle souligne l inachèvement de l entreprise D une certaine manière l euro n était pas assuré de lui même avant d avoir surmonté une grande crise Nous y sommes Il faudra renforcer la cohérence entre les Etats membres les instances de la Banque centrale européenne rapprocher les mesures de contrôle les politiques économiques et fiscales L Union européenne est une forme de fédéralisme au sens très large du terme mais je ne crois pas que l UE puisse jamais devenir un Etat fédéral parce qu elle est construite à partir des techniques du droit international D ailleurs les électeurs ne se sont pas laissé tromper par l abus de langage du traité constitutionnel qui n était qu un traité entre Etats Au fond nous raisonnons toujours avec des concepts des Temps Modernes l Etat ou du XIXe siècle le concept d organisation internationale Jean Monnet a inventé le concept de communauté Il nous faut inventer un nouveau concept politique qui permettra de penser et désigner la nature de l Union européen Pour l instant c est un processus en cours un chantier mais on ne voit ni l architecte ni la forme finale du bâtiment Alors les pessimistes diront que l UE est une tour de Babel qui est vouée à s écrouler et les optimistes diront qu il est préférable de ne pas se poser les questions qui ne se posent pas au moment où elles ne se posent pas Résultat la destination finale reste ouverte laissons faire et laissons venir les générations D ici là conservons les acquis et gardons un œil sur l étape suivante Il ne faut pas être rigide et encore moins dogmatique Ne nous laissons pas enfermer dans la dialectique de la fédération ou de la confédération Cherchons plutôt à définir les termes d un concept nouveau original et qui lui pourrait servir de modèle non pas à l échelle planétaire mais à d autres régions Pierre Verluise Puisque nous parlons de l avenir je note que pendant longtemps les jeunes générations ont été globalement favorables au projet de l Europe communautaire Or lors du référendum du 29 mai 2005 au sujet du projet de traité constitutionnel les jeunes ont le plus souvent voté non Autrement dit les générations montantes ne sont peut être pas acquises autant que par le passé à l idée communautaire Serge Sur Il est vrai que beaucoup de jeunes en France ont voté non au référendum de 2005 mais je ne pense pas qu ils aient voté contre l Europe plutôt contre un texte vide Parce que dans ce projet de traité portant Constitution il n y avait rien pas de nouveauté sauf des innovations symboliques Or le génie de la construction européenne avait été jusqu à présent de procéder étape par étape de façon apparemment modeste mais en apportant à chaque fois quelque chose de concret Chacun pense au marché unique à l euro Ce projet de Constitution européenne était un texte grandiloquent qui en réalité ne contenait que du vide avec l idée de faire comme les constituants américains la Convention de Philadelphie Cela n avait rien à voir Ce texte n a fait qu exprimer la mégalomanie de certains des prétendus constituants Lorsqu il existe un mensonge même organisé les corps électoraux ne se trompent pas A mon sens c est à bon droit et à juste titre que les électeurs français ont rejeté ce qui était une illusion Certes le traité de Lisbonne a repris l essentiel de ce projet de Constitution mais il en a ôté la partie la plus offensante et la plus offensive toute cette dimension symbolique qui faisait croire qu il y avait quelque chose qui n existait pas Le corps électoral a rejeté un mensonge parce que ce texte n était pas véritablement une Constitution Il a également rejeté l insistance mise sur le marché et le libéralisme économique Or dans la perception la plus partagée un marché commun c est deux choses d une part l unification d un marché intérieur d autre part un tarif extérieur commun En 2005 le sentiment qui s était accumulé les années précédentes s est cristallisé polarisé autour de l idée que l Union européenne n était plus une protection à peine un relais pour une ouverture généralisée des frontières avec toutes ses conséquences Délocalisations compétition internationale accrue désindustrialisation tout cela résulte d une certaine dérégulation économique à l égard du monde extérieur Je pourrais ajouter à propos de la multipolarité qu il faudrait se pencher sur le rôle considérable à Bruxelles des lobbies Aussi bien au Parlement qu à la Commission beaucoup des déréglementations qui ont été adoptées l ont été à la suite des campagnes de pressions de lobbies anglo saxons cherchant à favoriser l ouverture généralisée de frontières Pierre Verluise Le développement du lobbying à Bruxelles s est accéléré à partir de l entrée du Royaume Uni dans l Europe communautaire en 1973 La France attend le début des années 1990 soit près de vingt ans pour en prendre conscience et commencer à s organiser sur ce terrain stratégique Serge Sur Le lobbying ne fait pas partie de la culture économique des Français Lorsque la France a finalement accepté l entrée du Royaume Uni dans la CEE nous n avons pas assez mesuré ses effets à long terme Il s agit d une responsabilité collective des autorités françaises qui se sont en quelque sorte désintéressées de la question Résultats le développement de l anglais dans les institutions communautaires et la moindre présence

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  • La relation UE-OTAN : complémentarité ou subordination (...) - Institutions
    autre plan et au delà des visions nationales les acteurs collectifs comme les militaires les diplomates et les politiques s alignent sur des positions différentes Ainsi tandis que la vision politique vise toujours une influence plus grande pour l UE sur la scène internationale les militaires restent plus pragmatiques et cherchent des solutions capacitaires d interopérabilité soit dans l OTAN soit dans l UE A tout cela vient s ajouter la coopération croissante et la relation directe entre l UE et les Etats Unis Ce jeu de relations horizontales doit contribuer à garantir la volonté européenne de construire la PESD Le changement de politique de la part de Washington d un fort unilatéralisme vers un multilatéralisme modéré et la nécessité pour l Alliance Atlantique de redéfinir son identité dans le multilatéralisme jouent en faveur du renforcement de l UE en tant qu interlocuteur direct de la puissance nord américaine L OTAN est passée d une crainte initiale du développement de la PESD à la volonté de tutelle et de contrôle et de celle ci à la nécessité de coordonner et de coopérer avec une structure croissante et de plus en plus indépendante en matière de sécurité et de défense Comme le souligne Chantal Lavalle la PESD se présente à la fois comme un outil nécessaire et une source récurrente de disputes de part et d autre de l Atlantique 51 2 2 L UE s achemine t elle vers l autonomie vis à vis de l OTAN Malgré les tensions et les crises apparues entre l OTAN et l UE même entre atlantistes et européanistes au sein de l UE la réalité montre que le développement progressif de la PESD ne s est jamais arrêté L UE n a jamais complètement perdu son autonomie de décision et l OTAN n est jamais parvenue à la contrôler d une manière absolue En revanche l UE s est montrée progressivement autonome par rapport aux mécanismes alliés de décision Complémentarité ne signifie pas subordination ou confusion confie M Boissy 52 Plusieurs facteurs ont contribué à ce développement qui a surmonté la crise et les affrontements entre les Européens en 2003 le processus d intégration européen qui représente un puissant levier de toutes les politiques attachées l unilatéralisme des Etats Unis vis à vis des intérêts particuliers de l UE ou le manque de perspective d une Alliance Atlantique de plus en plus centrée sur l Afghanistan et la guerre contre le terrorisme De ce fait l évolution récente montre une autonomisation progressive des deux organisations sur le plan politique et sur le plan militaire malgré les arrangements qui les lient mais aussi à cause de ces accords 53 La sécurité au sein de l UE a ainsi subi un processus d européanisation 54 dont témoignent les opérations autonomes 55 la consolidation institutionnelle ou l augmentation des activités sécuritaires extérieures L UE s est simultanément dotée d une vision d intérêt extérieur commun et s est transformée en un cadre de référence privilégié pour l action extérieure sécuritaire des Etats membres Un processus de convergence dans le domaine militaire s est simultanément déroulé bien entendu davantage pour ce qui est des politiques que des organisations La réalité montre que le développement de la politique extérieure européenne a connu des progrès très significatifs pendants les dernières années et la PESD est devenue l un des enjeux majeurs de l UE Selon Bastien Irondelle 56 ont peut aborder l analyse à partir de trois dimensions de l européanisation l institutionnalisation de la PESD l impact sur les politiques nationales et l émergence d un champ européen de sécurité L atout du modèle institutionnel européen est représenté par le fait qu il permet la création d instruments et d institutions communes de manière simultanée au développement national ou dans le cadre d autres structures Il est accompagné d un projet politique commun plus ou moins partagé mais toujours en développement L institutionnalisation de la sécurité européenne présente toujours des voies alternatives bilatérales ou multilatérales L intégration européenne se répercute aussi mais de manière mineure sur les politiques militaires nationales qui s adaptent progressivement aux avancements communs Le troisième volet le moins tangible mais peut être aussi le plus important représente l émergence d une sécurité européanisée Une voie alternative qui transmet les valeurs et les atouts spécifiquement européens à l activité sécuritaire Un processus antagoniste à celui de l engagement obsessionnel des Etats Unis et de l OTAN dans la guerre globale contre le terrorisme et dans la lutte en l Afghanistan qui fait que les nations européennes privilégient progressivement l UE à l OTAN pour discuter et résoudre ses intérêts de sécurité extérieure Une voie alternative qui face à la puissance et à l unilatéralisme américains propose de nouveaux modes et méthodes sans pour autant se positionner ni comme un adversaire ni comme un deuxième recours des Etats Unis Le développement récent de la PESD la concrétisation de ses initiatives dans des opérations civiles et militaires face aux nouvelles menaces et dans un environnement de globalisation montre une tendance croissante à l autonomisation de la sécurité européenne vis à vis Washington sans abandonner formellement les accords ou les compromis ni discuter d aucune manière la validité du lien transatlantique ou de ses structures Ainsi parallèlement à l articulation institutionnelle présentée d autres facteurs démontrent l autonomisation progressive de l UE Le nombre d opérations civiles et militaires de gestion de crise lancées par l UE a fortement augmenté 57 notamment grâce aux opérations autonomes en combinant des moyens de l UE et des moyens nationaux Une option qui a été employée lors des opérations récentes Artemis et EUFOR à la République Démocratique du Congo EUFOR Tchad RCA au Tchad et NAVFOR en Somalie De fait parmi les six opérations militaires lancées jusqu à début 2009 sous drapeau de l UE seules deux l ont été avec l appui de l OTAN et quatre l ont été d une manière autonome Ainsi l existence d accords permanents n a pas seulement cessée d être une condition requise pour le lancement d une opération de la part de l UE mais est plutôt devenue un facteur de distorsion et un générateur de difficultés Les tentatives de Washington d exercer une tutelle sur les activités de la PESD ont été progressivement évitées par l UE Le manque de quartiers généraux et d autres capacités multinationales a été compensé par l emploi de capacités nationales et les tentatives de réduire les compétences de l UE au domaine du soft power ou à un rôle régional ont aussi échoué L état major de l UE EMUE à Bruxelles a été de facto renforcé progressivement et actuellement l UE dispose d une chaîne de commandement opérationnel qui s articule en trois piliers les accords Berlin plus les cinq QG nationaux de planification et de conduite et le centre d opérations de l EMUE limité mais de plus en plus capable pour la planification des opérations du niveau stratégique A propos de l avenir de ce centre Jolyon Howorth 58 se montre optimiste et défend que la position du Royaume Uni est en train de changer en facilitant progressivement l articulation de la cellule de planification et de conduite Certes les premières opérations autonomes ont démontré les possibilités d action en s appuyant sur cette chaîne Cependant ces essais ont aussi manifesté les limites européennes dans les domaines du renseignement du transport stratégique ou des communications en obligeant à recourir à l emploi de moyens nationaux Les fortes carences capacitaires de l UE doivent être améliorées pour une PESD plus cohérente et plus autonome à l avenir A cet égard J Y Boissy du bureau Politique européenne de la Délégation aux Affaires Stratégiques DAS insiste sur l importance de créer un vrai QG opérationnel à Bruxelles et rejette la solution de la multinationalisation des QG cadres car cela poserait des problèmes tels que leur subordination nationale ou de l UE 59 Les outils de coordination n ont pas évolué Néanmoins le cadre des accords permanents permet les réunions du COPS et du Conseil de l Atlantique Nord ainsi que celles des Comités Militaires de l UE et de l OTAN qui ont lieu au moins une fois par semestre de présidence européenne L initiative est venue plutôt du côté européen responsable aussi de la promotion des groupes informels de coordination COPS plus cinq et puis COPS plus sept 60 qui ont permis l UE et les nations alliées d avoir une relation plus directe que celle entre l UE et l OTAN et du groupe de haut niveau 61 qui a échoué à cause du refus turc 62 La Stratégie européenne de sécurité de 2003 a résulté en un document d importance majeure Une actualisation de cette stratégie était prévue pendant la Présidence française de l UE au cours du second semestre de 2008 Une mise à jour qui pourrait être complétée par l élaboration d un Livre Blanc européen sur la défense et la sécurité Néanmoins le défi a partiellement échoué en se limitant à un rapport du Haut Représentant complétant le document de 2003 Une mise à jour qui a été qualifiée de cosmétique 63 Certes la PESD a reçu un important élan pendant la Présidence française de l UE L avancement dans les dossiers capacitaires et la consolidation des opérations de gestion de crise permettent l optimisme bien que les progrès soient lents et que quelques sujets doivent encore être débloqués comme celui déjà mentionné de la cellule de planification et de conduite ou celui du financement En effet l enjeu du financement qui visait à doter l UE d un budget autonome pour financer les opérations militaires et à destiner à la PESD un budget significatif a aussi échoué et aucun accord n a été obtenu Le bilan du paquet défense pendant la Présidence française peut être donc considéré positif mais contrasté Le sujet du droit de préférence de l OTAN sur la décision de s engager en une opération ou de la déléguer à l UE reste une question de débat Selon M Boissy 64 la valeur ajoutée de l UE lui permet d agir là où l OTAN ne peut pas au Liban ou en Géorgie par exemple grâce à l atout de sa neutralité Selon lui la décision doit se fonder sur des critères politiques ou d efficacité et de continuité de l action et l approche multidisciplinaire de l UE joue toujours en faveur de son action De fait selon M Boissy la question de la décision n affecte pas la coordination entre les deux organisations car ce ne sont pas les structures alliés ou celles de l UE qui décident in fine d une intervention mais les nations elles mêmes En plus un changement d orientation a été observé dans la politique américaine par rapport à l UE L ambassadrice des Etats Unis auprès du Conseil de l Atlantique Nord Victoria Nuland dans son discours du 25 février de 2008 à Londres 65 a manifesté le besoin d une capacité de défense européenne plus forte et plus puissante à travers une augmentation des dépenses européennes de défense et l amélioration des moyens militaires européens dans les champs les plus déficitaires V Nuland défend que pour l intérêt de tous on a besoin d une UE et d une OTAN plus fortes pour que les Nord américains et les Britanniques ne continuent pas à porter la plus grande part du fardeau sans une plus grande aide des alliés Ce discours dissipe clairement les doutes sur l acceptation américaine de la force et de l autonomie de la PESD et montre la nouvelle direction de la politique américaine d abandon progressif de l unilatéralisme et d une approche beaucoup plus multilatéraliste face aux crises Le discours fait aussi une référence à l action indépendante de l Europe et à la capacité et à la détermination de l Europe pour défendre des valeurs et des intérêts communs Cette nouvelle direction appréciable spécialement à partir du deuxième mandat du Président George Bush ne suppose pas une modification totale de la politique extérieure américaine mais une réorientation de l unilatéralisme précédent vers un certain multilatéralisme Sans prétendre abandonner sa position de leadership Washington a besoin des alliés et serait plus enclin à accepter le développement d une PESD plus ambitieuse si cela suppose une plus grande contribution des alliés européens aux opérations et aux dépenses de l Alliance On peut donc souligner que la subordination de l UE à l OTAN qui a été tacitement acceptée par les Européens dans les premières années de développement de la PESD a laissé progressivement la place à une réduction notable de la dépendance mutuelle et à une forte tendance à l autonomie européenne Sans repousser la synergie du lien transatlantique et la nécessité des deux piliers de la sécurité globale les Européens semblent conscients de l opportunité et de la nécessité de développer leur propre identité de sécurité sans que cela ne signifie ni la rupture du lien avec les Etats Unis ni l établissement d une défense commune européenne hors de l OTAN et au delà des armées nationales 2 3 Plus d autonomie par les apports du Traité de Lisbonne Le texte du Traité de Lisbonne 66 inclut les ambitions fondamentales des politiques européennes dans le domaine de la défense définition progressive d une politique de défense commune capacité autonome de décision et d action solidarité et sécurité communes pour identifier les risques de toute nature y compris terroristes et les moyens d y faire face Le Traité introduit aussi des innovations différentes dont les mécanismes de coopération à géométrie variable par les formules suivantes extension des coopérations renforcées et coopération structurée permanente Des renforcements de capacités ou d outils d action qui tout en renforçant la PESD lui donnent une plus grande autonomie de décision et d action L extension des missions de Petersberg 67 avec des actions de désarmement de conseil d assistance militaire ou de stabilisation à la fin de conflits et l instauration des clauses de solidarité et d aide et d assistance entre les nations membres en cas d attaque terroriste ou catastrophe supposent non seulement une plus grande autonomie de décision et d action mais aussi d importants progrès politiques pour une PESD plus autonome et plus cohérente Certes dans le Traité la PESD demeure toujours une politique de gestion de crise à l extérieur de l UE 68 et l objectif d une défense commune reste lointain 69 Néanmoins les mécanismes de coopération cités permettent de facto le développement d autres tâches et le déclenchement de nouvelles initiatives européennes face à des défis autres que les crises extérieures Finalement d autres mesures en faveur de l unité d action de l UE tels que l institutionnalisation du Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité la personnalité juridique unique des politiques extérieure et sécuritaire avec la disponibilité d un service européen pour l action extérieure ou l implémentation d une Présidence stable du Conseil pourraient rendre plus efficace et plus indépendantes les politiques de l UE Néanmoins le projet européen reste à définir dans le Traité et ni la nature ni les limites de ce que l UE veut devenir ne sont exprimées dans le texte Le risque d une substitution démesurée des identités nationales par l Union d un panisme continental excessif 70 ou d un morcellement du projet à cause de la géométrie variable introduite par les mécanismes de coopération reste présent et demandera un effort d équilibre dans le rapport de forces entre l UE et les nations membres En outre malgré toutes ces perspectives positives en revenant sur les rapports OTAN UE le Traité de Lisbonne souligne encore le respect en la prééminence de la défense dans le cadre de l OTAN Cette perspective est très restrictive pour le développement futur de la PESD car il pourrait interdire toute initiative européenne en matière de défense ainsi que toute action autonome de l UE dans ce domaine 71 Un vestige de subordination de l UE à l OTAN qui montre encore un certain manque de volonté à procéder à un vrai désengagement de la primauté de l OTAN Selon J Y Boissy 72 le Traité de Lisbonne apporte une logique de cohérence aux actions extérieures de l UE Cependant pour que les mécanismes de coopération introduits ne produisent pas un morcellement démesuré ou une Europe de la défense à vitesses excessivement différentes des critères contraignants seront nécessaires afin d obliger les nations moins motivées LE TEXTE TRANSFORME A ETE COPIE DANS LE PRESSE PAPIER IL NE VOUS RESTE PLUS QU A LE COLLER CTRL V DANS SPIP BONNE CHANCE TROISIEME PARTIE L AVENIR POSSIBLE La question semble clarifiée La PESD qui est officiellement complémentaire avec l OTAN a réussi à se débarrasser de la tutelle alliée en développant des instruments institutionnels et capacitaires L UE a ainsi démontré une certaine détermination politique à développer une politique robuste et autonome Néanmoins plusieurs questions restent ouvertes et l avenir semble incertain Cette troisième partie du mémoire s attache à répondre aux défis de l évolution future de l UE de la PESD et de l OTAN tout en lançant des pistes pour le modèle sécuritaire à développer par l UE et pour une reconfiguration de l association euro atlantique 3 1 La volonté politique de l UE pour une défense autonome existe t elle Certes le Traité de Lisbonne démontre l ambition européenne pour une PESD plus solide et plus autonome en introduisant des outils qui permettent des avancés NDLR Avec l entrée en vigueur au 1er décembre 2009 du traité de Lisbonne la politique étrangère de sécurité et de défense PESD devient la politique de sécurité et de défense commune PSDC La volonté commune de développer une telle politique reste en 2009 néanmoins ambigüe et la PESD demeure un ensemble de mécanismes pour la prise de décision la coordination d initiatives capacitaires et l emploi des moyens nationaux ou de l OTAN notamment dans le domaine de la gestion des crises Le consentement sur les progrès spectaculaires de la PESD durant les dernières années est majoritaire Cependant il n y a pas d unanimité sur l objectif final de ces progrès Toutes les nations de l UE sauf le Danemark soutiennent la PESD Cependant ses finalités politiques ne sont ni claires ni communément acceptées par tous les gouvernements Deux tendances se sont confrontées jusqu en 2009 la position française plus européaniste insistant sur une défense européenne crédible pour une UE plus puissante sur la scène mondiale et la position britannique pour laquelle la PESD ne doit demeurer qu une politique en privilégiant l efficacité militaire et l action à l extérieur en complémentarité avec l OTAN Pour d autres pays moins actifs en matière de sécurité extérieure la PESD doit notamment contribuer à l intégration européenne Selon F Mérand 73 la PESD rassemble les représentations politiques des différents Etats sur la sécurité interventionniste dans le cas des Britanniques et des Français plus intégrationniste pour les Allemands et les petits Etats membres Dans la conscience collective des Européens demeure l idée de ce qu une opération militaire d envergure n est pas possible sans l allié américain ou que l UE doit être impliquée dans des opérations de paix tandis que les opérations de guerre doivent être mises en place sous un drapeau national ou sous celui de l OTAN Cependant le chemin parcouru pour le moment n est pas négligeable et une certaine volonté de convertir l UE en un acteur global de sécurité en définissant un modèle particulier d approche aux crises grâce à la valeur ajoutée européenne est palpable Les dernières présidences du Conseil de l UE ont été marquées par des initiatives qui confirment le niveau d ambition de l UE à l égard de la politique extérieure Le lancement de nouvelles missions civiles et militaires majoritairement sans le recours aux outils des accords Berlin plus a été accompagné par un effort accru d activité extérieure de la part de l UE avec des partenariats stratégiques et des sommets bilatéraux ou multilatéraux 74 Ainsi pendant le deuxième semestre de 2008 outre la gestion de crises comme celles du conflit russo géorgien du conflit israélo palestinien ou de la question de la piraterie dans le golfe d Aden la présidence du Conseil a tenu des sommets a très haut niveau avec des puissances des partenaires et des pays émergents l Afrique du Sud l ASEM 75 le Brésil le Canada l Inde la Russie et l Ukraine et a consolidé les partenariats multilatéraux de l Union pour la Méditerranée 76 et le Partenariat Oriental 77 Le Parlement européen a également souligné que l UE doit développer son autonomie stratégique Dans un rapport du 20 février 2009 78 les députés européens réclament une autonomie qui aide à promouvoir la paix et la sécurité internationale à protéger les intérêts de l UE dans le monde et à garantir la sécurité de ses propres citoyens Le rapport exige la création d une cellule autonome et permanente pour la planification et la conduite des opérations PESD et préconise le renforcement actif de la coopération entre les forces armées nationales en proposant de donner à ce processus le nom de SAFE Synchronized Armed Forces Europe en constatant également qu une politique de défense commune nécessite une force armée européenne intégrée L opinion des citoyens doit aussi être prise en compte La plupart des analyses sur cette question soulignent une augmentation de l intérêt des citoyens pour l action extérieure de l UE dont la PESD bénéficie d un soutien particulier Une étude publiée par Bastien Nivet 79 montre que la PESD obtient majoritairement le soutien des opinions publiques européennes Néanmoins l objet mis en débat sous l appellation PESD ne présente guère de points communs d un pays à l autre Pendant qu en France la PESD représente une opportunité à travers l affirmation d une Europe puissance de faire contrepoids à l hyperpuissance américaine dans d autres pays moins européanistes et interventionnistes la politique européenne est envisagée en tant que participation à un projet de paix et de sécurité internationale normalement dans le cadre des Nations Unies en termes de neutralité et sans ambition de puissance Selon l eurobaromètre de 2008 la PESD recueille le soutien de plus des trois quarts des Européens 76 Le soutien est majoritaire dans chacun des vingt sept Etats membres et la tendance au fil des années est positive toujours au delà de 63 et de 66 depuis 2004 Les résultats par pays révèlent que Chypre la Belgique l Allemagne le Luxembourg et la Slovénie affichent la plus grande adhésion Le Royaume Uni le Portugal et Malte en revanche montrent le soutien le plus faible On remarque en outre que les pays neutres l Irlande l Autriche la Suède et la Finlande sont parmi les moins enthousiastes 80 Certes le processus de définition et de développement de la PESD s est progressivement traduit par une coordination accrue des politiques nationales et une institutionnalisation de l Europe de la défense Tout cela montre clairement que la volonté de se doter d une certaine capacité autonome de décision et d action existe Cependant le processus manque d un modèle concret et se débat entre les deux dynamiques qui caractérisent la formation de l ordre politique européen l institutionnalisation supranationale au delà de la coopération entre les Etats approche bottom up et la transformation des systèmes défensifs nationaux comme conséquence de l intégration européenne approche top down Le processus se trouve en outre soumis aux tensions nées des différentes perspectives soutenues par les Etats membres qui se débattent entre les visions atlantistes et européanistes et font osciller la sécurité européenne entre la dépendance vis à vis de l OTAN et l autonomie Mais l objectif final et le chemin à suivre sont aussi conditionnés par les intérêts inégaux des Etats Ainsi les pays fondateurs sont plus enclins à la définition d une politique autonome tandis que les nouveaux membres se montrent plus favorables à maintenir la responsabilité de la sécurité européenne dans le cadre de l Alliance Atlantique Enfin la question capacitaire demeure un sujet capital de l évolution de l UE Une amélioration du compromis européen pour sa propre sécurité est nécessaire avec un renforcement des moyens et des outils comme conséquence la plus immédiate Si cela ne se produit pas si l UE ne parvient pas à vraiment développer les instruments demandés par une PESD qui se veut plus robuste et plus autonome avec une sécurité pleinement européenne elle ne deviendra jamais un véritable acteur global au niveau correspondant à ses ambitions politiques et la logique d alignement 81 qui a auparavant rendu la sécurité et la défense européenne mineure par rapport à celle des Etats Unis ne sera jamais débarrassée Diverses questions surgissent à l égard de la possibilité d une défense européenne commune en renouvelant le débat entre les nations et l UE La défense constitue t elle la dernière étape de l intégration politique de l UE La PESD affaiblit elle les politiques de sécurité et de défense des nations ou renforce t elle leurs possibilités d agir Un débat qui pose en définitive le degré d européanisation de la sécurité et de la défense que les nations sont disposées à assumer L UE implique toujours une certaine renonciation de souveraineté nationale au profit de la structure supranationale Dans le cas de la sécurité et de la défense cette renonciation est plus sévère encore car elle affecte au dernier sanctuaire de la souveraineté Le pragmatisme qui a caractérisé l histoire de la construction européenne a permis d avancer dans le domaine de la PESD sans définir un objectif concret Le chemin parcouru et l approche entre les nations ont permis cependant de définir des objectifs partiels et successifs et de consolider une culture de sécurité commune Dans une certaine mesure la PESD n est qu un moyen pour consolider la politique commune face à des crises extérieures et pour créer et mettre à la disposition de l UE des outils de comportement vis à vis de ces crises Certes pour le moment l Europe de la défense n est pas la Défense de l Europe 82 et celle ci n est pas pour demain L Europe de la défense demeure encore une Europe de la sécurité et de la gestion des crises Les avancées que l on peut espérer à court terme n iront que dans le sens de coopérations renforcées ou structurées au sein de groupes restreints à géométrie variable J S Mongrenier 83 se montre pessimiste à l égard des volontés politiques nationales pour rendre possible la montée en puissance de la PESD Ainsi il souligne que la Grande Bretagne privilégie sa relation spéciale avec les Etats Unis que les priorités de l Allemagne oscillent entre son appartenance résolue à l OTAN et sa relations avec la Russie ou que les pays d Europe centrale et orientale se montrent soucieux de contrebalancer le poids de la Russie par la présence renforcée des Etats Unis en Europe La construction politique de l Europe ne sera pas achevée sans une composante de sécurité et de défense solide La Communauté européenne a initié son parcours il y a déjà plus de cinquante ans avec l ambition politique d éradiquer la guerre et la violence entre les nations européennes un but qui semble atteint Cependant le monde d aujourd hui exige une projection des outils sécuritaires vers l extérieur et l UE doit se doter progressivement des moyens pour y parvenir Ne pas mettre de limites à un tel développement et consolider progressivement les réussites représentent les outils pour continuer à avancer L UE semble au milieu du chemin à parcourir 3 2 L avenir de l OTAN validité du lien transatlantique aujourd hui Soixante ans après sa création l OTAN n a plus grand chose à voir avec l organisation d origine Elle a quitté sa posture de la Guerre froide centrée sur la défense des territoires des Etats membres tout en conservant formellement sa mission de défense collective en cas d agression Ses missions se sont étendues à la protection contre des nouvelles menaces Ainsi l Alliance intervient hors de ses frontières pour défendre les intérêts de ses membres et elle s engage en Afghanistan en Bosnie au Kosovo ou plus récemment le long des côtes de la Somalie Cependant cette évolution peine à masquer les profondes divergences entre les alliés sur les questions stratégiques et le rôle à jouer par l OTAN Les crises au sein de l Alliance à cause de l opération en Irak ou les projets d élargissement démontrent que les positions ne coïncident guère Pour les Européens l OTAN assure une défense totale sans engagement majeur du fait de la forte implication des Etats Unis bien que sa structure soit obsolète et trop attachée aux intérêts de Washington Pour les Américains en revanche l Alliance est coûteuse et les oblige à s engager pour des intérêts lointains en bridant leurs propres initiatives Washington s oriente ainsi vers d autres partenaires de circonstance et essaie de transformer l Alliance en une organisation politique et sécuritaire au delà de la simple alliance militaire Le besoin de redéfinir l OTAN est communément admis L Alliance cherche de fait à se réinventer et essaie de définir un nouveau concept stratégique et une nouvelle structure 84 Les dates des 3 et 4 avril de 2009 à Strasbourg France et Kehl Allemagne lors du Sommet du 60ème anniversaire ont été l occasion de relancer ces travaux Le nouveau concept comportera des dimensions novatrices telles que la résilience transatlantique ou une coordination renforcée avec les organisations ou agences civiles par la création d un comité de sécurité civile L OTAN essaiera enfin de jouer un rôle plus important en matière de sécurité civile et de sécurité intérieure en se rapprochant des stratégies nationales ou même celle de l UE L OTAN viserait ainsi à promouvoir des activités qui compléteraient les moyens nationaux ou européens pour la sécurité d événements ou de rassemblements de masse et pour des interventions en cas de catastrophe naturelle ou d attaque terroriste La prévention et la gestion des crises hors son territoire autant que les opérations de stabilisation et de reconstruction constitueront aussi des tâches prioritaires pour l Alliance Ainsi outre l amélioration de l emploi des NATO Réponse Forces NRF les alliés prévoient la création d une Force de reconstruction et de stabilisation SRF En plus il faudra que l Alliance relève plusieurs défis tels que son engagement en Afghanistan qui menace sa crédibilité ses relations avec la Russie ou les conséquences des élargissements récents En outre il restera toujours à trouver un équilibre entre ses missions à l intérieur et à l extérieur ou à améliorer ses relations avec d autres organisations Le développement d un véritable partenariat stratégique avec l UE reste toujours une priorité pour l Alliance Cependant l Alliance va conserver l ambition d être une agence de sécurité extérieure et de contribuer à la consolidation de la transformation démocratique de l Europe en renforçant sa coopération avec des pays tiers en particulier dans le domaine de la reforme du secteur de sécurité dans le cadre du Partenariat pour la paix Les priorités portent aussi sur les développements capacitaires et sur une coopération accrue avec l Agence européenne de défense La coordination étroite entre les deux organisations doit permettre d éviter les duplicités de moyens ou de forces générées Selon Philippe Rabaud du bureau OTAN de la DAS le but de la planification coordonnée des forces et des capacités réside dans la dualité 85 Au cours des dernières décennies l organisation atlantique s est adaptée aux bouleversements du monde en modifiant ses missions ses structures et ses concepts stratégiques Néanmoins une Alliance qui a été crée par et pour la Guerre froide a besoin soixante ans après d une rénovation totale d une refondation au delà des structures des missions et des incertitudes héritées Et l organisation actuelle ne semble plus avoir de flexibilité suffisante pour être réhabilitée 86 Il faut donc une organisation nouvelle une OTAN qui tout en conservant son rôle du pilier fondamental de la défense collective de l espace euro atlantique en tant qu alliance militaire permette le développement sécuritaire des deux côtés de l océan P Rabaud 87 insiste sur le fait que l Alliance doit conserver son cœur de métier en un équilibre entre la défense collective et les opérations de stabilisation car il considère que la sécurité commence en dehors des frontières des pays membres Il souligne cependant que l Alliance ne peut pas se transformer en une agence globale de sécurité car cela porterait préjudice à son efficacité en tant qu outil militaire 3 3 La question nucléaire est elle vraiment importante pour l autonomie de la PESD La question nucléaire reste l un des problèmes les plus importants bien que parfois oublié dans les relations OTAN UE et dans le développement d une identité européenne autonome de sécurité Un débat a porté dernièrement sur les systèmes antimissiles et un certain consensus favorable à la participation européenne au développement des capacités antimissiles alliées 88 s est dégagé Certes le fait de disposer réellement d un système complet de défense antimissile permettrait à l UE et à l Alliance d assurer une dissuasion plus robuste face à des menaces contre leurs forces déployées ou leur territoire et faciliterait la détente en cas de crise Un tel dispositif montrerait aux agresseurs potentiels une image de fermeté de détermination et d unité en garantissant une plus grande convergence de vues dans la résolution des crises Néanmoins la sécurité offerte par une défense antimissile ne peut pas être considérée comme une dissuasion complète Seule la combinaison d une capacité nucléaire offensive et d un dispositif antimissile permettrait aux pays européens de diminuer leurs vulnérabilités et de parler d une vraie dissuasion commune Il semble donc nécessaire que les nations de l UE développent un dialogue constructif autour de la dissuasion nucléaire dans l espace européen et de sa possible contribution au développement d une véritable sécurité commune Il est vrai que la France et la Grande Bretagne ont toujours réaffirmé le concept d extension de leur dissuasion nucléaire au reste des pays européens bien que leurs arsenaux nucléaires respectifs demeurent pleinement autonomes et sous commandement strictement national Malgré cela l existence d une vraie dissuasion nucléaire européenne ou du moins d une doctrine d emploi commun des moyens nationaux est un concept encore lointain La culture stratégique européenne entend privilegier la voie du dialogue et l approche multidisplinaire face aux menaces et aux crises mais cela doit être compatible avec une posture de force si nécessaire Une vraie autonomie stratégique européenne demande donc une position commune sur la dissuasion nucléaire au sein de l UE L Europe n aura de véritable existence que le jour où elle assurera elle même sa sécurité et sera protégée contre le risque nucléaire non seulement par les Etats Unis mais aussi par ses moyens propres 89 3 4 L élargissement de l UE a t il une influence négative sur une PESD autonome Décider et agir paraît a priori plus difficile au fur et à mesure qu augmente le nombre de membres d une structure comme celle de l UE Néanmoins la réalité démontre que pour le moment les décisions prises à Bruxelles n ont pas été bloquées par le dernier élargissement à vingt sept 90 Bien au contraire des avancées institutionnelles ont été observées de plus en plus d opérations ont été lancées et des décisions importantes ont été adoptées La présidence française 91 est un exemple de cette tendance par laquelle l UE a démontré comment réagir face aux crises telles que le conflit russo géorgien ou la crise des pirates dans le

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  • 2009 Ses articles pour Diploweb com La relation UE OTAN complémentarité ou subordination Alors que le retour de la France dans le commandement militaire intégré de l OTAN s est finalisé en 2009 sans véritable débat public dans l Hexagone Direction Directeur P Verluise Conseil scientifique Charte du site Faire un don Devenir membre Auteurs Proposer un article Synergies Présenter le site Conférences Partenaires Participer Proposer une synergie Liens conseillés

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  • L’Alliance atlantique 1949-2009 - Institutions
    amorce d un très vaste débat sera déterminante Un peu plus de soixante années après sa création les interrogations sur l avenir de l Alliance se développent au confluent de trois constats Tout d abord l illisibilité du monde Elle rend l Alliance inévitable comme un des rares pôles de stabilité de solidarité sur une planète parcourue d incertitudes Mais elle rend aussi l Alliance incertaine de son rôle dans ce monde dont on ne distingue pas encore les principes d organisation que doit pouvoir faire l Alliance Deuxième constat le doute américain Gendarme universel pour quelques esprits simples pas forcément américains au début des années 1990 les États Unis auraient pour d autres consumé leur puissance dans l aventurisme bushien L avenir oubliera les deux caricatures Mais pour les membres de l Alliance les États Unis demeureront encore longtemps l ami nécessaire dont on redoute à la fois la puissance et le possible lâchage Le moment Obama est faste pour remettre en perspective la géopolitique américaine comment Washington voit il le monde quelle place y occupe un Vieux continent trop habitué à ne voir que lui même hier comme maître du monde aujourd hui comme exemple pour le monde Le troisième constat est bien évidemment cet incurable ethnocentrisme européen si les Européens savaient voir le monde et la place qu ils y tiennent ils abandonneraient plus vite leurs médiocres impuissances Certes la construction européenne est ouvrage complexe historique séculaire Mais l histoire va ailleurs plus vite et pose dans son cheminement chaotique des questions auxquelles les autres répondent plus vite l Alliance pourra donc jouer dans les années à venir sans l Europe ou presque sans elle et ce même si les savoir faire spécifiques des Européens peuvent lui être utiles Au croisement de ces données le présent numéro de Politique étrangère 1 a voulu parcourir la totalité de l agenda poser toutes les questions Première question si l Alliance sert à nous faire vivre ensemble et à nous garantir une défense commune résiduelle à la mesure des menaces militaires aujourd hui résiduelles qui pèsent sur nous comment peut elle le faire aujourd hui et peut elle faire autre chose Doit elle sortir de ses limites actuelles en termes de membres de zone d intervention et selon quelle logique une logique d alliance mondiale une logique de policier projetable un peu partout une logique de hub selon l expression de Zbigniew Brzezinski structurant un réseau d organisations productrices de sécurité Les articles de ce numéro font une large place à cette interrogation fondamentale Question connexe quelle doit être la place de l article 5 du Traité cœur de l engagement solidaire des Alliés Au delà de l attachement commun certains le privilégient plus que d autres On peut ici identifier deux écoles Une école française classique pour qui l Alliance doit rester une coalition militaire donc centrée sur l article 5 manière de dire que l Alliance ne peut s occuper que de ce qui relève de l action

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  • en chef de la revue Politique Etrangère Dominique David a enseigné dans diverses écoles et universités en particulier à l Ecole spéciale militaire de Saint Cyr Coëtquidan à l université de Paris I Panthéon Sorbonne à l université de Marne la Vallée et à l Institut d études politiques de Paris Spécialiste des questions militaires et stratégiques Dominique David a consacré l essentiel de sa carrière au développement de centres de recherche Chargé de recherches au Centre d études politiques de défense de l Université de Paris I de 1978 à 1981 il a été ensuite directeur adjoint de l Institut français de polémologie fondé par Gaston Bouthoul de 1982 à 1985 puis secrétaire général de la Fondation pour les études de défense nationale FEDN entre 1985 et 1991 Il a rejoint l Ifri en 1992 Ses recherches et publications touchent aux questions stratégiques en général et aux problématiques de défense française et européenne Il est l auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux études et articles Son dernier ouvrage est paru en février 2002 à Paris aux Presses de Sciences Po sous le titre Sécurité l après New York Dominique David a été trois ans membre du Comité de lecture de CNRS Editions et appartient à divers conseils scientifiques d instituts de recherche en France et à l étranger Il est depuis 1998 membre du Conseil scientifique de la défense auprès du ministre de la Défense français Source http www ifri org page detail ch Ses articles pour Diploweb com L Alliance atlantique 1949 2009 Dans le cadre du 60e anniversaire de l OTAN et avec le soutien de sa Public Diplomacy Division Politique étrangère consacre un numéro à L Alliance Direction Directeur P Verluise Conseil scientifique Charte du site Faire un don Devenir membre Auteurs Proposer un article

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  • L'Europe de la défense: de quoi s'agit-il ? Réponse - Institutions
    perception assez positive de la politique de défense européenne comme le démontre l Eurobaromètre le Parlement européen doté d une sous commission sécurité défense joue paradoxalement un rôle minimaliste puisqu il ne détient aucun pouvoir de décision Il est certes tenu informé et a la possibilité de se saisir de ces questions Le Traité de Lisbonne à certains égards devrait donner plus de pouvoirs à cette institution sur le plan décisionnel notamment au niveau budgétaire L Union européenne s est quant à elle progressivement imposée en mettant en place ses propres opérations Ainsi en 2003 elle a commencé à relever les opérations successives de l ONU et de l Otan au niveau des Balkans L opération EUFor Tchad RCA marque un tournant dans le niveau d exigence militaire notamment en termes de logistique Cependant des faiblesses perdurent L UE ne dispose toujours pas de chaîne de commandement militaire permanente Seule une structure ad hoc est prévue soit dans l un des QG nationaux d opérations soit dans le centre d opération de l UE à Bruxelles soit dans l enceinte du SHAPE Les opérations civiles en matière de gestion de crise constituent une plus value unique La contribution à la préparation de la mission civile d observation en Géorgie en 2008 en est une illustration assez significative Au total environ 2 400 personnes sont actuellement déployées dans les neuf missions de gestion de crise Une coopération importante existe entre l Otan l UE et l ONU Ainsi au Kosovo se retrouvent réunis l Unmik l Eulex la KFor et l Omik Cependant l UE pèse encore peu dans les crises internationales actuelles Les partenariats de l UE sont assez nombreux L un des plus importants est celui avec l Otan Les accords de Berlin de 2003 ont scellé le partenariat stratégique entre l UE et l Otan On se souviendra des conseils de Madeleine Albright en 1998 pour le développement d une défense européenne pas de découplage pas de duplication pas de discrimination C est ainsi que les acteurs européens au sein des états majors de planification et de conduite sont souvent les mêmes Il n existe pas de forces dédiées à l UE ou à l Otan chacune des forces nationales étant susceptible d opérer dans différents cadres nationaux Le développement des capacités militaires au sein de l UE a toujours posé un certain nombre de problèmes Lancé par le Conseil européen de 1999 en Finlande le Head goal d Helsinki avait déclenché une véritable dynamique Mais l objectif n était pas de créer une armée européenne mais un réservoir de forces nationales dans lequel l UE peut puiser L objectif global à l horizon 2010 adopté en mai 2004 constitue à cet égard une nouvelle étape Il est nécessaire de dépasser la logique purement intergouvernementale C est la tâche qui a été assignée à l Agence européenne de défense AED en juillet 2004 Depuis 2008 deux programmes majeurs ont été réalisés D une part le plan de développement

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  • Zone asiatique Afrique M O Afrique Moyen Orient Monde Livres géopolitiques Transversaux Compil Diploweb Audiovisuel Audio Photo Vidéo Accueil Revue DEFENSE NATIONALE Ses articles pour Diploweb com L Europe de la Défense Le Chœur du Débat par J F Morel et A Cameron Présentation du livre de Jean François Morel et Alastair Cameron L Europe de la Défense Le Chœur du Débat L Harmattan 2009 82 pages Un livre Une délimitation des eaux de la mer Egée Carte d une délimitation des eaux de la mer Égée extraite d un article de Didier ORTOLLAND The Greco Turkish dispute over the Aegean Sea a Les frontières grecques depuis 1830 Une carte des frontières grecques depuis 1830 extraite d un article de Didier ORTOLLAND The Greco Turkish dispute over the Aegean Sea a Direction Directeur P Verluise Conseil scientifique Charte du site Faire un don Devenir membre Auteurs Proposer un article Synergies Présenter le site Conférences Partenaires Participer Proposer une synergie Liens conseillés Archives Retrouvez la chaîne Diploweb sur Union européenne États membres Institutions Pays candidats Russie CEI Russie CEI Amérique Amérique du Nord Amérique centrale Amérique du Sud Asie Chine Inde Zone asiatique Afrique M O Afrique Moyen Orient Monde Livres

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  • La prison : une approche multiscalaire et comparative - Institutions
    situés sur les mêmes rivages de la Baltique comme la Finlande et la Suède se caractérisent par des taux d incarcération très inférieurs à la moyenne communautaire Il serait intéressant de savoir quelle est la part des quatre décennies de soviétisation dans les résultats des États Baltes Les pays européens proches de la moyenne communautaire Groupe 2 les pays qui emprisonnent entre 154 et 93 personnes pour 100 000 habitants soit de part et d autre de la moyenne communautaire 123 Il s agit d abord des espaces 8 membres suivants par ordre décroissant Roumanie 154 personnes emprisonnées pour 100 000 habitants Luxembourg 152 Hongrie 149 Espagne Angleterre et Pays de Galles 146 Bulgarie 145 Écosse 139 Au regard de leur date d entrée dans l Europe communautaire les pays rassemblés ici sont très disparates avec de nouveaux États membres Roumanie Hongrie Bulgarie d anciens États membres Espagne Royaume Uni et même un fondateur le Luxembourg Puis en dessous de la moyenne communautaire viennent les États membres suivants par ordre décroissant Portugal 116 personnes emprisonnées pour 100 000 habitants Autriche 107 Pays Bas 99 France 95 et Allemagne 93 Ces pays appartiennent à plusieurs générations mais il n y a pas de nouvel État membre Ainsi en matière de taux d incarcération la France se situe en dessous de la moyenne UE 27 entre les Pays Bas et l Allemagne En plus des membres de l UE ce groupe compte aussi des pays qui se situent à sa proximité géographique avec des statuts divers Il s agit par ordre décroissant des États ci après Lichtenstein 142 personnes emprisonnées pour 100 000 habitants Monténégro 140 Serbie 112 Turquie 102 ancienne République yougoslave de Macédoine 98 Les pays européens qui emprisonnent le moins Groupe 3 les pays qui emprisonnent le moins entre 91 et 39 personnes pour 100 000 habitants Il s agit des espaces membres suivants par ordre décroissant Grèce et Belgique 91 personnes emprisonnées pour 100 000 habitants Malte 87 Italie 84 Irlande du Nord 82 Chypre 79 Suède 77 Irlande 75 Danemark 71 Finlande 68 et Slovénie 60 Ce groupe des pays qui emprisonnent le moins par rapport à l Europe communautaire rassemble des pays entrés à des dates variées dans l UE y compris un pays fondateur connu dans le monde entier pour être à l origine du mot mafia l Italie Il compte aussi de nouveaux États membres Malte Chypre et Slovénie En plus des membres de l UE ce groupe compte des pays qui se situent à sa proximité géographique avec des statuts divers Il s agit par ordre décroissant des États suivants Croatie 87 personnes emprisonnées pour 100 000 habitants Suisse 79 Norvège 70 et enfin Islande 39 L Islande est donc l État qui emprisonne le moins de tous les pays considérés ici Diversité des situations à toutes les échelles Si les États Unis emprisonnent 6 fois plus que la moyenne de l Union européenne à 27 les pays membres de l Europe communautaire

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